Vignoble languedocien et roussillonnais

vignoble le plus étendu de France, occupant 285 000 ha et produisant 20 millions d'hectolitres en année moyenne, dont 3,8 en vins AOC et vins doux naturels (VDN), 11,8 en vins de pays. Connu pour sa production de masse et ses difficultés d'écoulement, qui entraînent chaque année d'abondantes distillations et de nombreuses manifestations, souvent violentes, il a pourtant su évoluer vers des productions de grande et moyenne qualité, au prix d'un renouvellement partiel des cépages, des pratiques et des cuveries. Des coopératives se sont associées ou même ont fusionné, des investisseurs privés ont créé de nouveaux domaines, des négociants ont favorisé la recherche de qualité. Certes, le vignoble de masse domine encore en quantité et en chiffre d'affaires, mettant bien des viticulteurs et coopératives en grand danger.

Mais les crus de qualité progressent et ont reçu abondance d'appellations de toutes sortes. Les principales sont les côtes-du-rhône (652 000 hl plus 86 000 en côtes-du-rhône-villages), les corbières (556 000 hl), les coteaux-du-languedoc (410 000 hl). Suivent les côtes-du-roussillon (212 000 hl plus 79 000 en côtes-du-roussillon-villages), les costières-de-nîmes (230 000 hl), les minervois (187 000), les saint-chinian (137 000), les fitou (96 000), les faugères (71 000), les tavel (41 000), les cabardès (22 000) et les lirac (21 000). Du côté des vins doux naturels d'appellation, le Roussillon fournit à lui seul 206 000 hl (dont 137 000 de muscat de Rivesaltes, 102 000 de rivesaltes et 27 000 de grand-roussillon), suivent les frontignan (24 000), banyuls (23 000), maury (12 000), lunel (10 000), mireval (8 000) et saint-jean-de-minervois (5 000). La blanquette de Limoux s'ajoute à la liste pour 68 000 hl.