Saint-Juéry

7 000 hab. (Saint-Juériens), 921 ha, commune du département du Tarn dans le canton de Villefranche-d’Albigeois, 5 km ENE d’Albi sur la rive gauche du Tarn. La commune s’est développée comme site d’une aciérie qui utilisait la chute du Tarn au saut du Sabo, où la rivière quitte le massif ancien, et qui fut dotée d’une centrale électrique en 1890. Elle occupait encore 1 800 personnes en 1973; mais elle a disparu dans les années 1980, entraînant avec elle d’autres fermetures. Il ne reste qu’un atelier des Aciers et Énergies du Tarn, fabriquant des aciers durs pour outillages (limes), avec 30 salariés, et les Forges du Saut du Tarn (50 sal.).

Mais Saint-Juéry a diversifié quelque peu ses emplois, accueillant notamment la fabrique de robinetterie et valves Flow Control (160 sal.); menuiserie Ballario (45 sal.), boulangerie Alby’Pam (20 sal.); peinture Taroux (25 sal.); recyclage de déchets Briane (40 sal.); supermarché Carrefour (35 sal.), négoce d'articles de ménage et d'hygiène P. Le Goff (25 sal.); autocars JLC (65 sal.).

La ville est aussi devenue une grosse banlieue résidentielle d’Albi, dont elle héberge le siège de la communauté d’agglomération; elle a un collège public. Classée, l'ancienne centrale électrique est aménagée en musée d’histoire industrielle et espace culturel. La commune avait atteint 2 000 hab. en 1891, 4 000 en 1963, 6 000 en 1975 et conservé la même population de 1982 à 1999; elle a gagné 200 hab. de 1999 à 2009.