Canton du Catelet

Catelet (Le)

200 hab. (Catelésiens), 41 ha, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Saint-Quentin, 18 km au nord de la ville, sur le haut Escaut. Ce fut une forteresse, c’est un chef-lieu déchu. La commune a eu 500 hab. vers 1880 mais n’a plus jamais atteint 300 hab. depuis 1914.

Le canton a 8 500 hab., 18 communes, 13 926 ha; il est limitrophe des départements du Nord et de la Somme et traversé par l’autoroute A 26 (sans accès), la N 44, le canal de Saint-Quentin et même une chaussée Brunehaut de Vermand à Bavay. La commune du Catelet, minuscule, est presque complètement entourée par celle de Gouy (610 Goiciens, 1 760 ha), dont le village est juste en face du Catelet à l’est, de l’autre côté de l’Escaut naissant. Gouy a perdu 50 hab. depuis 1999. La source actuelle de l’Escaut est dans la commune, près des ruines de l’abbaye du Mont-Saint-Martin. Mais elle fut jadis 5 km plus à l’est à Beaurevoir (1 550 Bellovisiens, 2 173 ha), comme le montre la vallée sèche dite «canal des Torrens». Beaurevoir, qui avait 2 300 hab. en 1911 et dont la population a remonte légèrement de 1960 à 1999, est le véritable centre cantonal, doté d’un collège public et montrant un donjon ruiné; maison de retraite Orpéa (45 sal.), broderies et dentelles Carrion (20 sal.) et Roppe (12 sal.). Beaurevoir a reçu en 2009 un parc de parc de 5 éoliennes (10 MW).

Une Chaussée Brunehaut traverse le finage de Beaurevoir au sud du village. Elle passe par Estrées (410 hab., 704 ha), 6 km au SE du Catelet, village-rue au nom significatif, et par Nauroy (690 Nauroisiens, 627 ha) qui est au sud-ouest. La trace s'en retrouve jusqu'à Vermand, et elle rejoint à Riqueval la grand-route de Saint-Quentin à Cambrai (ancienne N 44). Le canal de Saint-Quentin va du bassin de l’Oise à celui de l’Escaut par le souterrain de Riqueval, dans la commune de Bellicourt (650 Bellicourtois, 977 ha) au sud du chef-lieu; le tunnel, creusé de 1801 à 1810, mesure 5 670 m de long; un musée du touage est établi au hameau de Riqueval; un mémorial américain est au nord du finage. Bellicourt, qui a perdu 50 hab. de 1999 à 2008, est le siège de la vaste communauté de communes du pays du Vermandois, qui groupe 53 communes (30 400 hab.). À Bony (130 hab., 798 ha), au nord de Bellicourt et à 2 km SO du Catelet, cimetière militaire américain.

Vendhuile (520 Vendolésiens, 1 096 ha), 3 km au NO du Catelet au bord de l’Escaut et du canal, a une église reconstruite en 1927 sous un aspect moderne par J. Droz, à coupole de béton et vitraux; une petite activité de broderie subsiste à côté de la grande agriculture; négoce de matériaux Sobermat (25 sal.), maçonnerie TDA (20 sal.); la population a baissé de 40 hab. après 1999. Bellenglise (390 Bellenglisois, 640 ha) est au bord du canal de Saint-Quentin juste au sud de Riqueval, et près de la N 44, à 10 km au NNO de Saint-Quentin; monument de guerre australien, cimetière britannique, aire de repos de la Haute Bruyère sur l'A 26; l’Omignon, affluent de la Somme, a sa source dans la commune.

Magny-la-Fosse (130 Magnyfossiens, 363 ha), à l'est de Bellenglise, accueille les transports Loiseaux (40 sal.). Lehaucourt (850 Lehaucourtois, 937 ha) est juste au sud, dans la dépression qu'emprunte le canal de Saint-Quentin , 12 km au nord de la ville; son nom s'écrivait Le Haucourt jusqu'en 1998. Elle a reçu en 2007 les quatre éoliennes du parc du Moulin de Merville (10 MW, SNET) et en 2008 le parc éolien de Lehaucourt-Gricourt (11 mâts, 22 MW), au groupe allemand E.ON, qu'elle partage avec Gricourt dans le canton de Saint-Quentin-Nord, le long de l'A 26 et de part et d'autre de l'ex-N 44 devenue D 1044. Levergies (610 Levergeois, 767 ha) est un assez gros village un peu plus à l'est; la commune avait 1 300 hab. en 1860, et s'est dépeuplée jusqu'en 1945; sa population est assez stable depuis.