Valentigney

11 700 hab. (Boroillots) dont 230 à part, 974 ha, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Montbéliard, 6 km au SE de la ville sur la rive gauche du Doubs. La ville est très liée à la vie des usines Peugeot, qui y eurent leur grande usine d’outillages, sur un site maintenant réaménagé où subsiste l’usine Peugeot-Japy (350 sal.), spécialiste de crémaillères de direction et axes de boîtes de vitesses, passée en 2011 au groupe Maike Automotive, issu du décolletage de Haute-Savoie. Pourtant elle n’a elle-même que relativement peu d’emplois, en entreprises de petite taille, si ce n’est une usine Faurecia pour les échappements (320 sal., site de Beaulieu), passée au groupe japonais Fuji Kiko (groupe Koyo Seiko) en 2004, voire une fabrique de composants pour automobiles EAK (90 sal.), filiale de Faurecia et d’Autoliv, firme suédoise d’airbags, qui avait 200 sal. en 2005; métalmécanique et découpage Schligler (30 sal.), blanchisserie Lingenet (20 sal.); travail temporaire Ineo (50 sal.); magasin Super-U (30 sal.), transports Vecatel (65 sal.).

La commune a deux collèges et un lycée général publics; elle est fleurie (trois fleurs) et propose une ferme-musée de la paysannerie et des vieux métiers; une piste d’essais de Peugot est établie dans la forêt sur le pateau qui domine la ville à l'ouest (site de Belchamp, en partie sur Voujeaucourt). Le grand ensemble d’habitation des Buis, sur ce plateau, est considéré comme «zone urbaine sensible». Valentigney a eu 2 000 hab. en 1876, 4 100 en 1900, 5 700 en 1954 et a bondi à 11 200 en 1962, 14 900 en 1975; elle se dépeuple lentement depuis et aurait perdu un millier d'habitants de 1999 à 2008. Le maire est Daniel Petitjean, socialiste.

Le canton a 19 900 hab. (20 800 en 1999), 3 communes et 3 432 ha dont 1 186 de bois; il inclut Mandeure et Voujeaucourt.