Saint-Michel-en-l'Herm

2 210 hab. (Michelais), 5 480 ha, commune de la Vendée dans le canton de Luçon, 15 km au SO du chef-lieu dans le Marais Poitevin. Le bourg y occupe une ancienne île, où fut établie en 682 une abbaye; il en reste des bâtiments du 17e s. La commune a un collège public, une maison familiale rurale et une laiterie de l’Usval (240 sal.), au groupe coopératif GLAC, devenu Terra Lacta en 2012; maçonnerie Sautreau (35 sal.); musée du sculpteur André Deluol (1909-2003), dit Temple du soleil. La commune a deux campings (320 places) et 400 résidences secondaires (27% des logements).

Le finage a été célèbre pour ses imposants amas d’huîtres ou buttes coquillières, de plusieurs mètres de haut et plusieurs centaines de mètres de long; leur origine a été longtemps controversée; il a été prouvé qu’elles étaient anthropiques (d’origine humaine), issues de l’entassement de coquilles d’huîtres ouvertes au Moyen Âge, pour la consommation sur place et surtout l’expédition en saumure, organisée par l’abbaye. Mais leur exploitation en carrière de 1924 à 1964, pour la production de poudres et granulés, les a fait presque complètement disparaître.

Les digues parallèles soulignent bien l’extension progressive du territoire de la commune vers le sud, dans l’un des plus beaux ensembles de polders français. Le territoire communal touche ainsi aux abords de la pointe de l’Aiguillon, à plus de 10 km du bourg, et inclut le hameau de la Dive, mais laisse celui des Sablons à L'Aiguillon. Le Chenal Vieux limite la commune à l’est. La commune est le siège de la communauté de communes du pays Né de la Mer (7 communes, 15 900 hab.). La population communale, qui avait atteint 3 200 hab. en 1866, a décliné jusqu’en 1954 (1 800 hab.) et n’a que peu repris depuis; elle a augmenté de 200 hab. entre 1999 et 2009.