Villars-sur-Var

580 hab. (Villarois), 2 527 ha dont 952 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Nice, 51 km au nord-ouest de la préfecture. Le nom actuel est de 1931; il fut auparavant Villar, Villars ou Villars-du-Var. Sa population augmente lentement depuis les 390 hab. de 1960; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2006. Le village est perché à 410 m, au-dessus de la rive gauche du Var; une gare est dans le fond de la vallée, où circule le train des Pignes. L'église est en partie du 13e s.; ruines d'un château des Grimaldi (15e s.). Le domaine viticole du Clos Saint-Joseph bénéficie de la seule appellation (aoc) des côtes-de-provence dans le département; mais seuls 6 ha de vignes sont déclarés dans la commune.

Le canton a 2 100 hab., 10 communes, 20 088 ha dont 8 935 de bois; il va des gorges du Cians à l'ouest aux gorges de la Mescla à l'est et il est traversé au sud par le Var, vers l'est par la Tinée, dont les vallées sont très encaissées. Pierlas (80 Pierlasois, 3 131 ha) est la commune la plus septentrionale, à 27 km au NO du chef-lieu par la route (11 km à vol d'oiseau), à 1 000 m d'altitude au fond d'un vallon affluent de gauche du Cians sous le sommet des Clots (2 105 m); les gorges du Cians sont au nord-ouest du finage. Lieuche (45 Lieuchois, 1 340 ha dont 714 de bois) est perché au-dessus de la rive gauche du Cians à 850 m, à 5 km de la rivière par une route en lacets. Thiéry (90 Thiérois, 2 224 ha dont 1 059 de bois) est dans une position voisine un peu plus au sud, à 1 050 m, mais au bout d'une route qui vient directement de Villars au terme de 13 km. Le finage est longé à l'ouest par les gorges inférieures du Cians.

Touët-sur-Var (450 Touétiens, 1 498 ha dont 779 de bois) est plus accessible, dans la vallée du Var juste en aval du confluent du Cians, au bord de la N 202, 10 km à l'est de Puget-Théniers à 350 m seulement; elle a une gare du train des Pignes. La mention «sur Var» est de 1909 et a remplacé Touët de Beuil. La population augmente depuis le minimum de 1962 (250 hab.) et a gagné 165 hab. de 1999 à 2006 (+37%).

À l'est du chef-lieu sont cinq autres communes. Massoins (120 Massoinques, 1 213 ha) est à 5 km à l'est de Villars par la route (2 km à vol d'oiseau), à 410 m, et son finage très étroit va au nord jusqu'à la Pointe des Quatre Cantons (1 804 m); musée des moulins à huile. Malaussène (170 Malaussénois, 1 948 ha dont 1 461 de bois) est en face, au sud du Var à 410 m aussi dans un vallon affluent, à 8 km au SE de Villars (3 km à vol d'oiseau); son finage se limite au versant droit du Var, en ombrée, où il monte au mont Vial (1 550 m), et atteint à l'est les gorges de la Mescla, traversées en tunnel par la route et la voie ferrée. La population était tombée à 70 hab. en 1975 et 1982; elle avait atteint 420 hab. en 1858 - et plus de 1 000 momentanément en 1891 au moment du creusement des tunnels.

Juste au sud du confluent du Var et de la Tinée. Bairols (110 Bairolois, 1 524 ha dont 1 399 de bois) est un village perché à 880 m, presque en face de Clans au-dessus de la rive droite de la Tinée, mais à 7 km du Pont de Clans par une route escarpée. Bairols est restée à 30 hab. de 1946 à 1980 et a repris un peu de volume ensuite, en rénovant avec applications ses maisons et ses rues, mais s'est encore affaiblie de 1999 à 2004. La forêt de Duina couvre ses pentes, qui montent à 1 401 m; usine électrique au fond de la Tinée au nord de la commune. Tournefort (140 Tournefortois, 1 013 ha dont 600 de bois) est plus au sud sur une crête dominant la Tinée, à 1 050 m; le village originel, détruit par le séisme de 1887, n'est accessible que par une route non revêtue, 4 km à l'est de Massoins. La reconstruction s'est traduite par la dispersion de l'habitat. Le finage longe la Tinée, sur 7 km sur sa droite, jusqu'au confluent avec le Var.

En face, le finage plus étendu de la commune de La Tour (300 Tourriers, 3 670 ha dont 1 736 de bois) occupe deux grands vallons à l'est de la Tinée; il monte à 1 586 m à la Cime de Bellegarde à l'est, à 1 623 m au mont Manglande au nord. Le village, classé et inscrit comme «village pittoresque des Alpes-Maritimes», se perche à 7 km au-dessus de la Tinée, face à Tournefort. Il a une église romane du 12e s., des chapelles des 14e-15e s., une maison du 15e s., de nombreuses maisons peintes avec trompe-l'œil; espace artisanal du Béal avec d'anciens moulins. Deux petites routes montent du village vers Utelle au sud-est et vers Roquebillière au nord-est par le col d'Andrion (1 681 m). La commune a eu moins de 40 hab. au creux des années 1960.