Sartilly

1 490 hab. (Sartillais), 1 163 ha, chef-lieu de canton du département de la Manche dans l’arrondissement d’Avranches, 10 km au NO de la ville, sur le plateau à la traversée de la route de Granville; collège public et commerces, annexe des haras de Saint-Lô; confection Derose (45 sal.), menuiserie Gouelle (80 sal.), charpentes Resbeut (25 sal.); négoce de boissons Malplanche (45 sal.); publicité Mediapost (25 sal.). Sartilly avait 1 200 hab. à la fin du 19e s., 1 000 dans les années 1930 et sa population a un peu agmenté après la guerre; elle a gagné 210 hab. entre 1999 et 2008. Elle est le siège de la communauté de communes de Sartilly-Portes de la Baie, qui associe 12 communes (6 700 hab.).

Le canton a 7 400 hab. (6 300 en 1999), 12 communes, 8 866 ha (173 de bois). Au nord, il s’étend sur le plateau, qui se termine par un talus rectiligne et très marqué au-dessus du fossé de la Sée. Lolif (570 Olivais, 1 250 ha), sur le rebord du plateau à 6 km ESE du chef-lieu, héberge le nettoyage Émeraude (30 sal.). Montviron (330 Montvironnais, 591 ha), dans la même position plus près de Sartilly, accueille le négoce de matériaux Guilloux (30 sal.). Angey (230 Angéens, 247 ha), juste à l'ouest de Sartilly, a une maçonnerie Perrigault (35 sal.). La première a gagné 40 hab. de 1999 à 2008, la deuxième 60, la troisième 90 (+65%!).

Le canton inclut aussi le territoire de l’ancienne commune de Saint-Michel-des-Loups, désormais incluse dans la commune de Jullouville depuis une fusion de 1972. En revanche Carolles (770 Carollais, 385 ha), qui avait participé à cette fusion, a repris son indépendance en 2000 et se considère comme une station balnéaire distincte de Jullouville, avec son propre office du tourisme; une «cabane Vauban» y servait de vigie depuis le 17e s.; réserve ornithologique au cap, vol libre, belle vue sur la baie du Mont-Saint-Michel. La commune a gagné 120 hab. de 1999 à 2008. Elle a 540 résidences secondaires (56% des logements), un camping (100 places), un petit hôtel.

La commune de Champeaux (370 Champelais, 429 ha) partage avec Carolles un grand arc de cercle de falaises au-dessus de la baie du Mont-Saint-Michel; 165 résidences secondaires (46% des logements). Juste au sud des falaises a pris place la station balnéaire de Saint-Jean-le-Thomas (440 Saint-Jeannais, 238 ha), qui a plus de 260 résidences secondaires (54% du parc) et un camping de 130 places. Chacune de ces communes a gagné 40 hab. de 1999 à 2008.

Le reste du canton est dans le fossé d'Avranches ou de la Sée, largement ouvert sur la baie dans les communes de Dragey-Ronthon (790 hab., 1 517 ha) et Genêts (450 Genestais, 689 ha), où l’on entraîne les chevaux sur les plages. La première a gagné 170 hab. de 1999 à 2008. Elle avait réuni en 1972 Dragey au sud et Ronthon au nord, et incorporé Genêts et Saint-Jean-le-Thomas, mais celles-ci ont repris leur indépendance dès 1978. Elle comprend le manoir de Brion, au sud à la limite de Genêts et plus de 220 résidences secondaires (37% des logements), un camping de 180 places. Genêts est classée dans les «villages de charme» pour ses maisons de granite et de schiste et son ancien port, maintenant environné d’herbus; ses 200 résidences secondaires forment 43% des logements; deux campings (280 places). Le bec d’Andaine, dans la commune de Genêts à l'ouest du village, est un point de départ de pèlerins à marée basse vers Tombelaine et le Mont-Saint-Michel.

L'îlot de Tombelaine, classé et propriété d'État (depuis 1933), réserve ornithologique depuis 1985, accessible à pied à marée basse, est rattaché à Genêts; il est à 3 500 m du littoral, eut un prieuré en 1137 et fut fortifié par les Anglais à partir de 1423. Bacilly (840 Bacillais, 1 588 ha), 7 km SSE du chef-lieu dans la plaine, a gagné 160 hab. de 1999 à 2008; travaux publics Barenton (50 sal.).