Salies-de-Béarn

5 000 hab. (Salisiens) dont 190 à part, 5 208 ha dont 1 477 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement de Pau, à 16 km SO d’Orthez; on prononce Salisse et le nom vient du sel. C’est une ville d’eaux dont les sources ont été exploitées à partir du 11e s., et qui fut dotée d’un monopole du sel. Elle a des thermes (2 600 curistes, env. 50 000 nuitées/an, 40 sal.), un collège public et un privé, des établissements de soins et de rééducation et un musée du sel, ainsi qu’un musée des arts et traditions, et un casino de 45 salariés (groupe Partouche) servant aussi de centre de congrès; institut d’éducation motrice et de formation professionnelle au hameau de Bellevue; quelques ateliers dont une imprimerie Frontère (50 sal.) et prépresse Procyan (30 sal.); supermarché Carrefour (50 sal.); transports Lavigne (35 sal.) et Gyanis (20 sal.). La population baisse depuis 1968 (5 600 hab. sdc) et dépassait 7 000 hab. au 19e siècle. Salies figure dans la liste des «villages de charme» et les «petites cités de caractère».

Le bourg est sur la rive gauche du Saleys, affluent de droite du Gave d'Oloron dont le nom évoque également le sel. L'habitat s'est disséminé alentour sur les basses collines au nord, et dans la vallée encaissée du Beigmau au sud, qui rejoint le Saleys juste en aval de la ville. Des files de maisons suivent aussi les routes de crête dans toutes les directions autour de la ville. Vers l'ouest, le quartier du Herre dans la vallée du Saleys groupe quelques ateliers et entrepôts sur l'axe de la D 17. Le finage s'étend au nord-ouest dans les collines boisées des quartiers d'Arribordes, du Bois et du Guilhet. L'ex-nationale 133 vers Saint-Jean-Pied-de-Port, rebaptisée ici D 420, sinue dans les collines, évitant la ville par l'est et passant notamment au gros hameau de Lasbordes sur une crête au sud. Le finage s'étend loin vers l'est et le sud-est, jusqu'à la limite du canton; le quartier du Cout s'organise au sud-est autour de la vallée du Saleys, celui des Antys sur la D 30. La communauté de communes de Salies-de-Béarn réunit 11 communes et 7 500 hab., et siège en ville.

Le canton a 8 700 hab. (8 200 en 1999), 12 communes et 15 088 ha dont 3 240 de bois; sa limite nord suit le Gave de Pau et il outrepasse le gave d’Oloron à l’ouest. Trois communes sont dans la vallée du Gave de Pau. Lahontan (470 hab., 1 464 ha) est la plus occidentale; son village, à 12 km NNO de Salies, est au bord de la terrasse; l'autoroute A 64 passe au sud du village, au pied des collines. Isolée au nord-est au bord du Gave, la chapelle mariale d'Abet (13e et 14e s.), à clocher-tour et vaste nef, est issue d'une ancienne abbaye te templiers et a longtemps servi d'église paroissiale. À l'est, un nouvel abattoir de porcs et une usine à jambons du groupe Euralis (Fipso, 270 sal.) ont été ouverts en 2001. Au sud, le finage monte sur les collines boisées. La commune avait 1 300 hab. en 1821, 750 en 1921 et s'est dépeuplée jusqu'en 1999; elle a repris 70 hab. en 2008.

Juste en amont, à 5 km au nord de Salies, soudée à Puyoô sur le coteau de rive gauche, la bastide de Bellocq (890 hab., 1 265 ha dont 111 de vignes) a les restes d’un gros château classé (13e-14e s.) à 7 tours et se trouve au centre de l’AOC viticole Béarn-Bellocq (tannat, cabernet franc et manseng, 150 ha, depuis 1991), qui s’étend sur 14 communes mais ne dépasse guère 8 000 hl/an; cave coopérative. Bellocq a également un atelier de matériel minier du groupe Weatherford (75 sal.), et un gros échangeur de l'autoroute, qui dessert aussi Puyoô, qui est juste en face de l'autre côté du Gave. La commune avait d'ailleurs fusionné avec Puyôô pendant une décennie à partir de 1972. Sa population croît, gagnant 190 hab. entre 1999 et 2008. Bérenx (490 hab., 1 359 ha dont 240 de bois), 8 km au nord-est du chef-lieu, est également au débouché d'un vallon dans la plaine du Gave, plus étroite ici et que l'autoroute a délaissée pour passer sur la rive droite, tout en revenant sur la rive gauche en amont du village. Le finage est donc surtout sur les collines au sud, que traverse la D D33.

