Vercel-Villedieu-le-Camp

1 560 hab. (Vercellois), 2 996 ha dont 981 de bois, chef-lieu de canton du département du Doubs dans l’arrondissement de Pontarlier, 40 km ESE de la préfecture sur le second plateau du Jura, à 650 m. Vercel a absorbé en 1962 l’ancien village de Villedieu-le-Camp, alors évacué et détruit pour permettre l’extension du camp militaire de Valdahon; sa population augmente lentement depuis 1962 où elle était de 850 hab.; elle a encore gagné 270 hab. de 1999 à 2008. La bourgade a un collège privé et une maison familiale rurale, un atelier d’horlogerie FM (50 sal., bracelets-montres métalliques), fromagerie Lactalis (Fromagère de Vercel, 105 sal.), fabrique d'aliments du bétail Chays (Catena, 25 sal.).

Le canton a 12 400 hab. (10 400 en 1999), 28 communes et 28 995 ha dont 8 713 de bois. Il était jusqu'en 2009 dans l'arrondissement de Besançon; il s’étend largement sur le second plateau du Jura, vers 700 m, touchant au sud aux sources de la Loue et montant à 1 092 m au mont Chaumont à l’extrême SE. Hors de Valdahon, l’habitat se disperse en petits villages. Tout au nord, à Chaux-lès-Passavant (150 hab., 844 ha dont 347 de bois), 11 km NNO de Vercel à 585 m, se trouvent la grotte de la Glacière, un emposieu de 66 m de profondeur, et l’abbaye de la Grâce-Dieu, établie par les cisterciens en 1139 et qui abrite actuellement des trappistes dans des bâtiments du 18e s.

Brémondans (80 hab., 722 ha dont 280 de bois), petit village dans la vallée de l'Audeux au passage de la D 50, cache en aval la belle petite église inscrite de Leugney (12e s.). Au nord, Courtetain-et-Salans (80 hab., 685 ha dont 296 de bois), 11 km au nord du chef-lieu à l'angle nord-est du canton, héberge la publicité Projef, qui déclare 150 salariés; la commune résulte d'une fusion des années 1790. Un peu plus au sud, le tout petit village de Belmont (60 hab., 472 ha dont 161 de bois), 6 km au NNO du chef-lieu, entretient la maison natale de Louis Pergaud (1882-1915), l’auteur de La Guerre des boutons, tué lors de la Grande Guerre.

À 6 km à l’ouest de Valdahon, Étalans (1 150 Estalanais, 2 395 ha dont 684 de bois) est à la bifurcation de la N 57 vers Pontarlier et de la route de Morteau, à 610 m, et dotée d’une gare; la commune inclut à l’ouest le gouffre de Poudrey, qui passe pour disposer de la plus grande salle souterraine visible en France (600 de périmètre, 200 m de hauteur de plafond); maison des guides au village; centre d’aide par le travail. Le village abrite un négoce de matériaux (Sodex-Vieille, 30 sal.) et la commune a gagné 210 hab. de 1999 à 2008.

Côté est, Avoudrey (800 hab., 286 ha dont 290 de bois), 7 km SE de Vercel et 7 km ESE de Valdahon sur la route de Morteau, à 720 m, a gagné 70 hab. dans le même temps; elle a une gare et un centre de loisir, et des fabriques de charcuterie Amiotte (100 sal.) et Arcado (Salaisons du Plateau, 35 sal.), spécialistes des saucisses de Morteau et de Montbéliard, plus le négoce de fromage des Affineurs Franc-Comtois (20 sal.); plus la fabrique de bracelets-montres de cuir et de métal SIS (230 sal., marques Cobra, Atanoff, Vendôme), formé en 1998 par le regroupement de trois sociétés, mais qui a aussi 500 salariés en Chine et 250 à Madagascar… Longemaison (130 Longemaisonais, 963 ha dont 339 de bois), 6 km au sud d'Avoudrey à l'angle sud-est du canton, où passe la voie ferrée, est à 850 m et son finage monte au sud à 1 092 m au mont Chaumont.

Passonfontaine (280 hab.,1 949 ha dont 511 de bois), 9 km ESE de Valdahon, a un finage riche en tourbières d'altitude, dont la Grande Seigne. Épenoy (570 Spinoyens, 1 325 ha dont 365 de bois), juste au sud-est de Valdahon, a gagné 100 hab. de 1999 à 2008; maçonnerie BM (25 sal.). Nods (550 Nodois, 1 178 ha dont 361 de bois), 7 km au sud de Valdahon à 720 m, a un atelier de mécanique (Gresset, 35 sal.) et accueille le siège de la communauté de communes des Premiers Sapins, la moins peuplée du département (6 communes, 1 400 hab.); la population communale s'est accrue de 130 hab.entre 1999 et 2008 .

À l’extrême SO du canton, 16 km SSO de Valdahon, le petit village de Hautepierre-le-Châtelet (80 Hautchatelpierrois, 961 ha dont 362 de bois), est perché à 880 m sur le plateau au-dessus de l’impressionnante culée des sources de la Loue, offrant ainsi le grandiose belvédère de la Roche de Hautepierre. La commune est issée d'une fusion de 1907; Hautepierre avait alors 110 hab., Le Châtelet 30.