Canton de Mézel

Mézel

550 hab. (Mézeliens), 2 136 ha dont 402 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Digne-les-Bains, 15 km au sud de la préfecture à 575 m. Le village est dans la vallée de l'Asse, très encaissée au sein du plateau de Valensole. Le chemin de fer de Provence traverse la commune et y dispose de deux petites gares. La commune a eu près de 1 000 hab. en 1841, 330 autour de 1980; elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2005.

Le canton a 1 600 hab., 8 communes, 20 967 ha dont 5 635 de bois. Châteauredon (100 Châteauredonnais, 1 053 ha) est un petit village à 2 km au nord de Mézel dans la vallée de l'Asse, mais dont le finage monte au nord à 1 511 m près du sommet de Cousson; château du 17e s. Elle n'avait plus qu'une trentaine d'habitants de 1945 à 1965. Beynes (120 Beynois, 4 124 ha dont 1 181 de bois), 3 km à l'est de Mézel sur le relief à 790 m, d'accès un peu difficile, a un finage très accidenté qui s'élève à 1 598 m sur la montagne de Beynes; au nord-est, la commune atteint les gorges de l'Asse ou clue de Chabrières, empruntées par la route Napoléon et le chemin de fer de Provence, et où le site de Chabrières offre des rochers d'escalade. Plusieurs hameaux, en partie ruinés, parsèment le finage. La commune a eu 320 hab. dans les années 1830. Beynes a absorbé la commune de Creisset en 1925, mais n'avait plus que 50 hab. en 1968.

Estoublon (340 hab., 3 385 ha dont 552 de bois) est à 8 km au sud de Mézel à 510 m et conserve une tour de l'Horloge du 17e s. et une église du 12e s. Le village est sur la rive gauche de l'Asse au débouché du torrent de l'Estoublaisse; tout à l'est, celui-ci a creusé les gorges de Trévans, sous le village ruiné de Valbonnette. Le finage s'étend avec moins d'ampleur vers le nord sur l'autre versant de l'Asse. Il s'est agrandi de la commune de Trévans en 1973, mais celle-ci n'avait plus d'habitant. Estoublon a eu 750 hab. en 1846, 200 en 1962 et a gagné 35 hab. de 1999 à 2004; elle a 140 résidences secondaires. Au-delà dans les reliefs, le petit village de Saint-Jeannet (40 Saint-Janens, 2 114 ha dont 602 de bois) s'isole dans un assez profond vallon, à 580 m; son finage a des fermes éparses, et des ruines de petits hameaux; chapelle du 12e s.; la commune a eu 320 hab. dans les années 1830.

En aval, Bras-d'Asse (400 Bras-d'Assiens, 2 610 ha dont 1 330 de bois) est à 4 km au SO d'Estoublon à 475 m sur la rive droite, au débouché du torrent de Saint-Jeannet. Le village, dominé par les ruines de l'ancien village perché, se double en face, rive gauche, du hameau de la Bégude Blanche, d'où part la route vers Riez. Il est le siège de la communauté de communes de l'Asse et de ses affluents, qui associe 7 communes et 1 100 hab. La commune n'a jamais été beaucoup plus peuplée et a remarquablement maintenu le nombre de ses habitants. En aval sur l'Asse, à l'angle sud-ouest du canton, est Saint-Julien-d'Asse (120 Saint-Juliennais, 2 560 ha dont 1 090 de bois), 16 km au SO du chef-lieu à 480 m, qui au contraire est passée de 360 hab. en 1846 à moins de 70 autour de 1970; elle en a gagné une trentaine de 1999 à 2007.