Thau (étang de)

le plus grand des étangs de la côte héraultaise, avec 8 000 ha, il se signale par ses actifs élevages d'huîtres et de moules, qui ont fait le renom de Bouzigues ou de Mèze. Les coquillages y étaient déjà goûtés aux temps gallo-romains, et sans doute avant. La conchyliculture proprement dite y a été introduite en 1875 vers Sète, 1907 sur la côte septentrionale, en partie en réponse aux crises viticoles. Plusieurs sources ont été repérées dans les fonds, dont au milieu de l'étang celle de l'Abysse (ou Avysse); vers l'est, une source fournit de l'eau douce en hiver et aspire en été de l'eau salée, d'où son nom d'Enversac (ou Embressac). La surveillance étroite des eaux et des activités a assuré la qualité des produits, mais n'empêche pas, de temps à autre, des pollutions accidentelles qui obligent à interdire la vente des coquillages. Naguère le nom était souvent écrit Tau.

Les abords du bassin relèvent de deux intercommunalités: la communauté d'agglomération du Bassin de Thau (siège à Sète, 8 communes, 92 900 hab.), la communauté de communes du Nord du bassin de Thau (siège à Villeveyrac, 6 communes, 24 200 hab.). Une appellation de vin de pays des Côtes de Thau porte sur 5 communes dont Florensac, Pinet et Marseillan.