Canton de Seyne

Seyne

1 500 hab. (Seynois), 8 427 ha dont 2 800 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Digne-les-Bains, 42 km NNE de la préfecture à 1 260 m. Le village est au bord de la Blanche, affluent de la Durance, et dominé par la puissante citadelle construite par Vauban en 1693; tour du guet du 12e s., ancien couvent, église romane du 12e s., écomusée de la forge s'ajoutent pour en faire un «village de caractère» et une «station verte de vacances»; collège public et hôpital local (4 lits médicaux et 60 lits en tout), maison de retraite et maison d'enfants, et quatre centres de vacances; fête des mulets (concours en août). Le finage monte à l'est jusqu'au long crêt de la montagne de la Blanche, qui atteint 2 789 m à la Roche Close, et qui signale la limite d'une grande nappe de charriage (corniche du Dogger).

Sur l'autre versant de la Blanche, en ubac, trois stations de ski donnent à Seyne de l'activité. Celle du Grand Puy, au sud-est du village sur le flanc du Grand Puy (1 761 m), a 14 pistes et 7 remontées pour le ski alpin, plus 22 km de pistes de ski nordique; celle du col du Fanget (1 459 m), au sud-ouest, propose 39 km en quatre pistes de ski nordique; celle de Chabanon-Selonnet, à l'ouest, sous le sommet du Chabanon (1 992 m), accessible par une petite route en lacets dans la commune de Selonnet, a 26 pistes et 12 remontées, plus 25 km pour le ski nordique. La commune a eu plus de 3 000 hab. en 1846 et a connu son minimim (1 050 hab.) en 1954. La population est restée étale de 1999 à 2004; la commune a pès d'un millier de résidences secondaires.

Le canton a 2 600 hab., 8 communes, 28 902 ha dont 10 141 de bois. Il atteint au nord-ouest la limite des Hautes-Alpes. Au nord, Montclar (400 Clarimontois, 2 338 ha dont 969 de bois), commune d'habitat dispersé à 7 km de Seyne à 1 120 m, monte jusqu'au sommet de Dormillouse (2 505 m) couronné par une batterie défensive de 1862, et donne passage à la route qui atteint le lac de Serre-Ponçon et la vallée de l'Ubaye par le col de Saint-Jean (1 333 m). La station de ski de Saint-Jean-Montclar, qui est face à l'ouest, propose 31 pistes de ski alpin (45 km) et 15 remontées mécaniques; une eau de Montclar, captée à 1 650 m et qui se flatte d'être ainsi la plus «haute» de France, quoique plate et peu minéralisée, est commercialisée dans les magasins Auchan. La commune a un château du 17e s., est «station verte de vacances» et fait partie des «villages de montagne». La population communale remonte depuis le minimum de 1968 (200 hab.) et s'est accrue d'une quarantaine d'habitants entre 1999 et 2005, date à laquelle la commune dénombrait 840 résidences secondaires. Selonnet (410 Selonnois, 2 955 ha dont 1 304 de bois), 4 km au NO de Seyne sur la Blanche à 1 060 m, conserve la tour ronde de Diguières, qui reste d'un château du 16e s.; la commune partage avec Seyne une partie de la station du Chabanon et en détient l'accès; un centre de vacances. La Satos gère les installations touristiques de la station (25 sal.). Selonnet a eu 630 hab. en 1851, 260 au minimum de 1975, et réunit 500 résidences secondaires.

Tout le sud du canton alimente le bassin du Bès et se divise en quatre communes. Le Vernet (110 Vernetois, 2 305 ha dont 689 de bois) est la plus orientale, à 11 km SSE de Seyne et à 1 200 m; son finage atteint au nord-est 2 661 m au pic des Têtes sur la crête de la Blanche; au sud, la route vers La Javie et la vallée de la Bléone passe par le col du Labouret (1 210 m); sentier botanique le long du Bès, centre de vacances, 230 résidences secondaires. À Verdaches (50 Verdachois, 2 292 ha dont 1 399 de bois) juste en aval à 1 130 m, la vallée se resserre et, après le village, prend la forme des pittoresques clues de Verdaches, creusées jusqu'au trias; la commune a trois fois plus de résidences secondaires (80) que de résidences principales et a repris quelques habitants depuis son minimum de 1999.

Barles (110 Barlatans, 5 905 ha dont 862 de bois), à une confluence de torrents à 985 m, a le double bénéfice des clues de Verdaches et des clues de Barles en aval, où l'on voit une dalle aux ammonites géantes. Barles a reçu une maison intercommunale de la géologie et une antenne des musées de la Réserve géologique de Haute-Provence. La commune, étendue, monte au nord à 2 032 m à la Tête Grosse, à l'ouest à 2 112 m aux Cimettes, à 2 189 m au SE aux Quatre Termes. Elle a eu 600 hab. en 1861, 80 en 1975.

Enfin Auzet (90 Auzetans, 3 453 ha dont 1 168 de bois) se cache à l'envers du Chabanon à 1 180 m dans la vallée affluente de la Grave, qui descend du col du Fenget vers les clues de Verdaches et s'y termine en gorge. Le finage est particulièrement accidenté et clos, mais une petite route traverse la commune, allant à Seyne par le col du Fanget, à Barles et vers le sud par les gorges. Un centre musical rural organise des sessions et dispose de 80 lits; la ferme Béridon présente un petit parc d'attractions avec rennes, lamas et chèvres.