Canton de Ribemont

Ribemont

2 060 hab. (Ribemontois), 2 691 ha dont 213 de bois, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Saint-Quentin, 14 km ESE de celle-ci, sur la rive gauche de l’Oise. Le bourg a une grosse église en partie du 12e s., des restes d’une enceinte et de l’abbaye bénédictine de Saint-Nicolas-des-Prés. C’est à Ribemont que naquit Condorcet en 1743; sa maison natale, du 17e s., a été aménagée en musée. La ville a un collège public, et une voie ferrée de fret vers Saint-Quentin, où circule le train touristique du Vermandois; usine de transmissions pour automobiles du groupe britannique GKN Driveline (85 sal.), atelier de confection Hoste (20 sal., vêtements de travail), magasin Écomarché (25 sal.). La population communale, qui avait atteint 3 200 hab. dans les années 1880, a baissé ensuite puis est restée stable après 1920, avec toutefois une légère tendance au recul depuis 1990 (-130 hab. entre 1990 et 1999, -90 hab. entre 1999 et 2008).

Le canton a 8 600 hab. (8 800 en 1999), 15 communes, 19 962 ha; il est traversé au NO par la vallée de l’Oise, que suit le canal de la Sambre, et au SE par la petite vallée du Péron, sous-affluent de l’Oise par la Serre. À Sissy (510 Sissiaquois, 1 076 ha), en face de Ribemont sur la rive droite de l’Oise, belle sculpture d’une Mise au tombeau dans l’église. Parpeville (230 hab., 1 582 ha), 7 km à l’est de Ribemont, a pu conserver un château de brique et pierre de 1722 et son finage contient au nord les hameaux de Villancet et Torcy.

Origny-Saint-Benoîte (1 740 Orignaquois, 2 330 ha), au nord du canton, partage l’animation du canton avec Ribemont; elle est le siège de la communauté de communes du Val d’Origny, la plus petite du département de l’Aisne, qui groupe 4 communes (3 500 hab.) de la partie orientale du canton. Mais, s’il lui reste des commerces et des services, elle a perdu l’une des usines qui avaient fait sa renommée, la cimenterie, qui employait encore 200 personnes vers 1995. La sucrerie-distillerie, du groupe Tereos, emploie près de 300 personnes à produire 190 000 t de sucre par an et 600 000 hl d’alcool et tente une production d’éthanol de blé (Bioéthanol, 20 sal.), qui doit monter à 2 Mhl/an, une autre de bétaïne, avec le danois Danisco; elle a été fondée en 1869 et elle est devenue une pièce majeure du groupe Union-SDA qui a absorbé Béghin-Say; elle groupe près de 900 coopérateurs, cultivant près de 20 000 ha de betteraves. France-Fondants (50 sal.) fabrique des produits sucrés pour les pâtisseries. Origny avait 2 300 hab. dans les années 1960 et 1975 (et 2 700 en 1880); elle a perdu 50 hab. de 1999 à 2008.

Au sud du canton, Séry-lès-Mézières (660 Sérysiens, 1 151 ha), dont le village est à 4 km au SO de Ribemont sur la rive gauche de l'Oise, et dont un Chemin des Romains borde au nord-est le finage, a un parc éolien de 15 machines en trois tranches (30 MW) ouvert en 2009 par l'espagnol Iberdrola; moulin inscrit de Sénercy à l'ouest du village, au bord de l'Oise. Le village de Surfontaine (100 hab., 638 ha), 4 km au sud-est de Séry, est sur le Chemin des Romains, et doublé à l'est par le hameau de Fay-le-Noyer dans la même commune, associé dès les années 1790.; la commune a eu eu 620 en 1846, et 66 en 1990. Renansart (170 hab. 871 ha), juste au sud, a symétriquement pour annexe le hameau de Méchambre à l'ouest et abrite une entreprise d’électricité (Leclère, 40 sal.); elle avait 670 hab. en 1840 et se dépeuple encore.

La Ferté-Chevresis (600 Fertois, 2 392 ha) est le principal village au sud-est du canton, dans la vallée du Péron à 11 km de Ribemont; son nom fut La Ferté-sur-Péron avant que Chevresis-les-Dames, au sud dans la même vallée, lui soit réunie en 1819; son finage au dessin complexe englobe à l'ouest Ferrière, au nord-ouest le Bois de Frémont. Pleine-Selve (180 hab., 605 ha), 6 km à l'est du chef-lieu, a une église classée des 14e-15e s., dont la nef est aussi haute que le clocher-porche. Chevresis-Monceau (360 Chevrésiens, 1 685 ha) est à 2 km en amont de La Ferté dans la vallée du Péron, 11 km SE de Ribemont; son nom fut Chevresis-le-Meldeux jusqu'en 1819, date à laquelle elle a absorbé Monceau-le-Viel, en amont, dont il ne reste guère que le lieu-dit; grosse maison de retraite-château de brique datant du 19e siècle (68 lits).