Saint-Gilles

13 900 hab. (Saint-Gillois) dont 210 à part, 15 373 ha dont 1 344 de vignes et 532 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement de Nîmes, 20 km au SSE de Nîmes. Traversée par le canal de Sète au Rhône et le canal d’irrigation du Bas-Rhône-Languedoc, la commune se divise en deux parties distinctes. Au nord, les collines des Costières portent vignes et garrigues, et même, tout au bout, l’aéroport de Nîmes-Garons. Au sud, la commune borde le Petit Rhône et s’étend dans les marais et les étangs de Camargue (étang de Scamandre, marais de la Fosse). En bordure du Rhône sont quelques mas, et l’écluse moderne de Saint-Gilles qui met en communication le canal et le Petit Rhône. La ville a un collège public, un centre de traitement de toxicomanies (50 places).

Au nord de la ville, le grand ensemble Sabatot a été classé «zone urbaine sensible». Près de l’aéroport, sont des ateliers de construction aéronautique par Sabena Technics (ex-TAT Industries (390 sal.) et Aviation Défense Service (45 sal.) depuis 1982, et les services aéroportuaires de Veolia Transport (35 sal.). La commune abrite aussi une fabrique des bétons Stradal (25 sal.), les grands vergers Riou (40 sal.), Christian Bois (50) et Frédéric Bois (35), la coopérative agricole Sud-Céréales (60 sal.), le domaine agricole du Puech Rouge (55 sal.) et une distillerie (Deulep, 45 sal.); un Intermarché (60 sal.); transports par cars des Rapides de Camargue (20 sal.); traitement des eaux Veolia (45 sal.).

La SICA des Costières d’Estagel, réunissant les vergers et les vignes de la famille Bois, venue en 1980 de la vallée de l’Eyrieux en Ardèche, et disposant de 500 ha en trois entreprises distinctes, fournit 15 000 t de fruits par an (pêches, nectarines, abricots) et emploie 160 permanents (jadis 400), et jusqu’à 1 500 personnes en saison (13 millions d’euros par an dont près de la moitié à l’exportation, marques Estagel et Princesse). L’Onivins dispose de grosses capacités de stockage d’alcool. La distillerie Deulep a été rachetée par le groupe champenois Cristal-Union en 2005 et pourrait être agrandie pour la production de carburant.

Saint-Gilles s’est nommée Saint-Gilles-les-Boucheries jusqu’en 1837 et a eu pour originalité de se donner quelque temps une municipalité d’extrême-droite (Charles de Chambrun, Front National, élu en 1989), remplacée dès 1992 par une liste que dirigeait Roland Gronchi UDF), relayé par O. Lapierre (UMP) avant de passer à gauche en 2010 sous l'autorité du maire Alain Gaido (socialiste divers gauche), face à une droite divisée. Saint-Gilles hébergeait depuis 1973 un Centre national du microfilm, qui disparaît en s’intégrant au nouveau Centre national des archives de Pierrefitte-sur-Seine. La ville a eu assez constamment entre 5 000 et 6 000 hab. de 1800 à 1960, puis a vu sa population croître ensuite sensiblement, et dépasser les 10 000 hab. (sdc) en 1984; elle s'est accrue de 1 700 hab. entre 1999 et 2009. Le canton a 17 600 hab. (14 800 en 1999), 2 communes, 17 799 ha dont 633 de bois et garrigues; l'autre commune est Générac.