Saint-Jean-de-Fos

1 540 hab., 1 419 ha, commune de l'Hérault, dans le canton de Gignac, 8 km au nord du chef-lieu. Sa renommée tient au moins à trois titres: la grotte de Clamouse, les poteries, le vignoble. Le village est situé au pied des reliefs, à l'endroit où l'Hérault sort de ses gorges et entre en plaine, mais à 250 m de la rive droite du fleuve et à l'abri de ses crues; il partage avec Aniane le fameux pont du Diable, jeté au-dessus de l'Hérault vers 1025. Le vieux centre a une forme arrondie et compte de très anciennes maisons et une belle église du 11e-12e s.; quelques potiers d'art sont les héritiers d'une longue tradition de poteries vernissées qui avait disparu en 1925.

Tous profitent de la fréquentation de la grotte de Clamouse (102 000 visiteurs/an, presque au niveau de la grotte des Demoiselles), dont les abondantes et spectaculaires concrétions attirent les visiteurs depuis sa mise en exploitation en 1945. Au-dessus du village existent d'autres grottes, mais moins accessibles, comme celle du Contrebandier; une résurgence, à la limite de la commune de Montpeyroux, est nommée abîme du Drac (c'est-à-dire du diable). La secte de la Rose-Croix d'or a son siège à Rieusselat. Les vignerons de la commune cultivent plus de 620 ha de vignes (cave coopérative), en partie d'AOC coteaux-du-languedoc, avec une appellation communale particulière; cave coopérative de 36 000 hl; maison de retraite du Roc Pointu (20 sal.). La commune s’est d’abord appelée Saint-Jean du Gourg puis de Fos en 1119, ce qui est synonyme: il s’agit toujours de trous ou de gorges. La population communale augmente depuis le creux de 1975 (860 hab.); elle s'est accrue de 370 hab. (+32%) entre 1999 et 2009.