Cantons de Soissons

Soissons

29 700 hab. (Soissonnais) dont 1 140 à part, 1 232 ha, sous-préfecture de l'Aisne, 32 km au SO de Laon par la N 2. Nommée d'après la tribu gauloise des Suessiones, elle fut la capitale de Clovis en 486, puis la capitale des Carolingiens où fut couronné Pépin le Bref, et reçut plusieurs grandes abbayes. Entrée dans une demi-obscurité après la promotion de Paris, elle ne bénéficia guère de l'industrialisation qu'après 1918. Le centre-ville, entouré de boulevards, dessine une ellipse d'axe nord-sud le long de la rive gauche de l'Aisne; il comporte d'assez nombreuses places et des parcs. L'hôtel de ville est au nord, près de l'église abbatiale Saint-Léger, accompagné de cryptes et d'un musée.

La vaste cathédrale (114 m de long, 30 m de hauteur de nef) est au centre, de style gothique classique, avec un beau portail du Rosaire, du 14e s., et un croisillon sud roman du 12e s.; elle voisinait avec l'abbaye Notre-Dame-Saint-Pierre, dont quelques murs se voient dans un square. Au sud, la sous-préfecture flanque l'abbaye de Saint-Jean-des-Vignes, créée en 1076 et qui a un cloître du 13e s., plus un petit cloître du 16e s. La quatrième abbaye, dédiée à saint Médard, était tout à l'est hors la ville ancienne, de l'autre côté de l'Aisne. Au sud de la ville dans la vallée de la Crise, château de Chevreux, près d'un échangeur de la N 31 sur la rocade sud de Soissons.

Soissons est un centre tertiaire, avec de nombreux magasins, un centre hospitalier de 330 lits et une clinique (100 sal., 63 lits), trois collèges et cinq lycées publics, un collège et deux lycées privés; maison de retraite Orpea (50 sal.). L’emploi industriel a été abondant mais très fluctuant. L’usine de pneus Wolber, au groupe Michelin, a fermé en 1999 en supprimant 450 emplois. La chaudronnerie BSL, passée au groupe italien Sitindustrie et qui avait encore à Billy 160 emplois en 2003, a également fermé. Or Soissons n’a guère bénéficié de reconversions. Seules quelques communes de banlieue ont pu conserver des usines de 100 à 200 emplois.

À Soissons même, les ateliers sont de moindre taille: menuiserie industrielle Bipa (105 sal., fenêtres, groupe Briand), chaudronnerie GRG Groebli (75 sal.), bétons Chapsol (80 sal.), bennes Thévenon (30 sal.), charrues Demblon (30 sal.), mécanique Dargent (Academium, 35 sal.), Ceric (25 sal.); matériels électriques Decelect (35 sal.), maçonnerie Sorebat (30 sal.), couverture Roquigny (30 sal.), traitement des eaux de la Lyonnaise (40 sal.); laboratoire d'analyses médicales Corcy (70 sal.).

Dans le secteur tertiaire se distingue un hypermarché Cora (405 sal.); Monoprix ajoute 70 emplois, Conforama 40, Decathlon 35, Bricorama 30, MrBricolage 20; négoces de matériel agricole Bernardi (35 sal.), d'optique Visioptic (25 sal.). Le Logement familial (120 sal.) et l’Office de Soissons (85 sal.) s’occupent de logements; comptabilité CHD (35 sal.), Berson-Decrocq (30 sal.), Roffe (20 sal.); assurances Axa (25 sal.), informatique 2SI Systèmes (35 sal.); hôtel Première Classe (80 sal.); centre d'appels Transcom Worlwide (140 sal.); travail temporaire Supplay (310 sal.), Oxygène Intérim (70 sal.), Emploi 02 (25 sal.); nettoyages HPN (65 sal.), Derichebourg (35 sal.), La Blanchisserie Centrale (40 sal.); gardiennage DGSA (35 sal.); transports Di Ci Vrac (50 sal.).

