Watten

2 600 hab. (Wattenais), 732 ha dont 150 de bois, commune du département du Nord à l'extrême sud du canton de Bourbourg, sur la rive droite de l'Aa au pied du mont Watten. Elle fut le siège d'une abbaye née en 1072 et dont on visite les restes, dont une tour ruinée. Le nom est réputé signifier «le gué» et se prononce Ouatène; mais le site est celui d'un défilé entre la butte du mont Watten, dit ici «la Montagne», et la crête de la forêt d'Éperlecques de l'autre côté de l'Aa; il fait davantage penser à une «porte» (wade, gate), encore occupée par la mer au 7e siècle. Le mont Watten est une butte isolée qui monte à 72 m au-dessus de la plaine de Flandre, et porte des restes de motte féodale et un moulin-tour du 18e s. restauré et actif (moulin de la Montagne).

La ville a une église du 13e s., des restes de fortifications des 17e-18e s., un port de plaisance et son «géant» de 5 mètres, Gilles Dindin. Elle dispose de nombreux commerces, mais seulement de très petites entreprises; elle a un collège public et un privé, et une maison de retraite. La gare est sur la rive gauche de l'Aa, dans la commune d'Éperlecques et donc en Pas-de-Calais. La population communale, qui avait atteint 1 200 hab. vers 1850 et 2 100 en 1900, a crû jusqu'en 1982 (3 200 hab.); mais elle décline depuis et elle a encore perdu 330 hab. entre 1999 et 2010.