Saint-Lô

20 300 hab. (Saint-Lois) dont 1 500 à part, 2 319 ha, préfecture du département de la Manche, sur un bas plateau dominant la vallée encaissée de la Vire. L'ancienne Briovère a pris son nom actuel au 6e siècle. Elle a bénéficié à la fois d'un site défensif et d'une bonne situation sur les routes de Basse-Normandie occidentale; mais l'autoroute des estuaires n'est pas allée jusqu'à Saint-Lô. Le centre historique est enserré dans les remparts de l'ancienne citadelle qui domine le fleuve et un vallon affluent; il s'est doublé à l'est d'une ville marchande au plan régulier, au milieu duquel trône le musée des Beaux-arts. L'hôtel de ville est à la jointure; plus loin à l'est s'étalent les vastes bâtiments du haras national, qui date de 1806 et font que Saint-Lô s'intitule volontiers «capitale du cheval».

L’activité de la ville est dominée par l’administration départementale et les services: centre hospitalier (390 lits), polyclinique de la Manche (140 sal.) et cliniques, hôpital spécialisé (Bon Sauveur), IUT, IUFM, école de commerce, école supérieure de cadres pour l’agro-alimentaire (ESC2A), 8 lycées dont 4 publics, un lycée agricole public, des établissements religieux et d’assistance, syndicat de contrôle laitier, aide à domicile, etc.; maison de retraite du Bois Ardent (50 sal.), un Intermarché (110 sal.) et de nombreux services à la taille d’une petite préfecture.

La principale entreprise industrielle est la carrosserie de véhicules frigorifiques Lecapitaine, passée de 250 à 370 sal. entre 2005 et 2011. Après la fermeture de Moulinex, Euromoteurs (200 sal.) n’a pu tenir longtemps et s’est replié sur l’usine de Carpiquet, mais il reste un atelier du groupe SEB (140 sal.). Dans le secteur productif, les principaux ateliers sont éclectiques: mécanique Verbom (50 sal.), meubles de bureau et de magasin Lejamiel (45 sal.), équipements aérauliques FBN (froid, 30 sal.), confections AB Mmod (50 sal.), fabrique de cosmétiques Lasco (35 sal.), imprimeries Cipo (30 sal.), X. Garland (20 sal.) et Damen (La Manche, 20 sal.).

Dans les services émergent France-Télécom (100 sal.), les entreprises de presse La Manche Libre (65 sal.), Ouest-France (30 sal.) et Nord-Ouest Communication (20 sal.), et prépresse François (20 sal.); travail temporaire Adecco (120 sal.) et Interaction Normandie (35 sal.), informatique Alliance (65 sal.) et CEV (60 sal.), comptabilité KPMG (50 sal.), assurances France-Vie (AGF, 45 sal.), publicité Adrexo (65 sal.), Banque Populaire (30 sal.), Crédit Mutuel (25 sal.), banques Orquin (25 sal.) et Société générale (25 sal.).

Saint-Lô a de nombreux garages, les transports de fonds Brinks (70 sal.), les Messageries du Cotentin (35 sal.), l'entreposage frigorifique STEF (35 sal.), la distribution pharmaceutique Cerp (65 sal.), le négoce alimentaire Sodeger (35 sal.) et les surgelés Thiriet (20 sal.); magasins Point P (35 sal.), Bricomarché (35 sal.), But (30 sal.), Decathlon (30 sal.), Brioson (30 sal., électroménager), Wolseley (Réseau Pro, 25 sal.). Dans le bâtiment, installations électriques EIB-Guérin (50 sal.), Lechevallier-Monteil (25 sal.), Lévêque (40 sal.), SPIE (25 sal.), thermiques Fouchard (20 sal.); revêtements CLM (50 sal.), constructions Zenone (30 sal.), charpentes Escanor (25 sal.), étanchéité Corbet (20 sal.), travaux publics Colas (85 sal.), traitement des eaux Veolia (65 sal.), nettoyage Netto Décor (35 sal.). D’autres entreprises sont à Agneaux, en banlieue ouest de l’autre côté de la Vire.

Saint-Lô s’est agrandie en 1963 en absorbant Sainte-Croix-de-Saint-Lô (660 hab.) et Saint-Thomas-de-Saint-Lô (310 hab.). La ville n’échappe pas aux difficultés urbaines et s’est vu reconnaître une zone urbaine sensible au sud-est du centre (Val Saint-Jean). La majorité municipale a été alternativement à droite et à gauche; depuis 1995 le maire est François Digard, UMP, attaché de communication. La commune avait environ 11 000 hab. entre 1881 et 1931, puis sa population a augmenté après la guerre, et culminé à 23 200 hab. (sdc) en 1975 comme en 1982; elle a perdu des habitants ensuite, et encore 1 300 de 1999 à 2008. La communauté de communes de l’agglomération Saint-Loise réunit 11 communes (29 800 hab.). L’unité urbaine insee est donnée pour 25 500 hab., l’aire urbaine pour 48 800. L’arrondissement a 99 500 hab. (96 200 en 1999), 11 cantons, 123 communes , 123 531 ha.

Les 2 cantons ont 26 800 hab. (27 800 en 1999), 9 communes, 6 600 ha. Sauf Agneaux, il s’agit de communes petites, en croissance très modérée. Saint-Georges-Montcocq, juste au nord de Saint-Lô, a 880 hab. (Montcocquois, 610 en 1968) et 894 ha; négoce de vêtements Hardy (25 sal.). La Barre-de-Semilly, vers l’est, a 970 hab. (Barriens, 400 en 1968) et 774 ha; elle a gagné 160 hab. de 1999 à 2008.