Saint-Vallier

4 300 hab. (Saint-Valliérois), 542 ha, chef-lieu de canton du département de la Drôme dans l'arrondissement de Valence, 33 km au nord de la préfecture. La ville est sur la rive gauche du Rhône, au confluent de la Galaure. Le Rhône y entaille un rebord du Massif Central par le défilé de Saint-Vallier, d'environ 1 000 m de large; un pont est jeté sur le Rhône, sous un château fort remanié. L'ancien nom était Orsulis, ce que rappelle la place d'Orsolles en plein centre-ville, où subsistent quelques rues étroites et placettes, une halle du 19e s. et même une tour du 4e siècle. La ville a un centre hospitalier de 98 lits médicaux (390 en tout), un collège et un lycée publics, un collège privé, un centre d'aide par le travail; supermarchés Casino (30 sal.) et Intermarché (45 sal.).

Un espace industriel s'allonge dans la plaine en amont de la ville, le long de la N 7 et de la voie ferrée; l'usine principale est celle de la fabrique d'équipements pour l'aéronautique Sarma (550 sal., au groupe suédois SKF); isolateurs en céramique Ceralep (55 sal., repris par une coopérative ouvrière), carreaux de céramique Novoceram (30 sal.), robinetterie Vanatome (45 sal.); papeterie-cartonnerie Serkol (30 sal.); entrepôts Sherpa Logistique (640 sal.) au groupe Lafuma; garages d'automobiles, travaux publics (Romanat, 30 sal.).

L'aménagement du Rhône dit de Saint-Vallier est en fait dans le canton de Tain-l'Hermitage. Saint-Vallier est le siège de la communauté de communes des Deux Rives de la région de Saint-Vallier (8 communes, 10 400 hab.). Saint-Vallier avait déjà 3 000 hab. en 1848; sa population est montée à 4 400 en 1906, et à 5 100 en 1975 après être descendue à moins de 4 000 dans les années 1930; mais elle baisse depuis et a encore perdu une centaine d'habitants de 1999 à 2004.

Le canton a 23 800 hab., 18 communes, 21 430 ha dont 4 047 de bois; il est limitrophe des départements de l'Isère et de l'Ardèche et limité à l'ouest par le cours du Rhône. Tout au nord, trônent Saint-Rambert-d'Albon et Anneyron. Au bord du Rhône, Laveyron (890 Laveyronnais, 532 ha), 3 km au nord du chef-lieu, a un petit port de plaisance et prolonge les industries de Saint-Vallier par les papeteries Emin Leydier aux sites de Champblain (250 sal., 400 000 t/an) et la Ferrandinière (55 sal., 55 000 t), plus la fabrique de carrelages Novaceram (150 sal.) au groupe italien la Concorde; imprégnation des bois SPHF (50 sal.). La population communale augmente lentement depuis les années 1930 (380 hab.). Un peu plus loin, Andancette (1 200 Andancettois, 598 ha), 8 km au nord de Saint-Vallier, commune créée en 1872, campe face à sa jumelle ardéchoise Andance; église romane, gare, carrière des Chênes au groupe Appia (25 sal.), bétons (Rector Lesage, 20 sal.). La population de la commune, stable de 1872 aux années 1940, croît lentement depuis.

À l'est d'Andancette à 4 km, Albon (1 600 Albonnais, 2 562 ha dont 294 de bois) est la commune la plus étendue du canton et en fut le chef-lieu historique, siège d'une seigneurie, dont il reste un donjon ruiné 2 km à l'est du village. Successivement, Anneyron est sortie d'Albon en 1809, avec plus de 2 000 hab.; puis Saint-Rambert en 1839 avec 900 hab., et Andancette en 1872 avec 640 hab. Sa population augmente depuis le minimum de 1975 (1 100 hab.). L'autoroute du Soleil traverse la commune, qui contient à l'ouest l'aérodrome dit de Saint-Rambert-d'Albon, qui a deux pistes gazonnées de 900 m chacune et un aéroclub, et au sud-ouest un golf; constructions métalliques Stévenant (30 sal.), carrosserie Seg (30 sal.), caves à vin Eurocave (20 sal.); base logistique Intermarché de 180 emplois, négoce de matériaux (Aquilus, 25 sal.). Albon est le siège de la communauté de communes Rhône-Valloire (14 communes, 18 000 hab.), qui inclut Saint-Rambert.

