Tourcoing

92 600 hab. (Tourquennois) dont 800 à part, 1 519 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement de Lille, 16 km au nord-est de la préfecture. La commune atteint au nord-est la frontière de la Belgique, qui la sépare de Mouscron, et touche au sud au territoire de Roubaix. Tout au nord-est près de la frontière ont pris place le centre hospitalier et le cimetière principal, ainsi que des équipements de sports. Les voies ferrées entourent la ville à l'ouest et au sud, l'A 22 la frôle à l'ouest mais ses échangeurs sont hors de la commune; le métro (ligne 2) et un tramway (ligne T) viennent de Lille par le sud.

Le territoire communal est divisé en quinze quartiers. Il envoie une queue vers le SSO dans le quartier du Blanc Seau, de part et d'autre du canal de Roubaix et de la voie rapide vers Lille, où il sépare Roubaix de Marcq-en-Barœul. Du sud, le canal de Roubaix envoie une branche vers le centre-ville; la tour du centre d'affaires Mercure est proche de la confluence. Un boulevard périphérique englobe la moitié centrale du territoire. Le quartier de la Blanche Porte est à l'ouest du centre, le Parc Clemenceau au nord-ouest à Bellencontre (14 ha), un jardin botanique de 1917 à l'est. Le grand ensemble de la Bourgogne, au nord-est, proche de la frontière, est une «zone urbaine sensible» et une «zone de rénovation urbaine» de 102 ha et 9 900 hab. Celui du Pont Rompu, au nord-ouest, est également «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» et compte 2 100 hab. (30 ha). En outre, au sud à la limite de Roubaix, le quartier Épidème fait partie de la grande «zone urbaine sensible» de Roubaix-Nord. Épidème et la Bourgogne sont inclus dans la zone franche urbaine de Roubaix-Tourcoing, qui s'étend sur 537 ha et groupe 86 600 hab.

La ville est fleurie (quatre fleurs) et de très larges aménagements ont remodelé le centre-ville. Tourcoing affiche un musée Verlaine et un musée des Beaux-Arts, deux théâtres, la scène de l'Atelier lyrique et la scène de musique actuelle le Grand Mix, le centre culturel de l'ancien hospice d'Havré («Maison Folie») et un Centre d'histoire locale. Elle dispose d'un tribunal d'instance. Elle accueille cinq collèges publics et sept privés, six lycées publics dont trois professionnels, quatre lycées privés dont deux professionnels. La ville a une École régionale supérieure d'expression plastique (Ersep) et le spectaculaire Studio national des arts contemporains du Fresnoy plus le Centre régional des ressources audiovisuelles (Crrav), un IUT de l'université Lille-III, un Cueep (Centre-Université-Économie d'éducation permanente) de l'USTL de Villeneuve-d'Ascq spécialisé dans les nouvelles technologies du tertiaire et le traitement de l'image. Elle a aussi un Centre européen de formation aux métiers de l'alimentaire (Cefma, centre d'apprentissage) et des centres d'apprentissage des métiers du textile. Le centre hospitalier dispose de 430 lits médicaux, 970 en tout. Le domaine de la santé comporte aussi les cliniques Val de Lys (Komar, 110 sal., 65 lits) et de la Victoire (Lille Septentrion, 120 sal., 55 lits), un institut médico-éducatif (105 places), deux instituts de rééducation psychologique, des maisons de retraite.

Le principal établissement industriel est la fabrique d’appareils médicaux Maco (600 sal., transfusion, perfusion et masques, thérapie cellulaire), qui a une autre usine à Mouvaux, plus deux en Tunisie et en Pologn, et qui relève du groupe Mulliez. Le secteur textile est représenté par le peignage de laine Dumortier (75 sal.), les matelas Jacquart (60 sal.), les tapis et moquettes Flipo (75 sal.), une filature UTTI (70 sal.), le Textile de la Thiérache (50 sal.), le linge P. Dubost (45 sal.), auxquels s’ajoute une usine de machines pour l’industrie textile Asselin-Thibeau (110 sal., groupe NSC Schlumberger). Le secteur de la production comporte également la confiserie-chocolaterie Verquin (120 sal.), les huileries-maïseries Dumortier (55 sal.), la bicuiterie France-Cake (45 sal.) et la charcuterie Lucidarme (45 sal.), les emballages plastiques Malip (55 sal.), les filtres en papier Melitta (55 sal.); quicaillerie Westaflex (50 sal.), imprimerie Senecaut (40 sal.).

Les autres secteurs comprennent la production d'électricité TR2S (90 sal.), les installations électriques Satelec (Fayat-Genest, 170 sal.) et Aximum (95 sal.), les sociétés de services STC (50 sal., comptabilité), Altereos (230 sal.), Sopra (80 sal., informatique). Le grand commerce est présent avec les magasins Auchan (100 sal.), Leroy-Merlin (110 sal.), Cyrillus (habillement, 100 sal.), Brico-Dépôt (70 sal.), Boulanger (60 sal.), Somewhere (habillement, 55 sal.), Intermarché (55 sal.), Carrefour (50 sal.), Match (50 et 45 sal.), Kreabel (meubles, 50 sal.), Spodis (chaussure, 45 sal.) et un ensemble de firmes de vente par correspondance : La Blanche Porte (1 040 sal., groupe des Trois Suisses), Sadas (Vert Baudet, 410 sal., groupe de La Redoute-PPR), La Redoute (150 sal.), Willemse (jardinerie, 75 sal.), les Trois Suisses (50 sal.).

Tourcoing accueille également les constructions Semver (70 sal.) ; les routages Diam (250 sal.) et MDO (45 sal.), les transports Coolens (45 sal.) et TNT (40 sal.); publicité Adrexo (150 sal.), Radio Contact FM (55 sal.); ERDF (60 sal.); restauration collective Sobrie (50 sal.) et ARS (45 sal.), aide à domicile Proxiservices (55 sal.), centre d'appels Clictel (40 sal.).

Tourcoing avait 12 000 hab. au début du 19e s., 27 600 en 1851, 79 000 en 1901. Sa population a culminé à 102 200 hab. en 1975 puis a diminué; elle aurait perdu un millier d'habitants de 1999 à 2006. La municipalité a une majorité de gauche; le maire est Michel-François Delannoy (socialiste), également conseiller général et premier vice-président de la communauté urbaine de Lille métropole (LMCU). Les trois cantons de Tourcoing groupent 161 600 hab., 7 communes, 6 684 ha. Les six autres communes sont Bousbecque, Halluin, Linselles, Mouvaux, Neuville-en-Ferrain et Roncq.