Canton de Chauny

Chauny

12 600 hab. (Chaunois) dont 450 à part, 1 328 ha, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Laon, 29 km au sud de Saint-Quentin sur la rive droite de l’Oise. Desservie par la N 32, la voie ferrée et le canal de Saint-Quentin, Chauny était surtout connue pour la grande manufacture de glaces de Saint-Gobain, établie en 1665 au milieu des bras de l’Oise. Entièrement détruite en 1914-1918, la ville a dû être reconstruite ensuite. Elle reste une cité industrielle, orientée vers la chimie, jadis née des besoins de la glacerie sous la forme de la «soudière», et la métallurgie.

Le principal établissement dans le premier secteur est celui de l’états-unien Rohm et Haas, au groupe Dow Chemical, proclamé «le plus important centre de production de résines échangeuses d’ions dans le monde», qui occupe 330 salariés et 70 ha (adoucisseurs d’eau). S’y ajoutent Arkema (groupe Total, chimie, 85 sal.); la SICA (Société industrielle et chimique de l’Aisne, 70 sal.), spécialiste de l’antimoine; Unidel-Vabel (55 sal.) qui conditionne des parfums. Dans le second secteur se signalent l’aluminerie Monopanel (panneaux pour bâtiments, 120 sal., au groupe néerlando-britannique Corus), le profilage à froid Tata Steel (140 sal.), le suédois Sandvik (concasseurs et cribleuses, 70 sal.), Le Métal industriel (AMPCO, 25 sal.), la fonderie Choquenet (pièces mécaniques, 70 sal.), Autexier (robinetterie, 35 sal.), les bascules Maréchalle Pesage (25 sal.).

Dans d'autres domaines, traitement de déchets Picardie Régénération (30 sal.), installations électriques SETI (30 sal.), espaces verts Tayon (40 sal.). Mais Nexans (câbles électriques) a fermé en 2009 avec 220 salariés et la Coulée Continue de Cuivre du même groupe. Dans les services, travail temporaire Adecco (80 sal.), Manpower (55 sal.); comptabilité FCN (25 sal.); nettoyages SNBN (25 sal.), SHNI (20 sal.). Un centre d’appels Euro-CRM s’est installe, avec 190 salariés; dans les commerces,magasin Intermarché (95 sal.), Bricomarché (25 sal.), plantes d’ornement Tayon (40), pharmacie Azema Grehan (35 sal.).

Chauny a un musée municipal, un centre hospitalier (225 lits), un collège et deux lycées publics, un collège et un lycée privés, un centre d’aide par le travail; La ville avait atteint 10 000 hab. en 1900, s’est affaiblie dans l’entre-deux-guerres puis est montée à 14 400 hab. (sdc) en 1975, mais sa population diminue depuis; elle s'est abaissée de 500 hab. entre 1999 et 2008. La commune a pour maire Marcel Lalonde, divers droite (parti radical). Chauny est le siège de la communauté de communes de Chauny-Tergnier, qui groupe 23 communes et 40 200 hab. Chauny-Tergnier est également le nom donné à un «territoire» du département de l’Aisne, qui correspond à la communauté de communes de même nom et fait partie du pays Chaunois officiel. L’unité urbaine Insee est donnée pour 19 200 hab., l’aire urbaine pour 21 700.

Le canton a 24 300 hab. (24 100 en 1999), 20 communes, 15 857 ha; il est limitrophe du département de l’Oise. Au nord-ouest, le bas plateau qui domine le val d’Oise est accidenté et boisé. Au sud-est, le canton déborde peu de la large vallée de l’Oise, mordant toutefois sur la forêt de Coucy-Basse à Sinceny. Outre Sinceny, Ognes (1 170 Ognois, 614 ha) au sud-ouest de Chauny, Autreville (860 hab., 355 ha) 5 km au SSE, qui a un magasin Carrefour (50 sal.) et s'est accrue de 80 hab. depuis 1999, et Viry-Noureuil (1 930 Virois, 1 776 ha dont 325 de bois) au nord-est complètent l’agglomération. Outre la maçonnerie Warluzel (25 sal.) et les travaux publics Guérin-Dromas (20 sal.), un hypermarché Auchan (250 sal.) s’est installé à Viry, dont la population a crû après le creux des années 1930 (1 100 hab.).

Condren (740 Condrinois, 558 ha), 5 km ENE de Chauny, village-rue sur une ancienne chaussée filant droit sur Saint-Quentin, est proche de Tergnier; la commune accueille une usine de vitrages de Saint-Gobain (110 sal.), la restauration collective Apetito (65 sal.). Amigny-Rouy (740 Amignyrouysiens, 1 308 ha dont 378 de bois), 3 km au sud-est de Condren, contient une partie de la forêt domaniale de Coucy-Basse; une Chaussée Brunehaut fixe la limite occidentale de son finage, traverse la forêt et passe par Condren et Tergnier. La commune avait eu 1 500 hab. en 1841, et un minimum de 500 hab. en 1962; elle a gagné 100 hab. de 1999 à 2008.

Toute une série de villages s’accrochent à l’ouest du canton, sur le plateau découpé, son talus boisé et les basses pentes qui dominent l’Oise. Les plus peuplés sont Villequier-Aumont (630 Genlisiens, 1 234 ha dont 431 de bois), 4 km au nord de Chauny, qui conserve un château sur le site de l’ancienne abbaye d’Athiémont, dont le finage monte sur le plateau dans le bois de Genlis; elle s'est nommée Genlis au 18e s., d'où le gentilé, et a absorbé le Plessier-Godin à l'ouest, puis Guyencourt-et-Plessis au nord en 1819 et a changé de nom ensuite; et Frières-Faillouël (940 Friérois, 1 526 ha dont 700 de bois), commune double en clairière 5 km plus au nord, très liée à Tergnier à 6 km au NO de celle-ci, et résultat d'une fusion des années 1790, Faillouël à l'ouest sur la D 937; elle avait 1 400 hab. vers 1820; sa population a un peu augmenté après 1975 (570 hab.) et a encore gagné 160 hab. de 1999 à 2008.

Abbécourt (500 Abébcourtois, 596 ha), 4 km au SO de Chauny, qui a gagné 40 hab. dans le même temps, a une gare et le bénéfice de la confluence du canal latéral à l’Oise et du canal de l’Oise à l’Aisne, lequel est contraint de traverser l’Oise par un pont-canal; carrelage et revêtements RC2B (35 sal.). Marest-Dampcourt (330 hab., 835 ha dont 236 de bois) à l'ouest d'Abébcourt tient l'angle sud-ouest du canton; elle est issue d'une fusion des années 1790, Dampcourt étant en aval; elle avait 640 hab. en 1851 et sa population est au même niveau depuis les années 1920.


Sinceny

2 190 hab. (Sincenois), 1 313 ha dont 637 de bois, commune de l’Aisne dans le canton de Chauny, 2 km au SE de Chauny sur la rive gauche de l’Oise: la commune s’étend au SE dans la forêt domaniale de Coucy-Basse, qui prolonge vers l’ouest la forêt de Saint-Gobain. Elle est une banlieue résidentielle de Chauny, longtemps figée vers 2 000 hab., et qui était brièvement montée à 2 300 dans les années 1970. De son territoire s’était détachée en 1836 Autreville (780 hab., 355 ha), au sud-ouest, sur la route de Soissons; Autreville abrite un supermarché Carrefour (50 sal.) et de petits ateliers, et sa population croît lentement depuis le creux des années 1930 (620 hab., contre plus de 1 000 en 1900), gagnant encore 80 hab. de 1999 à 2008.