Savignac-les-Églises

1 000 hab. (Savignacois), 2 190 ha dont 1 374 ha de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Périgueux, à 20 km NE de la ville sur la rive droite de l’Isle, à mi-chemin de Périgueux et d’Excideuil sur la D 705 (ex-N 705); écomusée la Maison de la truffe; «École supérieure internationale» privée de la Chambre de commerce (hôtellerie et tourisme); constructions métalliques Seca (25 sal.) et Chaudronnerie Levage 24 (25 sal.). Sa population est revenue au niveau du 19e s., après un minimum à 610 hab. en 1954. Le territoire communal s'étend des deux côtés de l'Isle; les hameaux de Saint-Privat et la Peyrelie sont dans la plaine de rive gauche, plusieurs hameaux occupent des clairières sur les collines boisées au nord de l'Isle, où de grandes carrières de pierre calcaire (jurassique supérieur) ont été ouvertes au nord du village (groupe des carrières de Thiviers, avec une capacité de 500 000 t/an). Le nom, jadis Savignac-les-Deux-Églises, résulte d'une ancienne fusion de paroisses avec Saint-Privat-d'Excideuil.

Le canton, qui reste réputé pour ses truffières, a 9 400 hab. (8 400 en 1999), 14 communes et 24 050 ha dont 11 773 de bois. Le relief est accidenté dans les terrains calcaires, de part et d’autre de la vallée de l’Isle entre ses confluents avec la Loue (au NE) et avec l’Auvézère (au SO); la limite méridionale joue avec la vallée de l’Auvézère. Juste à l’est de Savignac sur la rive gauche de l’Isle, Mayac (300 hab., 1 128 ha dont 552 de bois) est le siège de la communauté de communes Causses et Rivières en Périgord (14 communes, 5 600 hab.), dont fait partie Savignac; le petit village a un château, et une église inscrite pour son portail du 12e s.; son finage comprend plusieurs gros hameaux, dont Pomerède juste au sud, le Dognon et les Réjoux au nord dans la plaine de rive droite, les Banchereaux sur le coteau de rive gauche où passe la D 705. Elle a eu 650 hab. en 1841.

Un peu en amont, Coulaures (870 Coulaurois dont 130 à part, 2 887 ha dont 1 361 de bois est au confluent de l’Isle et de la Loue à 7 km NE du chef-lieu, où la plaine alluviale s'élargit. Le village, qui a une église inscrite du 12e s., est sur la rive gauche de la Loue mais la D 705 a attiré un noyau plus étoffé en face sur la rive droite, tandis qu'un lycée professionnel public des métiers du bâtiment s'est installé à la limite occidentale de la commune, sur la rive droite de l'Isle au hameau de Chardeuil; exploitation des Sables et graviers du Périgord (25 sal.). Le château de la Cousse (14e et 18e s.) est sur les collines au sud, comme celui de la Reille (16e s.) qui domine le confluent. Plusieurs gros hameaux sont au nord, comme Lalet à l'angle nord-ouest du finage, Antissac sur le coteau de droite de l'Isle au nord, avec une ferme expérimentale, ou Verdeney en face sur le versant gauche. Le château de Glane (15e et 17ee s.) est dans la vallée de l'Isle à la limite nord du finage. La population avait atteint 1 400 hab. vers 1880.

Saint-Pantaly-d'Ans (170 Saint-Pantaléons, 1 061 ha dont 553 de bois) est au sud de Coulaures; le village est à 8 km SE de Savignac, mais sur la rive droite de l'Auvézère. Son finage s'étire du nord au sud perpendiculairement à la rivière; au sud est Saint-Pardoux-d'Ans au pied du versant de rive gauche, ancienne commune réunie à Sainte-Eulalie-d'Ans en 1824 puis cédée par celle-ci à Saint-Pantaly en 1875; hameau de Lagrange au nord-ouest. Deux autres villages sont dans la vallée de l'Auvézère en aval, séparés de Saint-Pantaly par La Boissière-d'Ans qui est extérieure au canton. Cubjac (730 hab., 2 062 ha dont 1 167 de bois) est à 7 km au sud du chef-lieu sur la rive droite, à un croisement de routes avec un pont, et un château; des carrières sont ouvertes sur le plateau à l'ouest; elle a gagné 70 hab. de 1999 à 2008.

Le Change (610 hab., 1 622 ha dont 599 de bois), à 12 km SSO de Savignac, a gagné 60 hab. dans le même temps. La commune occupe un magnifique site de méandres de l'Auvézère. Le village est sur la rive droite au bout d'un promontoire entre deux cingles; celui d'aval porte les hameaux de Lauterie, celui d'amont la chapelle classée (12e s.) du château disparu d'Auberoche; châteaux de la Sandre (13e et 15e s.) et de la Faurie (15e-16e s.). Le lobe du méandre d'aval porte le hameau de Beaumont et son Château Branlant, au-dessus du confluent du Gouffreblave qui vient du sud dans une vallée très encaissée. Le château du Roc (19e s.), hôtellerie, fut un lieu d'internement de juifs déportés vers Auschwitz en 1942, ce que rappelle une stèle.

