Xertigny

2 830 hab. (Xertinois), 5 025 ha dont 1 824 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l’arrondissement d’Épinal, 19 km au sud de la préfecture. C’est l’un des centres de service et d’animation de la Vôge, équipé d’un collège public et d’une gare; maison de convalescence Ambroise Paré (25 sal.). La ville fut un lieu de brasserie depuis 1750, et la mairie occupe l’ancien château dit des Brasseurs, édifié en 1888 dans un style néoclassique avec un parc de 4 ha, devenu arboretum public, mais la brasserie, reprise par Champigneulles, a fermé en 1966. D’autres ateliers, surtout de meubles et de confection, ont également disparu. Il reste une grosse fromagerie (SFX, 260 sal.) reprise par le groupe Lactalis, une usine métallurgique (Tréfileries de Xertigny, 130 sal.); supermarché U (30 sal.). La ville fête tous les deux ans… les pissenlits, avec une association et même une confrérie spécialisées. Elle a eu 4 000 hab. en 1860, et se tient autour de 3 000 depuis les années 1920, avec une légère tendance récente à la baisse.

Le canton a 10 100 hab., 8 communes, 25 095 ha dont 9 676 de bois; il s’étend largement sur le plateau de grès de la Vôge et touche au sud au département de la Haute-Saône, par Le Clerjus (580 530 hab., 3 293 ha dont 1 517 de bois), 14 km SSO de Xertigny, qui domine la vallée profondément encaissée de la Semouse et englobe le grand bois du Clerjus; une gare est au NO de la commune, sur la ligne de Luxeuil à Épinal. Le nord du canton, assez proche d’Épinal, est plus actif. Hadol dépasse 2 000 hab. Dounoux (810 Dounousiens, 923 ha dont 283 de bois), 7 km au NNE de Xertigny sur la route d’Épinal, inclut le fort du Bambois, qui faisait partie du cercle de défense d’Épinal; peinture en bâtiment Chevallier (25 sal.), transports Grossi (20 sal.).

Uriménil (1 380 Urménilois, 1 562 ha dont 372 de bois), 9 km au nord de Xertigny dans la haute vallée du Coney, a aussi son fort des Friches, mais se signale surtout par l’usine Bihr, spécialiste de ficelles agricoles depuis 1898, qui emploie 300 personnes et qui bien entendu est passée du chanvre au polypropylène en 1965; c’est le premier européen dans la spécialité et l’entreprise est restée familiale. La commune a eu 1 600 hab. en 1861 puis était descendue à 900 entre 1930 et 1950; la population a fortement augmenté jusqu’en 1982 (1 540 hab. sdc) avant de diminuer à nouveau.

Uzemain (1 120 Manuziens, 2 730 ha dont 770 de bois), 8 km au NO de Xertigny, est au confluent du Coney et du Cône; à l’ouest, le canal de l’Est emprunte un vallon qui descend vers le Coney, par les hameaux de Thiélouse et Méloménil, et passe la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Saône et de la Moselle, au prix d’une série d’écluses. Le fort du Roulon se tient au nord de la commune; celle-ci a un atelier de plasturgie (Toda, 35 sal.); sa population remonte un peu depuis 1975 (840 hab.) mais elle avait atteint 1 820 hab. en 1881.

À l’extrémité NO du canton, Charmois-l’Orgueilleux (610 Charmoisiens, 3 592 ha dont 2 082 de bois), 14 km au NO de Xertigny, est entouré par les grands bois de la forêt du Ban d’Harol, qui cachent plusieurs étangs et se terminent à l’est au-dessus du canal de l’Est; la commune a eu 1 350 hab. en 1866 et continue de se dépeupler.