Tourlaville

16 800 hab. (Tourlavillais), dont 480 à part, 1 719 ha, chef-lieu de canton du département de la Manche dans l’arrondissement de Cherbourg, en banlieue Est de celle-ci. La commune a une portion de la côte, à la pointe des Grèves que prolonge l’île Pelée, sur lesquelles s’appuie l’extrémité orientale de la jetée qui ferme la Grande Rade. On y visite un château renaissance avec un beau parc, le musée maritime Chantereyne. Tourlaville se signale aussi par le port et le fort des Flamands, la plage de Collignon, une Maison du littoral et de l’environnement, l’Institut national des techniques de la mer.

Elle a un collège public et un lycée professionnel public; centre nautique et centre de plongée. La commune avait 9 600 hab. en 1954 et a progressé depuis, quoique au ralenti dans les années 1990, puis aurait perdu 1 100 hab. entre 1999 et 2008. La municipalité est traditionnellement de gauche. Le maire, depuis 1995, est André Rouxel, socialiste, dessinateur industriel, également conseiller général du canton.

Le patrimoine industriel est en rétraction; l’ancien Alcatel (faisceaux hertziens, 320 sal.) a été repris par la société états-unienne Sanmina mais n'affiche plus que 30 salariés; Cofidur EMS fabrique des composants électroniques (75 sal.); de moindre taille sont les chantiers navals des CMN (JMV, 45 sal.) et Allures Yachting (35 sal.), les métalleries et chaudronneries Norimétal (45 sal.), BST (40 sal. et TCC (40 sal.); mécanique Almitec (35 sal.) et Porquet (25 sal.); plastiques B Plast (30 sal.), agencement de magasins MVA (20 sal.); imprimerie Lecaux (30 sal.); industrie du poisson Filpromer (35 sal.), mareyages Marée du Cotentin (35 sal.) et Les Viviers du Cap (20 sal.)

Dans le bâtiment et les transports, ingénierie Sonovision (20 sal.), travaux publics TPC (130 sal.) et Marc (55 sal.), maçonneries TPC (125 sal.) et Bernard (20 sal.), installations électriques Ineo (30 sal.), peinture en bâtiment Le Barbanchon (70 sal.), Guy Lefèvre (55 sal.), et Lassarrat (25 sal.); gestion de magasins et logistique Mainco (95 sal.), dépôt des bus urbains de Cherbourg (Keolis, 120 sal.), transports Noyon (25 sal.); blanchisserie RLD1 (55 sal.), nettoyage SMI (75 sal.), gardiennage ASG (30 sal.).

Dans les commerces se signalent un hypermarché Auchan (360 sal.), un centre Leclerc (210 sal.) et un Intermarché (45 sal.); magasins Brico Dépôt (75 sal.), Point P (35 sal.), Bricomarché (25 sal.), négoces d'équipements d'automobiles Aeds (40 sal.), de légumes et fruits Pomona (35 sal.), publicité Adrexo (100 sal.), agence de voyages Cherbourg Maritime (55 sal.).

Le canton a 24 900 hab. (26 000 en 1999), 5 communes, 6 428 ha dont 450 de bois; il inclut la grande commune de banlieue de La Glacerie, sortie de Tourlaville en 1901. Sur la côte, Bretteville (1 080 Brettevillais, 578 ha) prolonge Tourlaville vers l’est, mais n’a qu'une petite plage; une allée couverte est au sud-est de l'agglomération; elle avait 460 hab. en 1968 et a crû jusqu’en 1999; elle a 240 résidences secondaires (35% du parc) et un camping (95 places). La falaise morte, d'environ 90 m de commandement, laisse à son pied une étroite plaine cultivée, où est l'essentiel de l'habitat.

Sur le plateau, Digosville (1 590 Digosvillais, 927 ha), 4 km à l’est de Tourlaville, est en pleine croissance: moins de 600 hab. avant 1950, 880 en 1982, 1 350 en 1990; elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2008. La commune, qui ne touche pas au littoral, a un château à la Garancière et accueille le siège de la communauté de communes de la Saire (3 communes, 3 100 hab.), qu’elle forme avec Bretteville au nord et Le Mesnil-au-Val (680 Mesnillais, 1 334 ha), plus au sud, laquelle a gagné 120 hab. de 1999 à 2008 et contient le manoir de Barville, du 16e s., classé.