Saint-Jean-de-Daye

620 hab. (Dayots), 424 ha, chef-lieu de canton du département de la Manche dans l'arrondissement de Saint-Lô, 15 km au nord de la préfecture; collège public. La commune n'a jamais été très peuplée pour un chef-lieu: elle n'a atteint 300 hab. qu'à la fin du 19e s. et n'en avait encore que 420 en 1954; elle a progressé un peu, mais plafonne depuis 1982. Elle est le siège de la communauté de communes de la région de Daye, qui associe 13 communes et 5 000 hab. mais ne comprend pas Pont-Hébert.

Le canton a 6 600 hab. (6 200 en 1999), 13 communes, 14 548 ha dont 306 de bois; il s’étend sur les basses collines bocagères, entre les marais de la Vire à l’est et ceux du Lozon et de la Taute au sud et à l’ouest, et il est limitrophe du Calvados. Au nord, Montmartin-en-Graignes (560 Montmartinais, 3 034 ha), 12 km au nord du chef-lieu et 9 km ESE de Carentan, occupe une grande île d'habitat très dispersé au milieu des marais, entre le confluent Vire-Taute et les marais de Graignes, où passait le canal de Vire et Taute; travaux publics Beaussire (75 sal.).

Graignes-Mesnil-Angot (920 Graignais. 1 427 ha), à 6 km ONO de Saint-Jean-de-Daye, a de grandes foires aux chevaux, un hippodrome actif, doté d’une maison familiale rurale avec centre de formation de lads (160 élèves), une maison de retraite (20 sal.), et un mémorial franco-américain. La commune est le résultat d'une fusion de 2007; Graignes avait 670 hab. en 1999, Le Mesnil-Angot 50; leur population a donc augmenté de 200 hab. en 2008.

Tribehou (520 Triboudais, 997 ha), au confluent de la Taute et du Lozon, 9 km OSO de Saint-Jean, a une beurrerie-crèmerie (35 sal.) du groupe coopératif des Maîtres-laitiers du Cotentin (Sottevast) et une entreprise de maçonnerie de 65 emplois (Tisin). Le Dézert (570 Dézertins, 1 458 ha), 3 km au sud-ouest du chef-lieu, a un manoir du 16e s., héberge la maison de retraite les Élides (30 sal.) et a gagné 60 hab. depuis 1999. Le Hommet-d’Arthenay (550 hab. dont 130 à part, 1 485 ha), 6 km au SO de Saint-Jean au bord de la Terrette, a des marais et abrite le lycée agricole de Saint-Lô-Thère (internat), et 70 hab. de moins qu'en 1999, mais à cause de la révision des populations comptées à part. La commune est issue de la fusion, en 1831, de Saint-Pierre-d'Arthenay et du Hommet.

À Saint-Fromond (740 Fromodais, 1 552 ha), à l'est du chef-lieu, l'usine de produits chimiques OMG Ultra Pure Chemicals de Cleveland (ÉtatsUnis) (55 sal.) fabrique des produits minéraux pour semi-conducteurs (site Seveso 2); verger-conservatoire de pommes; église romane du 12e s. issue d'un prieuré, inscrite; la commune s'est accrue de 60 hab. entre 1999 et 2008.

Au sud du canton, Pont-Hébert (1 840 Pontois, 1 499 ha), au-dessus de la Vire et desservie par fer, qui avait 2 100 hab. en 1975 (pour moins de 1 000 entre 1850 et 1950), a décliné depuis la fermeture de plusieurs ateliers et de la laiterie, mais conserve un atelier de vêtements (Manche-Confection) de 85 emplois et a regagné 80 hab. de 1999 à 2008; transports par cars G. Delcourt (30 sal.), ferme expérimentale et pédagogique avec arboretum. Pont-Hébert a choisi d’intégrer la communauté de communes de Saint-Lô, après avoir formé une communauté de communes des Bords de Vire avec deux communes voisines.