Canton de Laragne-Montéglin

Laragne-Montéglin

3 400 hab. (Laragnais), 2 351 ha dont 436 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap, 59 km au SSO de Gap et 18 km au NNO de Sisteron, à 570 m. La commune résulte d'une fusion de 1949, Montéglin ayant alors environ 300 hab. et Laragne 1 600. La population a ensuite augmenté jusqu'en 1975 (3 800 hab.); elle diminue depuis. La bourgade associe ces deux villages qui sont de part et d'autre de la Véragne, près de son confluent avec le Buëch, du côté gauche de celui-ci. La N 75 et la voie ferrée traversent la petite ville, qui fait face à l'extrémité de la montagne de Chabre, haut lieu du vol libre où sont organisées des compétitions.

Le centre est d'allure provençale et conserve des maisons anciennes, une porte vénérable, un ancien château du 17e s.; jardin botanique, musée historique; collège public, hôpital local de 12 lits médicaux (70 en tout) et hôpital psychiatrique (270 places), maison départementale des solidarités; Intermarché (30 sal.) et Casino (30 sal.), transports Cotto (25 sal.); centre d'aide par le travail des Jardins du Buëch (réseau Cocagne). Le finage va assez loin vers le nord, où il atteint le crêt méridional de la montagne de Saint-Genis. Le Laragnais est également une «petite région agriole» de la nomenclature, et le nom de la communauté de communes.

Le canton a 5 600 hab., 7 communes, 14 347 ha dont 3 083 de bois. Sa limite orientale est donnée par le cours de la Durance, sa limite occidentale par celui du Buëch. En amont du chef-lieu au bord du Buëch, Eyguians (240 hab., 937 ha dont 315 de bois), à 600 m, est plus proche de la montagne de Saint-Genis; près du village actuel, une butte porte un village médiéval ruiné, qui fut nommé Eyguians en 1666 et abandonné au début des années 1900. Lazer (280 hab., 2 198 ha), 5 km au nord du chef-lieu à 600 m, touche aussi au nord à la montagne Saint-Genis; transports Tranénergie (25 sal.). Le grand lac-réservoir du Riou est alimenté par une conduite qui vient du Buëch et aboutit à la Durance à Upaix. Ses eaux impulsent les turbines de la centrale souterraine de Lazer (deux de 110 MW), ouverte en 1991. Ces communes n'ont jamais été beaucoup plus peuplées et connaissent une légère croissance récente. Lazer est le siège de la communauté de communes du Laragnais, qui correspond au canton.

Quatre villages sont proches de la rive droite de la Durance; leur territoire est traversé par le canal de dérivation de la Durance, que longent la N 85 et l'autoroute A 51. Tout en amont à 14 km au NE du chef-lieu, Monêtier-Allemont (270 hab., 715 ha), à 560 m, a un petit territoire, qui monte au nord-ouest au relief du pic de Crigne (1 262 m); négoce de fruits et légumes Philip (30 sal.). Ventavon (530 hab., 4 269 ha dont 1 396 de bois), 10 km au NE de Laragne à 670 m, a un finage bien plus étendu, fermé au nord par la crête des Selles et qui atteint le sommet de Beynon (1 473 m) sous la montagne d'Aujour, et s'appuie sur la poupe du crêt oriental de la montagne de Saint-Genis. Le Beynon traverse la commune et atteint la Durance à l'endroit où a été construite l'ancienne centrale électrique de Ventavon, 3 km au sud du village; négoce de fruits et légumes Au Peyron des Alpes (40 sal.), maison familiale rurale. Contrairement aux précédentes, Ventavon a été nettement plus peuplée au 19e s. (plus de 1 000 hab. avant 1850); le minimum fut de 360 hab. en 1982; la commune a gagné une quarantaine d'habitants de 1999 à 2007.

Upaix (380 hab., 2 326 ha dont 418 de bois) est à 5 km à l'est de Laragne à 720 m et, comme Eyguians, est flanquée de son vieux village perché et ruiné; les gypses du trias affleurent à la surface. Sa population a varié entre 750 hab. (1846) et 280 (1982). Enfin Le Poët (710 hab., 1 551 ha dont 319 de bois), 7 km ESE du chef-lieu à 580 m, et à 12 km de Sisteron, a une usine hydroélectrique ancienne et quelques entreprises, dont la principale est la confiserie-chocolaterie Maffren (Canteperdrix, 80 sal.). Le nom de la commune est équivalent à Le Puy (le mont). Elle a connu un pic à 740 hab. en 1926 avant un creux à 380 dans les années 1930. Sa population croît depuis (+60 hab. de 1999 à 2004).