Canton de Vic-sur-Aisne

Vic-sur-Aisne

1 750 hab. (Vicois), 523 ha, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Soissons, 17 km à l’ouest de la ville sur la rive gauche de l’Aisne au confluent de l’Hozier. Vic a un château du 17e s. restauré au 19e et après 1920, avec un donjon du 12e s. et un parc à la française. Elle est un centre actif de cooépration agricole, et dispose d’un gros ensemble agro-alimentaire partagé avec Montigny-Lengrain; mais sa principale usine, celle des chips Vico (300 sal., amuse-bouche salés), fondée par de grands agriculteurs, est maintenant associée à l’allemand Intersnack Knabber. Vic a aussi un atelier de fabrication d'appareils ménagers (Aeva, 25 sal.), deux chantiers de travaux publics Eiffage (130 sal.), ingénierie Tinzini (45 sal.). La commune avait une population croissante depuis 1950 (850 hab.), mais elle a perdu 80 hab. entre 1999 et 2008; elle dispose d’un collège public et a reçu le siège de la communauté de communes du pays de la vallée de l’Aisne, qui réunit 24 communes.

Le canton a 10 600 hab. (10 300 en 1999), 25 communes, 21 700 ha; limitrophe du département de l’Oise, il s’étend sur les plateaux de part et d’autre de la vallée de l’Aisne. Montigny-Lengrain (680 Ignymontains, 1 138 ha dont 229 de bois) complète Vic: si le village est à 4 km au sud de Vic, le finage occupe aussi une partie de la vallée de l’Aisne où se trouve l’ensemble industriel de Vic, dont la fabrique Intersnack, ainsi qu’une usine de fécule et amidon de grains du groupe nordiste Roquette (110 sal.); une fabrique d'aliments pour nourrissons Babynov (110 sal.), filiale de Materna, s'est substituée en 2010 à la société Fraîcheur d'Europe Beau Marais, filiale de McCain, qui traitait les pomems de terre et qui avait fermé en 2007. La sucrerie du groupe Tereos (140 000 t/an, 100 emplois plus 60 saisonniers, pour 375 coopérateurs cultivant 13 000 ha de betteraves) a fermé en 2008. La population de la commune a néanmoins très peu varié depuis 150 ans; elle s'est accrue de 40 hab. depuis 1999.

Au nord du canton, la vallée du ru d'Hozien entaille le plateau. Saint-Christophe-à-Berry (430 Saint-Christophois, 778 ha), 3 km au nord de Vic, qui conserve quelques restes de la Grande Guerre (dont un poste de commandement inscrit), contient aussi les hameaux de Berry, Sacy et Cagny et a gagné 80 hab. de 1999 à 2008. Morsain (440 Morsainois, 1 434 ha dont 305 de bois), 7 km au nord-est de Vic, a reconstruit une église classée du 13e s. et son finage contient les hameaux d'Eury, Ouilly et Berlinval dans la vallée, Vaux au nord dans un vallon. Vézaponin (120 Vézaponiens, 318 ha) et Épagny (340 Spagniciens, 1 100 hab.) voisinent plus en amont.

Nouvron-Vingré (220 Nouvronnais, 925 ha) associe depuis 1826 deux villages sur le plateau entre Aisne et Hozien, Vingré à l'ouest de Nouvron, et conserve plusieurs monuments des années 1920. Tartiers (180 hab., 889 ha dont 300 de bois) occupe le fond d'un vallon qui se creuse vers l'Aisne. Cuisy-en-Almont (340 Montécussiens, 917 ha), qui est 9 km à l'ONO de Soissons, sur le rebord du plateau qui domine la vallée de l'Aisne, a une église classée des 12e et 15e-16e s.

La vallée de l'Aisne est l'axe du peuplement et de la circulation, emprunté par la N 31. Berny-Rivière (610 Bernéens, 787 ha dont 200 de bois), 2 km en amont de Vic, a plusieurs grottes (creuttes) et une file d'habitat au pied du versant, dont le hameau de Roche à l'est. De petits villages s’accrochent sur les versants et les cuves du plateau septentrional, assez découpé. Ressons-le-Long (800 Ressonnais, 1 055 ha), 4 km au SE de Vic sur le versant gauche de l'Aisne, a une église classée des 12e et 14e s. et accueille l'ingénierie Profab (45 sal.); la commune a gagné 40 hab. depuis 1999; elle comprend une file de hameaux au pied du coteau, de Gorgny et Mainville à l'est à Chéneux et Montois à l'ouest; la ferme de la Montagne, au-dessus du village, est du 14e s.

Fontenoy (530 Fontenoviciens, 903 ha) est sur la rive droiteà 6 km à l'est de Vic; son village est doublé par celui de Port-Fontenoy à l'ouest; au nord au fond d'un vallon est le site des Carrières de l'Infirmerie et du Premier Zouave. Osly-Courtil (310 hab., 523 ha) est en amont; le petit hameau de Courtil est à l'est du village d'Osly. En face, au débouché d'un vallon du versant gauche de l'Aisne, Pernant (710 Pernantais, 983 ha), 6 km à l’ouest de Soissons, a gagné 60 hab. depuis 1999; le village est dominé par un ancien donjon (14e s.) et a une église classée du 12e s.; la vallée de l’Aisne est trouée de larges étangs de tourbières et grévières. Saconin-et-Breuil (240 Saconois, 853 ha), 8 km au SO de Soissons dans un vallon qui descend vers l'Aisne, a une église classée des 12e-13e s.; la commune est issue d'une fusion de 1873; Breuil s'accroche au sud-est sur rebord du plateau, Saconin est au fond du vallon.

Le plateau méridional est plus massif, mais entaillé du sud au nord par le ru de Retz. Ambleny (1 230 Amblenois dont 100 à part, 1 732 ha dont 216 de bois), 6 km ESE de Vic au débouché de la petite vallée du Retz dans celle de l'Aisne, a conservé un gros donjon du 12e s. à quatre tours et une église classée des 12e-13e s.; anciennes carrières, nécropole nationale du Bois-Robert, centre de formation agricole avec maison familiale rurale, installations de plomberie Mauprivez (35 sal.), nettoyage Technipropre (210 sal.). Saint-Bandry (230 Blaises, 602 ha), dans un vallon de gauche de la vallée du Retz, a une église classée des 12e et 16e s. à haut clocher latéral.

Également dans la vallée du Retz mais à 5 km au sud d’Ambleny, Cœuvres-et-Valsery (480 Cœuvréens, 1 252 ha dont 390 de bois) a quelques restes de l’ancienne abbaye de Valsery, ainsi que des communs d’un château du 16e s., et une maison de retraite de 40 employés; sa population s'est augmentée de 40 hab. depuis 1999. Saint-Pierre-Aigle (380 Saint-Pierrois, 1 202 ha dont 514 de bois) est à 13 km au SSE de Vic dans la haute vallée du ru de Retz; église classée des 13e et 16e s., carrières de pierre (25 sal.).