Sainte-Livrade-sur-Lot

6 600 hab. (Livradois) dont 230 à part, 3 094 ha, chef-lieu de canton dans l’arrondissement de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), 10 km à l’ouest de celle-ci sur la rive gauche du Lot. Elle est dite «sur Lot» depuis 1919 et la commune occupe un large lobe de méandre de la rivière jusqu’en face de Casseneuil. Le bourg est une ancienne bastide, aux rues serrées dans un carré proche de la rive mais sur la terrasse; il a conservé une tour carrée de l’enceinte du 13e siècle, des maisons anciennes.

La spécialité ancestrale de chapeaux de feutre a disparu mais la ville est un centre notable d’agro-alimentaire, avec des fabriques de conserves comme Raynal et Roquelaure (120 sal.), plusieurs sécheries de pruneaux et autres fruits dont la société Ibres et Martin (50 sal.), les Vergers du Thil (Valbuzzi, 30 sal.), Coufidou (UPF, 40 sal.), des coopératives agricoles (Expalliance-Terres du Sud, 100 sal.); espaces verts Antoine (30 sal.); menuiseries métalliques Loubat (100 sal., fermetures de bâtiment), serrurerie SML (20 sal.); peinture en bâtiment Belotti (30 sal.), constructions Sogec (30 sal.); Intermarché (35 sal.).; traitement des eaux et asainissement de la Saur (100 sal.); toutefois Reyes (190 sal., meubles et vérandas) a été fermée en 2007.

La ville a un collège public et un lycée agricole avec centres de formation professionnelle et d’apprentis agricoles (150 sal.), une maison d eretraite (60 sal.)et elle est «station verte de vacances». Sa population a fortement augmenté entre les années 1920 (2 500 hab.) et 1954 (3 600), puis fait un saut à 5 300 hab. en 1962, et s’était à peu près stabilisée après 1968; elle s'est accrue de 420 hab. entre 1999 et 2008. Ces fluctuations sont en partie liées à l’apparition du «camp» de Sainte-Livrade, devenu le CAFI, d’abord chantier de construction d’une poudrerie, puis garnison, enfin camp d’accueil de Vietnamiens en 1956, qui y ont fait souche. Le territoire communal est limité à l'ouest et au sud par le cours de l'Autonne, qui conflue avec le Lot à sa pointe occidentale. Entre l'Autonne et la ville s'interpose au sud de celle-ci un massif de collines couronné par le champ de courses du pech d'Angeros et dont les versants sont couverts de vergers.

Le CAFI de Sainte-Livrade

Au Moulin du Lot, sur la rive juste au nord de la ville, s'est ouvert à la fin des années 1930 un camp de travailleurs pour le chantier d'une immense poudrerie dont la construction avait été décidée en 1935; elle était loin d'être achevée en juin 1940. Les bâtiments du camp ont été utilisés ensuite pour accueillir des Chantiers de Jeunesse et, après 1944, des régiments coloniaux. En 1956, l'État décida de l'affecter à l'accueil de Vietnamiens exilés d'Indochine, soit 1 200 personnes, parmi lesquels 740 enfants, transformant ainsi le camp en «CAFI», Centre d'accueil des Français d'Indochine. Quelques entreprises s'ouvrirent, dont une usine de chaussures, fermée en 1976. Les familles sont restées et ont fait souche, en dépit de la précarité de l'habitat. Puis l'État transféra l'ensemble à la commune en 1983, avec quelques fonds, à charge pour elle de rénover l'habitat, d'assurer sa salubrité et l'intégration au tissu urbain municipal. Une opération de «réhabilitation» d'urgence a été lancée en 1993 et les travaux se poursuivent. La population reste à majorité asiatique, avec des boutiques et lieux de culte propres. (informations recueillies dans le site municipal http://www.ville-ste-livrade47.fr)

Le canton, limité au nord par la rive gauche du Lot, se partage entre sa plaine alluviale et, au sud, les collines de l'Agenais. Il a 8 700 hab. (7 900 en 1999), 4 communes et 7 790 ha. Le Temple-sur-Lot (1 000 hab., 1 691 ha) est 5 km en aval de Sainte-Livrade sur la rive; la mention «sur Lot» est de 1889. Son territoire s'étend loin à l'ouest, jusqu'au confluent de la Dausse, et comprend tout le lobe de méandre qui fait face à Castelmoron-d'Albret et au bout duquel est une centrale hydroélectrique. Il est riche en vergers et comprend une base de plein air et un centre sportif avec club nautique (40 sal.). Au sud, il mord peu sur les collines. La commune a quelques vestiges d'une commanderie d'hospitaliers; le château de Rivière, à l'ouest près de la rive, est du 18e s.; celui de Bouffarelle, au sud du village, est du 19e s. La commune s'est agrandie en intégrant au début du 19e s. les communes de Saint-Jean-de-l'Air et de Saint-Sulpice-de-Rivel, en 1839 celles de Capraisy au sud, dont reste l'église de Saint-Caprais, et Saint-Gervais, qui occupait le lobe de méandre de l'ouest.

Le village de Dolmayrac (620 hab., 1 940 ha dont 300 de bois) est perché sur un pech vigoureux à 5 km au sud du chef-lieu; c’est un ancien bourg castral, avec des éléments intéressants et classés de l’église (11e-12e s.), du château et des murailles (13e au 16e s.). Son finage est entièrement dans les collines, bordé au nord par le cours de l'Autonne, à l'ouest par celui de son affluent le Pic; il dépasse au sud la vallée de la Bausse. La population s'est accrue de 80 hab. entre 1999 et 2008. Allez-et-Cazeneuve (700 Alléziens, 1 069 ha) est une commune sans centre, qui s'étire du sud au nord. Au sud, elle comprend une serre entre deux vallons affluents de l'Autonne, dont le promontoire porte le château de Tombebouc (13e et 16e s.). Au centre, Cazeneuve n'est qu'un petit hameau sur la rive gauche de l'Autonne. Au nord, une butte porte le château de Castelgaillard (15e et 17e s.) puis Allez et la mairie sont au pied des collines et le finage s'étend dans la plaine du Lot au-delà de la D 911; la commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2008.