Antonne-et-Trigonant (1 200 hab., 2 023 ha dont 900 de bois) est au confluent de l'Isle et de l'Auvézère, à 12 km au SO de Savignac et à 12 km à l'est de Périgueux. Le village est au pied du versant de droite de l'Isle, sur la N 21; le Haut et le Bas Trigonant prolongent son habitat dans un grand lobe de méandre de l'Isle, avec un château des la fin du 15e s. Un peu en amont sur la même rive est le château des Bories (fin du 15e s.). Le lobe du méandre d'amont est occupé par le hameau de Laurière, également sur la N 21. Des maisons s'éparpillent dans un vallon et sur le plateau au nord. Plus loin dans les bois, le château de Lanmary héberge un centre hospitalier avec centres de réadaptation et d’aide par le travail; un institut médico-éducatif pour enfants handicapés est au Bas Trigonant. La commune est issue d’une fusion ancienne (1823) et dépasse sa population du 19e s. grâce à une croissance continue depuis les années 1950; elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2008.

Trois autres communes sont dans la vallée de l'Isle en aval de Savignac. Escoire (480 hab., 394 ha dont 170 de bois) est juste en face, au pied du versant gauche de l'Isle juste avant le confluent; mais son territoire, qui monte à l'est sur le promontoire boisé, est très réduit; château du 18e s. au village. Sarliac-sur-l'Isle (1 000 hab., 957 ha dont 523 de bois) est sur la rive droite de la rivière à 7 km au sud-ouest du chef-lieu, à la jonction de la N 21 et de la D 705; la mention «sur l'Isle» est de 1907. Au sud de l'Isle, site archéologique préhistorique de Combe Saunière et château de la Bonnetie (16e s.); au nord, dans la plaine, Sarliac s'est agrandie de lotissements et s'orne du château de Grézignac (15e s.); sa population s'est accrue de 140 hab. entre 1999 et 2008. Saint-Vincent-sur-l'Isle (260 hab., 998 ha dont 604 de bois) est un peu en amont mais sur la rive gauche, au creux d'un cirque de méandre; son finage s'étend surtout sur les reliefs boisés entre Isle et Auvézère au sud. Elle s'est nommée Vincent-sur-l'Isle en 1792, puis Saint-Vincent-d'Exideuil jusqu'en 1897.

Quatre communes se partagent le nord-ouest du canton. Cornille (680 hab., 1 304 ha dont 574 de bois) est à 12 km OSO du chef-lieu; son finage s'avance vers le sud-ouest, s'approchant ainsi de Trélissac et de Champcevinel, sur un plateau assez régulier et bien déboisé; originale petite église du 12e s. à contreforts; au sud s'isole le château de la Forêt (15e et 17e s.), avec haras, centre équestre et pavillons. La commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2008. Sorges, commune de 1 300 hab. et 4 738 ha dont 2 239 de bois, 5 km au NO de Savignac sur la D 21, conserve une église à coupoles (12e s., inscrite); elle est dotée d’un musée de la Truffe et forme avec Savignac une «station verte de vacances»; elle est le siège de la communauté de communes des Villages truffiers des Portes de Périgueux (6 communes, 5 600 hab.) et sa population remonte depuis 1975 (880 hab.); mais elle avait dépassé 1 900 hab. en 1858, et n'a guère gagné que 80 hab. après 1999. Son très large territoire contient de nombreux hameaux, dont certains au sud-ouest ont reçu des extensions récentes, comme les Potences sur la D 8. Un village de vacances est à l'est du village; château de Jaillac (15e-16e s.) à l'ouest.

Ligueux (270 hab., 666 ha dont 320 de bois) est un petit village 5 km à l'ouest de Sorges; son territoire est limité au nors-ouest par la vallée de la Beauronne, empruntée par la voie ferrée de Périgueux à Limoges (sans gare); vestiges d'une abbaye du 12e s. (portail inscrit). Négrondes (830 hab., 2 015 ha dont 837 de bois), 11 km au NNO de Savignac, bénéficie de la N 21 et de la voie ferrée (gare); elle accueille les scieries de Corgnac (60 sal.) et plusieurs ateliers de bois, quelques gros élevages au Pouyet au sud et au Maine à l'est; sa population reprend aussi depuis 1975. Son finage, comme celui de Sorges, est traversé par la rectiligne route Napoléon, empruntée par la D 8 à Sorges. Négrondes a eu près de 1 100 hab. en 1881, 580 au minimum de 1982, et a gagné 150 hab. de 1999 à 2008.