À l’ouest de l’agglomération, la zone urbaine sensible Presles-Chevreux s’est vu attribuer le statut de zone franche urbaine. De 11 000 à 13 000 hab. avant 1900, la population communale avait constamment augmenté au 20e siècle, du moins jusqu’en 1982; elle tend à baisser un peu depuis et a diminué de 1 000 hab. entre 1999 et 2008. La majorité municipale a souvent changé; depuis 2008 le maire est Patrick Day, socialiste, également conseiller général de Soissons-Nord. La communauté d’agglomération du Soissonnais rassemble 28 communes et 51 500 hab.; elle siège à Cuffies. L’unité urbaine Insee est donnée pour 44 600 hab., l’aire urbaine pour 63 500 (2e dans l’Aisne). L’arrondissement a 1 1 900 hab. (100 600 en 1999), 7 cantons, 159 communes, 124 284 ha.

Les 2 cantons de Soissons rassemblent 49 300 hab. (50 100 en 1999), 21 communes, 13 357 ha. Belleu, Villeneuve-Saint-Germain et Crouy, au sud et à l’est de Soissons, ont dépassé 2 000 hab. et forment une solide demi-ceinture de banlieues. Mercin-et-Vaux (970 Mercinois, 777 ha), 4 km à l’ouest de Soissons dans la vallée de l’Aisne côté sud, abrite les établissements d’électronique Asteelflash (150 sal.) et d’électricité Demouselle (60 sal.), et un supermarché Carrefour (90 sal.); bureau Veritas (25 sal.). En face sur la rive droite, Pommiers (640 Pommeramiens, 669 ha), 5 km au NO de la ville sur la rive droite de l’Aisne, fut le site du premier oppidum qui fixa le peuplement soissonnais.

Pasly (1 060 Paslysiens, 302 ha), juste à l'est, en banlieue nord-ouest de Soissons, accueille l'atelier de mécanique Metso (35 sal.). Cuffies (1 690 Cufficiens, 502 ha), juste au nord de la ville sur la rive droite de l’Aisne, siège de la communauté d’agglomération et qui est dotée d’un collège public, est connue pour la verrerie Saint-Gobain Emballages (220 sal., contre 380 en 2004) à Vauxrot au bord de l’Aisne (un milliard de bouteilles par an); travaux publics Hublin (80 sal.).

Vauxrezis (340 Valrésiens, 654 ha dont 227 de bois) est dans un vallon au nord de Pasly, a une église classée du 12e s. et a pour annexes les hameaux de Tancourt et Villers-la-Fosse; le dolmen de Pierre Laye est au-dessus de Villers. Chavigny (160 Chavigniens, 528 ha), Juvigny (280 Juviniens, 1 385 ha) et Leury (110 hab., 369 ha) complètent le canton au nord de Cuffies, dans des vallons abrités.

Vénizel (1 400 Vénizellois, 371 ha), 5 km ESE de Soissons sur la rive gauche de l’Aisne, a une papeterie du groupe espagnol SAICA (ex-La Rochette, 160 sal.); la commune a perdu 80 hab. depuis 1999. Sur le territoire de Billy-sur-Aisne (1 120 Billysiens, 747 ha dont 261 de bois), dont le village est dans une «cuve» au-dessus de Vénizel et sans contact avec l’Aisne, se trouvait près de la rocade de Soissons l’usine de tubes et chaudronnerie BSL, qui occupa jusqu’à 700 personnes; il en reste BSL Pipes & Fittings (tubes, 90 sal.); une chaudronnerie BEI (25 sal.), champignonnières et maraîchages Ruol (60 sal.); Billy a perdu 90 hab. depuis 1999; on y visite un chaos de pierres au sud.

Septmonts (580 Septmontois, 480 ha), 6 km SSE de Soissons, qui au contraire a gagné 70 hab. après 1999, se signale par le curieux donjon des 13e-14e s., qui fut une résidence épiscopale; un arboretum et un parc l’accompagnent; plus une église flamboyante à poutre de gloire et, un peu au nord, la grosse ferme de Carrière-l’Évêque, qui fut également au clergé soissonnais. Tout près à l’ouest, à Noyant-et-Aconin (490 Noyantais, 460 ha), usine Etirex (Chromalox, résistances et métallerie, 160 sal.), pierres des Carrières de Noyant (25 sal.). Juste à côté, Berzy-le-Sec (400 Berzyciens, 1 169 ha) est dans la vallée de la Crise à 6 km au sud de Soissons; église collégiale de style roman mais des 16e et 18e s.

