Solre-le-Château

1 800 hab. (Solréziens), 1 376 ha dont 349 de bois, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, 15 km ENE de celle-ci. Le village est sur le plateau ardennais, au bord de la Solre qui descend vers la Sambre (22 km). Son cadre, son hôtel de ville du 16e s., deux menhirs de Pierre Martine, son église du 17e s. un peu penchée, la chapelle de Walcourt du 18e s. en font un «village de charme», doté d'un collège public; constructions Chr. Lefebvre (40 sal.). Vers le nord, la commune inclut le bois des Nielles et le hameau de l'Écrevisse. Solre (Solre-Libre en 1793) a eu 2 000 hab. en 1806, et un maximum à 3 000 hab. en 1866; sa population a baissé jusqu'à 2 000 hab. entre 1936 et 1968 puis, après un bref et léger regain autour de 1980, a entamé une nouvelle et lente décroissance. Le village est le siège de la communauté de communes des Vallées de la Solre, de la Thure et de l'Helpe, qui réunit 17 communes et 7 100 hab.

Le canton a 9 200 hab., 16 communes, 13 670 ha dont 4 024 de bois. Il est limitrophe de la Belgique et inclus dans le parc régional de l'Avesnois; on le nomme parfois Solrézis. Au sud, la commune de Liessies (570 Laetitiens, 1 760 ha dont 1 110 de bois), dont le village, également classé «village de charme», est sur l'Helpe Majeure à 7 km du chef-lieu, est séparée du reste du canton par une queue du canton d'Avesnes-Est à Felleries. Liessies englobe au sud la forêt domaniale du Bois l'Abbé, qui occupe 1 782 ha. Son finage contient l'étang et le château de la Motte, le parc départemental du Val Joly, issu d'une ancienne abbaye bénédictine qui fut une puissance en Hainaut, un Conservatoire du patrimoine religieux, et l'hôpital départemental de Felleries-Liessies dans un domaine boisé de 100 ha; plus la chapelle classée de Sainte-Hiltrude à l'orée de la forêt de Trélon et en limite de Willies. La commune a eu 1 200 hab. en 1846; elle en a gagné 60 de 1999 à 2010.

Clairfayts (380 Clarofagiens, 753 ha dont 221 de bois) est à 3 km au SE de Solre; elle est frontalière et a plusieurs chapelles dispersées. Elle a absorbé la commune d'Épinoy (65 hab.) en 1825 et a eu 520 hab. en 1846, 240 en 1982. C'est par Clairfayts que les troupes de Rommel entrèrent en France le 10 mai 1940, en dépit des quelques défenses de la ligne Maginot, dont il reste des traces. Beaurieux (190 Beaurivains, 739 ha dont 168 de bois), 3 km à l'est de Solre, est également frontalière; elle offre le parc de son château qui a conservé une tour, et le centre naturiste des Prés du Sart. Elle est suivie au nord par Hestrud (300 Hestrudiens, 609 ha dont 239 de bois), qui est dans la pittoresque vallée de la Thure, 6 km au NE de Solre, et propose un café-musée de la Douane et des frontières.

Les deux autres communes frontalières forment le nord-est du canton. Cousolre a plus de 2 000 hab.; elle sépare du reste du canton le village de Bousignies-sur-Roc (440 Bousigniens, 1 214 ha dont 418 de bois), entouré sur trois côtés par le territoire belge et calé dans la vallée de la Thure. Des carrières y ont été exploitées; «sur Roc» a été ajouté en 1909; la commune avait 810 hab. en 1881.

Cinq communes composent le nord-ouest du canton. Aibes (390 Aibois, 923 ha) est à 8 km au nord du chef-lieu, Bérelles (170 Bérellois, 578 ha dont 289 de bois) est sur la même route mais à 5 km de Solre, et Eccles (110 Ecclois, 354 ha dont 148 de bois) à 4 km. Solrinnes (130 Solrinnois, 542 ha dont 189 de bois) est un peu à l'ouest, à 5 km NNO de Solre dans la vallée de la Solre. La petite Choisies (70 hab., 251 ha) est encore plus à l'ouest mais sur le plateau qui domine la Solre, rive droite.

Restent à l'ouest de Solre quatre communes. La principale est Sars-Poteries (1 500 Sarséens, 788 ha), 6 km OSO du chef-lieu sur la route d'Avesnes. Elle se signale par un musée-atelier du verre, un menhir, le parc du château Imbert et un moulin à eau qui fait partie de l'écomusée Fourmies-Trélon. Elle a eu 2 600 hab. au début du 20e s., et s'est dépeuplée jusqu'en 1990, puis a encore perdu 80 hab. entre 1999 et 2010. Lez-Fontaine (220 Lezfontainois, 451 ha) s'interpose entre Solre et Sars, propose un théâtre de verdure et conserve la chapelle du Trieu; sa population est à son minimum depuis 1975; elle a eu 410 hab. autour de 1840.

Dimechaux (360 Dimecellois, 485 ha) est à 5 km au NO du chef-lieu, Dimont (330 Dimontois, 749 ha) à 6 km à l'ouest. Dimont, aux nombreuses chapelles éparses, a absorbé Offies, qui n'avait guère que 50 hab., en 1825; elle a eu 450 hab. autour de 1860 et perd encore quelques habitants alors que Dimechaux en a gagné une cinquantaine de 1999 à 2010.