Segré

7 110 hab. (Segréens) dont 750 à part, 1 588 ha, sous-préfecture du Maine-et-Loire, 38 km au NO d'Angers au bord de l'Oudon. L'éperon qui portait le château n'a plus de trace de la forteresse; mais la ville conserve un vieux pont sur la rivière, quelques maisons anciennes. Segré a un centre hospitalier de 60 lits, un collège, un lycée général et un lycée professionnel publics, et autant pour le privé; maison de retraite (30 sal.).

Trois gros établissements marquent l’emploi: joints de caoutchouc pour l’industrie automobile Paulstra (groupe Hutchinson appartenant à Total, 780 emplois), plats cuisinés et «produits traiteur» de la Toque angevine (groupe LDC de Sablé, 600 sal.), maroquinerie de luxe de la firme Longchamp (330 sal., famille Cassegrain). Segré a aussi de plus petits ateliers: une autre maroquinerie (Sophan, 30 sal.), produits vétérinaires Schering Plough (105 sal.) et Qalian (ex-Franvet, 65 sal.); imprimerie et fournitures de bureau Manuclass (45 sal.), mécanique Simeto (40 sal.), outillages AMU (35 sal.), lampes électriques Aric (30 sal.), senteurs et bougies Cecilia (30 sal.). Elle accueille également l’entreprise de génie climatique et électrique Juret (110 sal.) et les travaux publics STPHA (30 sal.), un supermarché U (50 sal.), un négoce de pièces détachées d'automobiles (Leroy, 30 sal.); nettoyage urbain Sita (60 sal.).

Segré n'avait pas 1 000 habitants au début du 19e siècle mais était montée à 3 900 en 1900 et a continué de croître jusqu'en 1982 avant de perdre quelques habitants, dont une cinquantaine entre 1999 et 2009. La ville est le siège de la communauté de communes du canton de Segré, qui correspond exactement au canton, ainsi que du pays du Haut-Anjou segréen. L'Insee n'accorde à Segré qu'une unité urbaine de 8 100 hab. et une aire urbaine de 10 300 hab., qui serait ainsi très inférieure au seul canton… L'arrondissement a 60 400 hab. (53 100 en 1999), 5 cantons, 61 communes, 116 362 ha.

Le canton a 17 000 hab. (15 600 en 1999), 15 communes, 24 154 ha; limitrophe de la Mayenne, il est traversé par l'Oudon mais n'atteint pas le cours de la Mayenne à l'est. Sainte-Gemmes-d'Andigné (1 550 Gemmois, 2 534 ha) complète l’agglomération de Segré, juste au SO de la ville, notamment par un centre commercial Leclerc (120 sal.) avec Bricomarché (30 sal.); autocars CAA (50 sal.), plastiques Prodhag (25 sal.), métallerie Inoxouest (25 sal.); mais sa population n’augmente que lentement: 1 000 hab. en 1954, +200 de 1999 à 2009. Le finage conserve plusieurs menhirs, et des châteaux: la Chetardière (18e-19e s.), la Blanchaie (18e s.), Dieusie (19e s., avec parc).

À l’est de Segré à 4 km, La Chapelle-sur-Oudon (590 Chapellois, 1 273 ha) se signale par le château de la Lorie (17e s.) et son hippodrome aux portes de Segré; elle a 100 hab. de plus qu'en 1999. Louvaines (560 Louvenois, 1 507 ha), 5 km à l’est de Segré, a gagné 110 hab. dans le même temps; elle domine un vallon affluent de l’Oudon et offre des maisons anciennes (15e-18e s.) et les restes d’un prieuré du 13e s., au SE de la commune au bord de l’Oudon. Saint-Martin-du-Bois (880 Boscoviens, 2 173 ha) abrite le château du Percher, du début du 16e s., à l’extrémité orientale de la commune et du canton près de la route de Laval à Angers; elle a gagné 180 hab. (+26%) de 1999 à 2009.

La partie occidentale du canton est plus accidentée. La Ferrière-de-Flée (360 Ferfléens, 1 312 ha), 6 km au nord de Segré, a 90 hab. de plus qu'en 1999; la commune additionne un bois avec terrain militaire, un château médiéval remanié au 19e s., un musée Lilliput de poupées et meubles assortis, une tombe mégalithique et le dolmen de la Putifaie; recyclage des Palettes Segréennes (30 sal.). Montguillon (210 Montguillonnais, 1 191 ha), 12 km au NE de Segré, s’orne du château de Bouillé-Thévalle (15e et 18e s.), doté d’une belle tour d’escalier et de jardins médiévaux, et qui abrite un musée du costume; elle a 40 hab. de plus qu'en 1999.

Dans l’angle NO du canton, Châtelais (660 Châtelaisiens, 2 368 ha), qui a gagné 70 hab. dans le même temps, domine le cours de l’Oudon à 12 km de Segré, sur un promontoire où l’on a trouvé des restes gallo-romains et qui a eu un château fort (enceinte du Rouge Écu). Il reste une porte de la ville; musée archéologique. Au SE de la commune, également au-dessus de l’Oudon, a été aménagé le parc d’attraction et animalier de la Petite Couère, avec un musée du tracteur et une place de village 1900 reconstituée.

Nyoiseau (1 560 Nyoisiens, 1 555 ha), dominant un beau méandre de l’Oudon à 7 km au NO de Segré, est accompagné un peu au sud par la Cité du Bois, issue d’une ancienne ardoisière; mécanique de précision Tolectro (30 sal.), maçonnerie Pierres et Tradition (20 sal.), collège et lycée privés; une ancienne abbaye bénédictine de femmes est devenue une ferme. Au Bourg-d’Iré (830 Bourg-d'Iréens, 2 303 ha), 4 km au sud de Noyant, on voit un clocher roman et le château de la Douve, de 1860; la commune a 80 hab. de plus qu'en 1999, tandis que la population de Nyoiseau a très peu changé.

Noyant-la-Gravoyère (1 880 Noyantais, 1 191 ha), un peu plus à l’ouest à 7 km de Segré sur la route de Châteaubriant, domine la petite vallée du Misangrain où l’on exploita activement l’ardoise et où deux étangs sont propices aux loisirs (parc d’attraction Saint-Blaise). Un centre d’enseignement est hébergé au château de la Roche (du 19e s.). L’ancien complexe minier de la Mine Bleue a été aménagé en parc de loisirs avec spectacles son et lumière. L’entreprise Occamat-Occamiante de travaux publics et traitement de l’amiante et désamiantage (170 sal.) est installée dans la vallée du Misangrain; traitement d'ordures 2B Recyclage (25 sal.), charpente Barbot-Bouleau (20 sal.). La commune était passée de 500 hab. en 1851 à près de 2 000 (sdc) entre 1962 et 1982, mais a perdu des habitants ensuite, avant d'en regagner 80 de 1999 à 2009.