Courmelles (1 720 Courmellois, 676 ha), 3 km au sud de Soissons dans la vallée de la Crise et un vallon affluent de rive gauche, a une blanchisserie-location de linge (Hyris, 90 sal.), un négoce et traitement de produits en aluminium Hydro Building Systems (25 sal.) et un aérodrome sur le plateau, dit de Soissons-Courmelles (code LFJS), doté d’une piste en herbe de 900 m, avec aéroclub. Ploisy (90 hab., 287 ha), au fond d'un vallon au sud-ouest de Courmelles, accueille l'atelier aidé le Relais (55 sal., recyclage de textiles et papiers) et un négoce de fournitures industrielles Orexad (40 sal.). Sa voisine de l'ouest Missy-aux-Bois (110 hab., 304 ha), sur le plateau à 7 km SO de Soissons, a une entreprise de couverture et plomberie Villevoye (25 sal.).


Belleu

4 000 hab. (Belleusiens), 453 ha, commune de l’Aisne dans le canton de Soissons-Sud, 3 km au sud du centre de Soissons en banlieue surtout résidentielle; un collège public, centre commercial Intermarché (105 sal.), peinture Rousselle (30 sal.), institution pour handicapés des Papillons blancs. L'habitat se tient dans la plaine de l'Aisne, rive gauche de part et d'autre de la rocade de la N 2, et de la voie ferrée, mais le finage possède au sud une part de plateau. La population communale a crû de façon soutenue jusqu’en 1982 (1 600 hab. en 1954, 900 en 1900), mais a perdu 90 hab. de 1999 à 2008.


Crouy

2 780 hab. (Crouyssiens), 1 038 ha, commune de l’Aisne dans le canton de Soissons-Nord, 4 km au NE de Soissons entre la voie ferrée et la N 2 vers Laon, avec une gare; usine de recyclage de verre Paté (90 sal.), métallerie d’aluminium Technal (Hydro Building, 90 sal., profilés d'aluminium), champignonnières de la Perrière (25 sal.); Intermarché (65 sal.) et Bricomarché (25 sal.), transports Mineris (40 sal.) et Lefèvre (30 sal.); négoce de produits chimiques Uzin (30 sal.), nettoyage Hypros (35 sal.); maison de retraite les Gloriettes (40 sal.). Crouy est passée de 1 400 hab. en 1900 à 3 100 en 1975, et s’est un peu dépeuplée ensuite; mais elle a regagné 120 hab. de 1999 à 2008.


Villeneuve-Saint-Germain

2 470 hab. (Villeneuvois), 454 ha, commune de l’Aisne dans le canton de Soissons-Nord, en banlieue est de Soissons sur la rive gauche de l’Aisne; collège public, château de la Rochefoucault (20e s.); usine Baxi d’appareils de chauffage (brûleurs, 170 sal., groupe britannique, pour les marques Chappée et Ideal Standard), fonderie Focast (120 sal.), grillages et fils de fer Cavatorta (55 sal.), cartonnerie Fellmann ex-Saint-Germain (35 sal.) à la suite de l’usine R&A, matériels acoustiques Triangle (25 sal.), tubes d'acier Arc Saws & Knives (20 sal.); produits chimiques industriels Chemetall (30 sal.); installations thermiques Savelys (20 sal.).

La commune abrite de nombreux transporteurs, dont United Savam (330 sal.), Geodis (75 sal.), Kuehne+Nagel (55 sal.), Magetrans (50 sal.), Stas Bernardi (45 sal.), Bréger (25 sal.), Sellier (40 sal.) et les autocars de la Saint-Quentinoise (CSQT, 25 sal.); négoces de quincaillerie Baudoux (90 sal.), de matériel de bureau Canon (25 sal.), magasin de matériaux Réseau Pro (Wolseley, 35 sal.), nettoyage urbain Sita-Dectra (70 sal.), traitement des eaux de la Lyonnaise (35 sal.); publicité Adrexo (100 sal.) et Mediapost (45 sal.). La commune avait 900 hab. en 1900, 1 600 en 1954 et sa population a frôlé 3 000 hab. (sdc) en 1975, puis a diminué; elle a repris 90 hab. depuis 1999.