Castagnède (210 hab., 833 ha dont 198 de bois) est à 7 km OSO de Salies sur la rive droite du Gave, au pie d'une forte butte, la Pène de Mu; le Bourguet prolonge le village au nord-est au pied de la même butte; le finage s'étire vers l'est jusqu'à Lasbordes. Carresse-Cassaber (580 hab., 1 391 ha) est à 7 km à l'ouest du chef-lieu; le village est sur une terrasse de rive droite du Gave d'Oloron et s'accompagne de Cassaber, au nord-ouest sur la rive droite du Saleys. Son finage, limité à l'ouest par le Gave, se partage entre plaine et terrasses au sud du Saleys, collines au nord; une vaste carrière est exploitée par les plâtres Lafarge (40 sal.) à l'est de Cassaber. La population s'est accrue de 100 hab. entre 1999 et 2008. Auterrive (130 hab., 308 ha) est juste au sud mais de l'autre coté du Gave, sur un promontoire avancé de la basse terrasse vers l'est, contourné par un méandre du Gave. Le pont entre Carresse et Auterrive est le seul qui relie Salies aux six communes de la partie occidentale du canton, dont l'accès à Peyrehorade par la D 28 est sans doute plus commode. Au sud-ouest, le territoire d'Auterrive contient le lac et le hameau de Dumirail dans une partie basse marécageuse de la plaine du Gave, au pied de la terrasse.

Au sud sur la rive gauche du Gave d'Oloron, Escos (240 hab., 561 ha) est en face de Castagnède sur un élément de terrasse dominant le Gave, mais sans lien avec Castagnède si ce n'est par le pont de l'ancienne voie ferrée abandonnée; son finage monte au sud sur le relief. Sur une haute terrasse dominant la plaine du gave d’Oloron à 11 km OSO du chef-lieu, Labastide-Villefranche (330 hab., 1 527 ha dont 442 de bois), 11 km OSO est issue d'une bastide abbatiale des environs de 1292, dont le plan régulier a été conservé; elle a des maisons anciennes et une vieille tour (14e s.), plusieurs étangs à son pied; son finage est étendu sur les collines au nord-ouest, où sont le hameau et la chapelle d'Ordios (12e s., inscrite), mais limité dans la plaine où il se réduit à une bande marécageuse au pied du village, agrémentée de trois étangs, le quatrième étant sur le territoire d'Auterive; château Bijou (18e s.) avec parc, juste au nord du village. La commune avait un millier d’habitants au premier tiers du 19e s.

Saint-Dos (130 hab., 184 ha) est à 3 km au nord de Labastide et 2 km à l'ouest d'Auteriv sur la basse terrasse, à laquelle se limite son finage puisque la haute terrasse et les collines à l'ouest sont sur le territoire de Labastide-Villefranche. Saint-Pé-de-Léren (250 hab., 531 ha) est une commune d'habitat très dispersé 13 km ONO de Salies, sur la haute terrasse du Gave. Léren (240 hab., 457 ha), à l'angle nord-ouest du canton, est tout aussi dispersée, avec en supplément une partie de son habitat dans la basse plaine; l'autoroute A 64 se faufile à la limite nord de la commune sur la rive gauche du Gave; la haute terrasse est trouée de petites dépressions abritant des étangs. Les deux mairies sont sur la D 28, qui traverse les deux communes en direction de Peyrehorade, qui est à 8 km de Léren et 10 de Saint-Pé.