Canton de l'Escarène

Escarène (L')

2 100 hab. (Escarénois), 1 067 ha dont 577 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Nice, à 21 km au NNE de la préfecture. Le village est dans la vallée du Paillon au confluent de la Pignière qui vient du nord. La route de Nice franchit le col de Nice (412 m) juste au sud du village, en passant dans la vallée de la Garde, qui borde la commune au sud-ouest. La voie ferrée, qui remonte le cours du Paillon, va directement de L'Escarène à Sospel par le grand tunnel de 6 km et passe sur un grand viaduc de 11 arches et 40 m de haut. Le village a une église baroque du 17e s. avec orgue classé de 1791, un moulin à huile-musée; festival de musique ancienne; un collège public. La commune s'appelait jadis Scarna, puis Scarena. Elle a eu 2 000 hab. en 1846, à peine 1 000 entre 1930 et 1960, puis elle s'est mise à croître. Elle a gagné 110 hab. entre 1999 et 2004.

Le canton a 7 900 hab., 6 communes, 14 283 ha dont 7 178 de bois. Lucéram (1 000 Lucéramois, 6 552 ha dont 3528 de bois) occupe toute la partie septentrionale où elle contient non seulement le haut bassin du Paillon, mais encore des reliefs donnant sur le bassin de la Vésubie. Ce «village pittoresque des Alpes-Maritimes» conserve des restes d'un château des 12e-13e s., des chapelles (14e-16e s.), un musée des vieux outils, une maison de pays. Son finage est séparé en deux par la crête NE-SO qui va de la cime de Peïra Cava (1 582 m) à la Cime de Rocaillon (1 430 m) et à la Cime d'Auriéras (1 177 m); une route sinueuse allant de Contes au col de Turini suit cette crête et donne accès aux installations de la station de Peïra Cava, équipée comme station d'altitude et de sports de neige, avec parc d'aventures; fréquentée par les Niçois au début du 19e s., elle a été supplantée par des sites mieux pourvus en neige, mais conserve des possibilités de randonnées à ski ou raquettes. Au sud-est, la route du col de Braus (1 002 m) va de L'Escarène à Sospel. La population de Lucéram a subi des variations sensibles, avec un maximum à 1 400 hab. en 1896, moins de 1 000 hab. dans les années 1920, 1 500 en 1931 et à peine 600 entre 1945 et 1970; elle s'est stabilisée à 1 000 hab. dans les années 1990 puis a gagné près de 200 hab. de 1999 à 2006. La commune enregistre 370 résidences secondaires. Peille occupe le sud-est du canton.

Blausasc (1 300 Blausascois, 1 021 ha dont 702 de bois) est à la même latitude mais plus à l'ouest, sur le versant gauche de la Garde, et son finage s'allonge sur la crête entre Garde et Paillon; palais des Comtes avec façade en trompe-l'œil, base nature et sports au col Pelletier, châteaux dont la Pallaréa au sud, avec parc, ancienne propriété du fondateur des ciments Lafarge. La commune partage avec Peille les gorges du Paillon et dispose d'habitats dans la vallée du Paillon à la Grave de Blausasc où est la cimenterie Vicat (75 sal.), ainsi que dans la vallée du Paillon de Contes à la Pointe de Blausasc et au confluent des deux Paillons (Pont de Peille). Elle a été séparée de Peille en 1926, avec un peu plus de 500 hab., est restée à ce niveau jusqu'en 1975 puis s'est mise à croître.

Peillon (1 200 Peillonnais, 870 ha dont 298 de bois) est plus au sud, sur un éperon dominant le vallon du ruisseau de Launa, qui conflue avec le Paillon un peu en aval du village, de part et d'autre de la vallée encaissée du Paillon au bas des gorges, 14 km au NE de Nice. Peillon est un «village pittoresque des Alpes-Maritimes» avec une belle fontaine et une chapelle du 15e s., un écomusée ferroviaire dans l'ancienne gare; transports Millo Garcin 30 sal.) La mairie a été transférée en 1948 du vieux village perché au gros hameau de Sainte-Thècle, qui s'est développé en aval dans la vallée du Paillon et dispose de l'école et d'une station ferroviaire. Les hameaux de Châteauvieux et de Borghéas prolongent vers l'aval l'habitat, sur les versants resserrés de deux méandres du Paillon. Tout en amont, l'urbanisation des Novaines est proche de la cimenterie de Blausasc. La population communale croît surtout depuis 1975 et s'est augmentée de 120 hab. entre 1999 et 2007.


Peille

2 100 hab. (Peillasques ou Peillois), 4 316 ha dont 1 850 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de L'Escarène, à 630 m. Le village est à 25 km au NE de Nice sur une butte dans le vallon du Faquin, à 7 km de route en lacets depuis le fond de la vallée du Peillon, 9 km depuis La Turbie au sud. C'est un «village pittoresque des Alpes-Maritimes», l'un des plus connus de la montagne niçoise, à placettes, escaliers et passages voûtés, fontaine du 14e s., dôme de l'hôtel de ville, restes de remparts avec tour, porte; moulin à huile, musée du terroir. La population communale augmente depuis les années 1950; elle s'est accrue de 230 hab. entre 1999 et 2007. Peille a aussi près de 500 résidences secondaires.

Peille a un vaste finage très accidenté qui culmine à 1 264 m à la Cime de Baudon juste à l'est du village; via ferrata, gorges près du village, nombreux vestiges d'anciens castellaras. Au nord, le finage est presque désert dans le bassin du torrent de l'Erbossièra, sauf quelques maisons autour d'Ongrand. Au sud, l'urbanisation par villas profite au petit village de Saint-Martin-de-Peille et gagne le long de la route de La Turbie. Vers l'ouest, le versant gauche du Paillon est très habité à la Grave de Peille, au-dessus de la cimenterie de Blausasc, et bénéficie d'un arrêt ferroviaire et d'une mairie annexe. La commune a eu près de 1 900 hab. autour de 1890, puis moins de 1 000 en 1926 après la sécession de Blausasc.

Au sud-est, le haut plateau du mont Agel (1 148 m) dessine une table bien isolée et porte un circuit routier utilisé pour les courses de côte; une base militaire de surveillance de la Méditerranée y est installée sur 55 ha (Centre de détection et de contrôle constituant la base aérienne 943), forte d'une soixantaine de personnes, plus autant pour l'escadron de protection; petit musée de la base. Un golf et le hameau de Fonbonne se tiennent sur un replat au pied du mont Agel, au-dessus de Monte-Carlo et du tunnel autoroutier de l'Arme: la limite de la commune vient ici à 1 200 m de la mer.