Tourrettes-sur-Loup

3 900 hab. (Tourettans), 2 928 ha dont 1 505 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton du Bar-sur-Loup, 12 km à l'est du chef-lieu à 400 m. La mention «sur Loup» est de 1894; la population, qui a fluctué à plusieurs reprises au 19e s. mais presque toujours au-delà de 1 000 hab., est restée inférieure à 900 hab. dans les années 1930 puis a sensiblement augmenté après la guerre. Elle a atteint 2 000 hab. en 1972; 3 000 en 1985; la progression s'est un peu ralentie (+300 hab. de 1999 à 2005). La commune enregistre aussi 560 résidences secondaires.

Le finage occupe les reliefs qui dominent les gorges et la vallée encaissée du Loup, dont le cours fixe les limites communales au sud et à l'ouest, où la commune touche aux gorges du Loup; vers l'est, il est borné par le vallon du Claret, affluent de gauche du Loup. L'habitat principal se cantonne à la partie orientale de la commune, qui regarde vers Vence et tourne le dos à Bar-sur-Loup; des villas se dispersent aussi sur le versant gauche du Loup, en soulane au sud-ouest, du côté du château des Vallettes et jusqu'au pont du Loup. Les hauteurs au nord atteignent 1 248 m au pic de la Coumette, 1 268 m au puy des Tourrettes.

Le village est perché et encadré par deux à-pics; il a des restes de remparts et portes, le château des Villeneuve (15e s.) qui abrite l'hôtel de ville, un beffroi du 16e s. sur la grande place ombragée de la Libération, et une villa classée d'Antti Lovag en demi-sphères et tuyaux (1989); spécialité de culture de violettes par une dizaine de producteurs (fêtes en mars), actif artisanat d'art, confiserie, un collège public. La commune contient aussi de nombreuses traces de restes antiques, le château Notre-Dame des Fleurs (19e s.) avec «parc géosculptural» et le château du Caire (18e s.), qui fut à Masséna.