Canton des Mées

Mées (Les)

3 000 hab. (Méens), 6 540 ha dont 2 616 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Digne-les-Bains, 21 km OSO de la préfecture à 410 m. Le village est au pied du talus du plateau de Valensole, au bord de la plaine de la Durance en aval de son confluent avec la Bléone. Il conserve des restes de remparts et trois portes, une église bâtie sur une structure romaine. Il n'a pas de collège, mais un hôpital-maison de retraite de 100 lits (sans lit médical). Les principales entreprises sont un charcutier-traiteur Michar (Gil, 25 sal.), un Intermarché (30 sal.), une jardinerie (25 sal.) et une menuiserie PVC-Durance (20 sal.). La population communale augmente depuis le minimum de 1936 (moins de 1 400 hab.). Elle s'est accrue de près de 500 hab. entre 1999 et 2007 (+17%).

Un peu à l'est du bourg, le talus du plateau est raviné par l'érosion en une série de clochetons dénommés ici Pénitents en raison de l'impression visuelle. Il est possible que Les Mées vienne de Metae, qui évoquerait des cônes ou pyramides et se trouve en d'autres lieux pour désigner des pics particulièrement élancés. Le finage s'étend le long de la Durance et sur le rebord occidental du plateau de Valensole, et porte de nombreuses olivettes, justifiant une coopérative oléicole et une confiserie d'olives; un musée de l'olivier souligne leur place éminente; il existe aussi un écomusée des pigeonniers. Le canal de la Durance passe aux Mées et coule le long du talus sous le nom de canal d'Oraison. La chapelle Saint-Honorat s'isole au sud dans la plaine (13e s.).

Le canton a 9 300 hab., 6 communes, 21 587 ha dont 6 694 de bois. Oraison tient l'angle sud-ouest du canton. Malijai (1 700 Malijaiens, 2 656 ha dont 728 de bois) occupe sa bordure nord-est; le village est sur la rive droite de la Bléone, à 428 m, sur la route de Digne qui est une fraction de la route Napoléon. Juste en aval, le canal de la Durance traverse en pont-canal la vallée de la Bléone et reçoit des eaux de la Bléone détournées par un barrage dans le village; un grand château du 18e s., avec jardin à la française, abrite la mairie. Le finage lance une pointe vers le nord, mais s'étend principalement sur le plateau au sud de la Bléone, où l'on voit les ruines du vieux village de Chénerilles, dont la commune a été intégrée en 1973 avec moins de 10 habitants; travaux publics Appia (45 sal.), maison de retraite. La population communale croît depuis 1921 (420 hab.); elle s'est accrue de 230 hab. entre 1999 et 2006.

Le reste du canton est partagé entre trois petits villages du plateau de Valensole, plus accessibles d'Oraison que des Mées. Puimichel (240 Puimicheliens, 3 682 ha dont 477 de bois) est au centre, à 13 km au NE d'Oraison, perché sur une colline à 700 m; trois petites distilleries de plantes à parfum, observatoire astronomique pour amateurs. La commune a eu 800 hab. en 1841, moins de 150 en 1975; elle a peu gagné de 1999 à 2007 (+16 hab.). Entrevennes (160 Entrevennois, 2 981 ha dont 847 de bois) est au sud-est, 11 km ENE d'Oraison à 600 m, et a une église en partie du 11e s.; la commune a eu près de 700 hab. en 1841, moins de 100 en 1975; elle a perdu quelques habitants de 1999 à 2004.

Le Castellet (200 Castellians, 1 887 ha dont 1 173 de bois), à 480 m, est le village le plus proche d'Oraison (7 km NE) et son finage atteint au sud le cours de l'Asse, où se voit le château du Taillas (17e s.). Il contient la forêt domaniale des Pénitents, qui est sans rapport avec les Pénitents des Mées. Le Castellet est dans la vallée de la Rancure, rivière à écoulement intermittent et n'a jamais été très peuplée (360 hab. à son maximum); elle était descendue à 125 hab. en 1968 et a gagné 30 hab. de 1999 à 2004. Elle est le siège de la communauté de communes du val de Rancure, groupement intercommunal des Alpes-de-Haute-Provence associant les 3 communes (600 hab.).


Oraison

4 200 hab. (Oraisonnais), 3 842 ha dont 853 de bois, commune des Alpes-de-Haute-Provence dans le canton des Mées, 15 km au SSO du chef-lieu. Le bourg est au débouché de la Rancure dans la plaine de la Durance, au pied du plateau de Valensole. Le canal de la Durance, dénommé ici canal d'Oraison, coule au pied du plateau et dessert une centrale électrique à l'entrée de la ville; puis il retraverse la Durance juste en aval d'Oraison. La ville dispose d'un collège public et d'un hôpital local-maison de retraite de 115 lits (dont aucun médical), ainsi que d'une gare et d'un échangeur autoroutier, mais rive droite, dans la commune de la Brillanne. Le finage va au sud jusqu'à la vallée de l'Asse et à son confluent avec la Durance.

Oraison a des fabriques de confiserie Doucet (55 sal.), de conserves Perlamande (Sofalip, 40 sal.); laboratoire d'hygiène Albhades (50 sal.), matériel et installation de cuisines Alpes Froid (25 sal.), plusieurs coopératives agricoles. La commune offre un plan d'eau avec base de loisirs et un hippodrome; un château renaissance qui fut transformé en magnanerie, un pont en dos d'âne du 17e s., une vieille tour sur le plateau à Villevieille; le pont sur la Durance est de 1888. La commune a eu 2 000 hab. en 1866 et s'est maintenue à peu près à e niveau jusqu'en 1954 puis sa population a augmenté, passant les 3 000 une première fois dès 1962, puis à nouveau en 1983; elle a gagné 750 hab. de 1999 à 2006 (+18%).