Beausemblant (1 000 Belsimiliens, 1 167 ha dont 222 de bois), 6 km au NNE de Saint-Vallier, a reçu aux Pierrelles le siège, une plate-forme et plusieurs sociétés du transporteur Norbert Dentressangle (300, 240, 90 et 40 sal.), qui a aussi une base à Saint-Rambert-d'Albon et enregistre à Beausemblant ses secteurs Ouest (390 sal.), Nord (360 sal.), Sud-Est (260 sal.) et Sud-Ouest (150 sal.) plus NTD Volume (450 sal.); le groupe compte 15 000 collaborateurs (dont 10 000 en France) et 5 500 véhicules. Beausemblant accueille aussi une fabrique d'emballages plastiques Alphaform (Guillin, 170 sal.); château des 14e-17e s., belle place de village avec fontaine. Le nom de la commune est ancien (Belsemblant au 14e s.) et a été inspiré par son site; sa population a augmenté de 200 hab. entre 1999 et 2004.

À l'est de Saint-Vallier, la Galaure s'enfonce dans les gorges de Rochetaillée, à la limite des communes de Saint-Uze (1 600 hab., 1 010 ha) et Saint-Barthélemy-de-Vals (1 700 hab., 2 027 ha dont 1 100 de bois). Les roches cristallines du Massif Central ont été exploitées pour leur kaolin; il en reste à Saint-Uze, 4 km ENE du chef-lieu, une fabrique de céramiques culinaires Revol Porcelaine (200 sal.) et la fonderie de fonte Axiane (35 sal.); la commune a aussi un institut médico-éducatif. Saint-Uze a crû dans la seconde moitié du 19e s., de 700 hab. au début à 1 600 à la fin; elle s'est ensuite tenue à ce niveau jusqu'en 1950, puis est montée jusqu'à plus de 2 000 en 1975; sa population a baissé ensuite, mais elle vient de regagner 180 hab. de 1999 à 2006. À Saint-Barthélemy, 5 km ESE du chef-lieu de l'autre côté de la Galaure, la maroquinerie Bartel emploie 160 personnes; mécanique Monnier-Sermi (40 sal.); chaos de rochers de la Roche qui Danse. La variation de la population a été différente: 1 500 hab. à la fin du 19e s., 1 000 au milieu du 20e et une croissance lente mais continue depuis (+85 hab. de 1999 à 2004).

La Motte-de-Galaure (550 La Mottois, 773 ha), 9 km ENE du chef-lieu, se distingue par son ancien prieuré du 11e s., une entreprise de travaux publics (Béolet, 40 sal.), un fabricant de matériel de restaurant (Maestro Grande Cuisine, 25 sal.). Châteauneuf-de-Galaure (1 800 Castelneuvois dont 570 à part, 1 808 ha dont 286 de bois), en amont à 15 km NE de Saint-Vallier, a un gros ensemble d'enseignement catholique avec deux collèges et deux lycées, dont un lycée technique orienté vers l'agro-alimentaire, et un foyer de charité, qui fut à l'origine de l'institution, créé en 1936 à l'instigation de Marthe Robin (1902-1981). La commune accueille aussi une fabrique de bétons (Mosadrom, 30 sal.); elle est traversée par la ligne de TGV, qui y emprunte un tunnel de 2 800 m sous le plateau qui domine au nord la vallée de la Galaure. Le village accueille des manifestations annuelles d'amateurs de scooters des années 1970. Il est le siège de la communauté de communes de la Galaure (8 communes, 5 100 hab.). La commune, dont la population a très peu évolué entre 1950 et 1999, a gagné 210 hab. de 1999 à 2006.