Turbie (La)

3 000 hab. (Turbiasques), 742 ha, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Villefranche-sur-Mer, 17 km au NE de Nice. Le village, sur les hauteurs dominant Monaco, à 480 m, a été construit auprès du Trophée des Alpes, monument romain érigé quelques années avant notre ère à la gloire d'Auguste, et de quelque 49 m de haut, très abîmé jusqu'à son classement en 1865. Le nom même du village en dérive. C'est un «village pittoresque des Alpes-Maritimes», avec des restes de remparts, fontaine, église baroque. Les principaux employeurs privés sont le travail temporaire Drill (100 sal.) et Sud-Est Assainissement (50 sal.).

La Turbie a perdu en 1904 et 1908 les territoires de Beausoleil et Cap-d'Ail. Sa population est alors passée de 7 600 hab. en 1901 à 2 100 en 1906. Elle était inférieure à 1 200 hab. en 1954 puis s'est remise à croître, atteignant les 2 000 hab. en 1983; elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2004; à quoi s'ajoutent 600 résidences secondaires. Le finage de La Turbie n'a donc plus d'accès à la mer; très accidenté, il est traversé par l'autoroute, qui y offre à l'ouest un site de péage avec échangeur, et un accès direct à Cap-d'Ail et Monaco par un tunnel d'un kilomètre sous la Cime de la Forna. L'habitat colonise les hauteurs en étoile autour du village, notamment vers le sud jusqu'aux abords de la Tête de Chien, et à l'est au-dessus de Beausoleil. Au nord et à l'ouest, la réserve de la forêt départementale de la Grande Corniche protège les paysages. Un chemin de fer à crémaillère a relié Beausoleil au sanctuaire de Laghet de 1894 à 1932; chapelle du 17e s. et carrière romaine au mont Justicier, au-dessus de Beausoleil.