Sainte-Mère-Église

1 680 hab. (Sainte-Mère-Églisais), 1 768 ha, chef-lieu de canton du département de la Manche dans l'arrondissement de Cherbourg, 37 km au SE de Cherbourg sur la N 13. La commune s'étend sur le bas plateau, le village étant à 10 km de la mer. Elle a été rendue célèbre par le parachutage du Débarquement (5 juin 1944), relaté dans un musée des troupes aéroportées, qui serait le plus visité de Basse-Normandie après le Mont-Saint-Michel (128 000 visiteurs/an); un mannequin accroché à l'église rappelle la situation inconfortable de certains soldats; ferme-musée du Cotentin, dans un bâtiment du 16e s.

La bourgade a un collège public, un supermarché U (55 sal.), un atelier de pièces plastiques Simop (30 sal.). Elle a eu une laiterie coopérative, qui a fusionné en 1979 avec celle d’Isigny dans l’Union laitière Isigny-Sainte-Mère. Sa population augmente depuis les années 1930 (1 100 hab.) et s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le chef-lieu de la communauté de communes de Sainte-Mère-Église, qui rassemble 27 communes et 9 000 hab.

Le canton a 8 400 hab. (8 000 en 1999), 26 communes, 19 813 ha et s’étend de Picauville à l’ouest jusqu’au littoral à l’est, partagé entre sept communes. La plus peuplée et la plus étendue est Sainte-Marie-du-Mont (790 Montois, 2 698 ha), à 8 km SE du chef-lieu, dont le village domine de peu les marais. La côte borde le Grand Vey dont les vastes bancs découvrent à marée basse, et la partie proprement maritime est dénommée Utah Beach depuis le Débarquement. On y trouve l’ancienne redoute d’Audouville, un monument américain du Débarquement, un musée du Débarquement dans une casemate, l’hippodrome et le hameau de la Madeleine, et la réserve naturelle du Beau Guillot. Le village a une église renaissance à tour carrée du 14e s., et se trouve à l’origine de la Voie de la Liberté qui va jusqu’à Verdun.

Cing communes aux finages allongés perpendiculairement à la mer se succèent au nord de Sainte-Marie. La première est Audouville-la-Hubert (65 Audouvillais, 640 ha). Suit Saint-Martin-de-Varreville (210 hab., 836 ha), qui a une urbanisation balnéaire dotée d'un monument commémoratif du Débarquement. Saint-Germain-de-Varreville (120 hab., 581 ha) est juste au nord et a un château du 18e s. Vient ensuite Foucarville (140 Foucarvillais, 506 ha) qui a un manoir du 16e s. Aucune n'a plus de 25% de résidences secondaires, ni camping ni hôtel.

Ravenoville (260 Ravenovillais, 1 165 ha), 8 km au NE du chef-lieu, est un peu plus étoffée. Elle a une fraction de plage au Grand Hameau des Dunes; ancienne redoute, château du 18e s.; ses 380 résidences secondaires constituent 71% du parc de logements; deux campings de 330 places, dont un de luxe (260 places); installations thermiques Cunin (50 sal.).

Chef-du-Pont (780 Capipontains, 378 ha), 3 km au SO du chef-lieu, a une gare sur la grande voie de Cherbourg à Caen et Paris, une laiterie de la coopérative d’Isigny-Sainte-Mère (55 sal.) et une fabrique de desserts lactés Mont-Blanc et de lait Gloria, renforcée depuis sa sortie du groupe Nestlé (Mont-Blanc, 150 sal.), passée alors avec Materne par le fonds Activa Capital puis au fonds LBO-France fin 2010. La très petite Sébeville (34 hab., 288 ha), 3 km SSE du chef-lieu, a un château du 18e s.(inscrit) et une église inscrite, en partie du 13e s. Au sud, le canton donne sur les marais de Carentan. L’activité rurale est orientée vers l’élevage laitier et les chevaux (trotteurs anglo-normands et cheval de selle français).