Sainte-Alvère

920 hab. (Alvérois), 3 242 ha dont 1 959 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac, à 28 km NE de la ville, à la pointe SO du Périgord Noir. Cet ancien marché de la truffe, isolé dans les collines calcaires, qui s’était très dépeuplé et qui avait vu la production de la truffe s’affaiblir considérablement dans les années 1950, a été ranimé par de nouveaux venus et de nouvelles variétés, et a joué à fond la carte des nouvelles technologies de l’information. Un marché de la truffe a été rétabli en 1987 et utilise le télémarché par Internet en s’appuyant sur un centre de ressources et de formation multimédias; le village est le siège de l’Association Villages de France-Commerces-Multiservices.

Sainte-Alvère des restes d'une tour du 13e s. et quelques ateliers dont l’électronique FEDD (Fabrication électronique de Dordogne, 75 sal.). Le village est dans la vallée de la Louyre et son finage occupe tout le nord-est du canton, atteignant au nord la vallée du Caudeau. Il est le siège de la communauté de communes du Terroir de la Truffe, qui réunit 4 communes (1 800 hab.). La population reprend un peu depuis 1982 (710 hab.) et s'est accrue de 120 hab. entre 1999 et 2008, mais elle reste éloignée des 1 800 hab. de la première moitié du 19e s. et même encore du millier des années 1930.

Le canton, au relief accidenté et boisé, qui avait perdu 60% de sa population entre 1875 et 1975, a 2 800 hab., 7 communes, 12 100 ha dont 5 000 de bois. Sa limite suit au sud la rive droite de la Dordogne, où les visiteurs admirent deux des plus beaux sites naturels périgourdins: le célèbre cingle de Trémolat et le belvédère de Sors. Trémolat est une commune de 650 hab. (Trémolacois), 1 403 ha dont 620 de bois, qui a gagné près de 70 hab. de 1999 à 2008. Le village est au débouché de la vallée de la Rèze dans la plaine de la Dordogne, sur la rive droite; hôtellerie du Vieux Logis (35 sal.). La commune comprend au sud tout le lobe d'un grand méandre, composé d'un grand croissant de plaine et d'une large colline dissymétrique dont le talus escarpé est tourné vers l'amont, au nord-ouest, le finage est formé par le magnifique versant rocheux de rive concave que l'on nomme cingle et dont la crête offre de splendides points de vue. La voie ferrée, qui traverse les méandres, a une gare au sud du village.

Le belvédère de Sors, à l'est, est sur le promontoire de confluence de la vallée encaissée de la Pradelle et de la Dordogne, sur le cingle de Limeuil en amont de celui de Trémolat. Ce secteur de versant raide et concave appartient à la commune de Paunat (320 hab., 1 828 ha dont 660 de bois), dont le village est sur le plateau, 6 km SSE du chef-lieu, dans un vallon qui rejoint la vallée de la Pradelle peu avant le belvédère. Paunat est un beau petit «village de caractère», serré autour du puissant bâtiment de l’ancienne église abbatiale, classée (12e, 14e et 16e s.).

Limeuil (360 Limeuillois, 1 057 ha dont 315 de bois) est, à l'entrée du cingle et à l'angle sud-est du canton, un village fortifié et touristique juché sur un long promontoire dominant le confluent de la Vézère et de la Dordogne. Il a obtenu son classement dans la liste des «plus beaux villages de France» et laisse voir plusieurs portes, ruelles et maisons anciennes; jardin-musée et parc du château. Son finage est limité par la Dordogne au sud, mais s'étend largement au nord, tant sur le plateau que dans l'ample plaine de rive droite de la Vézère, où un ancien Saint-Martin se rappelle par un cimetière, son église classée des 12e-14e s. et son château. En outre, la commune possède une étroite bande de la plaine alluviale le long de la rive droite de la Dordogne au sud-est, en amont du confluent.

Trois communes se partagent le nord-ouest du canton sur le plateau. Saint-Laurent-des-Bâtons (250 hab., 1 947 ha dont 480 de bois) 8 km ONO du chef-lieu, est dans le vallon du Verdançon, qui rejoint le Caudeau à l'ouest du finage. Celui-ci déborde tout à l'ouest sur les collines au nord du Caudeau, autour du château (15e-16e s.) et de la chapelle de Saint-Maurice, dont l'ancienne commune a été absorbée en 1833. Sainte-Foy-de-Longas (250 hab., 1 618 ha dont 591 de bois) est à 6 km OSO du chef-lieu dans la vallée de la Louyre; elle a quelques ruines de son château seigneurial du 15e s. Elle a eu 820 hab. en 1951. Pezuls (130 hab., 1 038 ha dont 374 de bois), 5 km au sud de Sainte-Alvère, est dans la vallée de la Rèze, qui coule vers le sud et atteint la Dordogne à Trémolat.