Canton de Veynes

Veynes

3 300 hab., 4 260 ha dont 1 676 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap, 26 km à l'ouest de la préfecture dans la vallée du petit Buëch, à 814 m. Elle a des maisons anciennes et des restes de remparts, et conserve une gare; collège public, maison départementale des solidarités, supermarché U (50 sal.), métallerie La Résistance (RD, 40 sal.). Un plan d'eau avec base de loisirs est aménagé aux Iscles, à la limite SO de la commune. Celle-ci fut un actif nœud ferroviaire à la bifurcation des voies de Gap, Sisteron, Die et Grenoble, et en conserve une vaste rotonde ainsi qu'un écomusée des cheminots. Sa population a augmenté de 1860 (1 600 hab.) à 1968 (2 600 hab.); puis elle a diminué jusqu'en 1999, mais elle a regagné 110 hab. de 1999 à 2004. La commune a beaucoup perdu avec l'arrêt du centre ferroviaire; elle s'est certes intéressée à l'expérimentation des énergies solaires, mais sans résultat marquant. Le finage a une toute petite extension au sud de la rivière en ubac, jusqu'à la montagne d'Oule (1 608 m); il va bien plus largement vers le nord jusqu'à la Tête de Jarret (1 815 m). Veynes est le siège de la communauté de communes des Deux Buëchs, qui groupe 10 communes et 5 000 hab.

Le canton a 4 000 hab., 8 communes, 19 146 ha dont 7 804 de bois. Le territoire de Montmaur (440 hab., 4 877 ha dont 2 500 de bois), dont le village est à 6 km à l'ENE du chef-lieu à 870 m, est comme celui Veynes surtout au nord du Petit Buëch, mais monte plus haut, atteignant le plateau et le pic de Bure (2 709 m). La route qui mène en Dévoluy sort de la commune au nord par le défilé de Potrachon; le Béoux en descend, son confluent avec le Petit Buëch marquant l'angle SO de la commune. La forêt domaniale des Sauvas couvre les pentes au nord-est du village, qui se distingue par ses trois châteaux de Montmaur (14e au 17e s., avec jardins), du Terrail (lieu de naissance de Ponson du Terrail, l'auteur de Rocambole, 1829-1871) et du Beylon. Vers le sud, le finage de Montmaur envoie une queue en direction de la montagne de Céüse mais sans l'atteindre, s'arrêtant au sommet de la Manche (1 825 m). La commune était tombée à 230 hab. en 1975 (contre 740 en 1846) et croît depuis (+70 hab. de 1999 à 2005).

Les reliefs au sud du Petit Buëch sont assez confus et divisés en deux bassins torrentiels, celui du Drouzet à l'est, celui du Maraise à l'ouest. Six petits villages se partagent cet espace boisé et dépeuplé, dont le principal sommet central est la montagne d'Oule. Le finage de Châteauneuf-d'Oze (14 hab., 2 623 ha dont 1 091 de bois), 7 km au SE de Veynes à 960 m dans le bassin du Drouzet, s'est augmenté en 1901 de l'ancien territoire de Châtillon-le-Désert, village déchu et brûlé; cela lui permet d'atteindre à l'est le curieux sommet arrondi de la montagne de Céüse, un superbe synclinal perché montant à 2 016 m et dressant une belle corniche vers le sud et l'est. Le Saix (80 hab., 2 215 ha dont 737 de bois), 9 km au sud de Veynes au bord du Maraise, à 813 m, a un territoire qui atteint au sud la montagne d'Aujour (1 834 m).

Oze (66 hab., 1 203 ha dont 200 de bois), 5 km SSO de Veynes à 850 m, a un finage plus bas et plus ouvert, qui monte néanmoins jusqu'à l'Oule à l'est; base de loisirs des Iscles, ruines de la tour Saint-Laurent, château de Véras (ancien prieuré). Les autres villages sont Furmeyer (150 hab., 1 427 ha dont 1 007 de bois) au nord-est à 915 m, Saint-Auban-d'Oze (67 hab., 1 321 ha dont 257 de bois) au centre à 850 m et Chabestan (130 hab., 1 220 ha dont 336 de bois) à l'ouest à 735 m, où se voient le château de Laric et une tour de l'ancien domaine de Champcrose; colonie de vacances du port de Marseille.