Saint-Gervais-sur-Mare

860 hab., 2 429 ha, chef-lieu de canton du département de l’Hérault dans l’arrondissement de Béziers, 18 km au NO de Bédarieux dans le massif de l’Espinouse. Le centre du village, qui a conservé d’intéressantes rues anciennes, est un peu en retrait de la Mare. Saint-Gervais a un village de retraite, une maison de repos et le château de la Roche dans un petit défilé en aval; deux vieux ponts pittoresques. Le tout est dominé par les ruines de Saint-Gervais le Vieux et du clocher de Neyran. Cela fait de Saint-Gervais un village d’art, dans un environnement accidenté. Il a un collège public, une maison de retraite (40 sal.); église romane du 12e s. avec clocher, musée de géologie, Maison cévenole (ethnologie locale, arts et traditions).

Au nord, la commune s’étend jusqu’à la limite du département de l’Aveyron, qu’une route franchit au col du Layrac (765 m), tandis que la crête orientale est entièrement recouverte par les déchets de l’ancienne mine de Graissessac. Saint-Gervais fut réputée pour ses clouteries et avait plus de 2 000 habitants vers 1880, au temps où les mines locales s’activaient; sa population n’avait pas cessé de décliner depuis, mais elle vient de gagner 60 hab. entre 1999 et 2009, pour la première fois depuis plus d’un siècle. La forêt y occupe 1 400 ha, les landes et garrigues 700 ha. Le village est le siège de la communauté de communes des Monts-d’Orb (7 communes, 4 900 hab.).

Le canton, limitrophe des départements du Tarn et de l’Aveyron, a 8 100 hab. (7 400 en 1975), 11 communes, 19 102 ha dont 9 042 de bois. Au NO, Castanet-le-Haut (190 Castanetais, 2 755 ha), aux sources de la Mare vers 450 m, donne accès au plateau de l’Espinouse, vers La Salvetat-sur-Agout, et aux monts de Lacaune par Murat-sur-Vèbre. Son territoire inclut le sommet officiel de l’Espinouse, reste de plateau à 1 124 m, près des sources de l’Agout (vers l’Atlantique par le Tarn et la Garonne) et de la Mare (vers la Méditerranée par l’Orb). On y voit des traces de houillères abandonnées, les ruines du Castelas dominant le village, la chapelle romane ruinée de Saint-Eutrope; un écomusée, 1 800 ha de bois, 350 de lande de montagne. La commune avait 610 hab. en 1876 et s'est dépeuplée jusqu'en 1999. Le parc éolien de la Tourelle a été mis en service en 2009, avec 6 machines Enercon (13,8 MW) pour EDF.

Un peu au sud, le canton englobe le petit massif à sommet plat du Caroux (1 091 m), dans la commune de Rosis (300 hab., 5 291 ha). Celle-ci s’est orientée vers l’accueil et le tourisme, bénéficiant de rochers d’escalade, de l’à-pic sur les gorges d’Héric, de sites de vol libre et de sentiers de randonnée, dont un cami ferrat d’origine gallo-romaine montant de Lamalou; centre de vacances, laboratoire de géologie, réserve de chasse Caroux-Espinouse. Sur l’Espinouse, l’oppidum gaulois du Plo des Brus, montant à 1 098 m, fut occupé au 1er s. avant notre ère; le point culminant de la commune est à l’angle NO (1 122 m, point de vue), tout près du sommet de l’Espinouse et de la source de l’Agout. Rosis, qui a eu 1 800 hab. en 1821, et s’est dépeuplée jusqu’en 1982, a gagné 40 hab. depuis 1999; elle compte 3 300 ha de bois et 1 500 de landes d’altitude.

Combes (330 Combois, 1 097 ha, dont 780 de bois), 9 km au sud du chef-lieu et proche de Lamalou-les-Bains, à 580 m, a un bureau des guides et marcheurs du Caroux et une clinique isolée Saint-Vital (70 sal., sanatorium et rééducation, depuis 1934), près de l’ensemble formé par la forêt des Écrivains anciens combattants. Celle-ci doit son nom à un reboisement de 100 ha exécuté à l’initiative d’écrivains, en réponse aux graves inondations de 1930; quelques aménagements touristiques profitent à la commune, qui a eu plus de 500 hab. au début du 19e s.; sa population augmente depuis le minimum de 1968 (150 hab.) et elle a encore gagné 60 hab. entre 1999 et 2009.

Taussac-la-Billière (470 Taussacois, 1 462 ha dont 908 de bois), dans les reliefs à l’est de Combes et de Saint-Gervais, est formée de plusieurs hameaux dispersés et se nommait Taussac-et-Douch avant 1919; sa population augmente aussi un peu depuis le minimum de 1962 (210 hab.); elle s'est accrue de 110 hab. depuis 1999. Combes et Taussac ont assez curieusement obtenu de former une minuscule communauté de communes dite Combes et Taussac: c’est ce qui reste d’une ancienne communauté de communes Caroux-Espinouse dont les deux communes les plus occidentales, Castanet-le-Haut et Rosis, ont finalement préféré rejoindre la communauté de communes de la Montagne du Haut-Languedoc en 2004.

Enfin, le sud-est du canton, de part et d'autre de la vallée de l'Orb, est dominé par la station thermale de Lamalou-les-Bains, appuyée par les villages touristiques d’Hérépian et Villemagne-l’Argentière et par Le Poujol-sur-Orb et Les Aires; aussi t-elle peu de rapports avec le chef-lieu de canton (v. Lamalou-les-Bains).