Canton de Coursan

Coursan

6 200 hab. (Coursannais), 2 461 ha dont 1 080 de vignes, chef-lieu de canton du département de l’Aude dans l’arrondissement de Narbonne, 7 km au NE de celle-ci. Le bourg est sur la rive droite de l’Aude, dans la plaine viticole, à la traversée de la N 9 et de la voie ferrée (gare); église fortifiée, cave coopérative de 1936, collège public; supermarché U (45 sal.), maçonnerie Bertoli (45 sal.), emballages plastiques Mamor (20 sal.), nettoyage Punky (25 sal.). Coursan a eu 3 800 hab. autour de 1900, 4 400 en 1931 et sa population s’était ensuite abaissée à 3 200 hab. vers 1960; la nouvelle croissance a commencé vers 1975 et se poursuit: le gain a été de 900 hab. entre 1999 et 2009.

Le canton a 24 900 hab. (20 200 en 1999), 7 communes, 18 069 ha dont 610 de bois et garrigues. Il s’étire d’ouest en est sur 23 km le long de la limite de l’Hérault, et comporte sur le littoral, au sud de la Clape, la commune de Gruissan qui est séparée du reste du canton par l’extension de la commune de Narbonne vers Narbonne-Plage. La commune de Fleury occupe toute la partie orientale, en bord de mer.

Plus près de Coursan, trois gros villages viticoles jouent sur des terroirs différents de colline et de plaine. Vinassan et Salles-d'Aude ont plus de 2 000 hab. Armissan (1 580 Armissannais, 1 251 ha dont 441 de vignes), 6 km au SE dans une conque évidée par l’érosion karstique au sein de la Clape; le village dispose d’une cave coopérative de 1939, associée depuis 2000 à celle de Coursan sous le nom commun de la Clape; la commune s'est accrue de 340 hab. entre 1999 et 2009. Enfin tout à l’ouest, Cuxac-d’Aude est assez indépendante.


Cuxac-d'Aude

4 480 hab. (Cuxanais), 2 154 ha dont 799 de vignes, commune du département de l’Aude dans le canton de Coursan, 5 km à l’ouest de celle-ci et 8 km au nord de Narbonne, sur la rive gauche de l’Aude. C’est une grosse commune viticole, avec cave coopérative et fabrique de capsules Balcap (30 sal.), plâtrerie Dodane (25 sal.); blanchisserie et location de linge Initial BTB (100 sal.), institut médico-éducatif, maison de retraite du château de la Bourgade (30 sal.). Comme la plupart des communes de la basse plaine de l’Aude, elle a été très affectée par les inondations de novembre 1999. La population communale avait frôlé 3 000 hab. en 1881, avant de descendre jusqu’à moins de 2 200 en 1962; elle augmente depuis, gagnant 130 hab. entre 1999 et 2009.


Fleury

3 230 hab. (Pérignanais), 5 127 ha dont 1 021 de vignes, commune du département de l'Aude dans le canton de Coursan, 7 km à l'est du chef-lieu. Elle est souvent désignée comme Fleury-d'Aude, mais le nom officiel se limite à Fleury. Son nom ancien était Pérignan; devenu duc de Fleury, le baron de Pérignan fit changer le nom du village en 1736; la Révolution lui rendit son nom originel, mais Fleury réapparut officiellement dès 1814. Le gentilé n'a toutefois pas changé, et il existe une appellation de vins de pays des côtes de Pérignan (5 communes). La population communale a fluctué pendant un siècle autour de 2 000 hab., et n'a entamé sa croissance récente que vers 1980, d'abord modérément, puis augmentant de 660 hab. entre 1999 et 2009, soit +26%.

Le village est au contact de la plaine de l'Aude et des reliefs de la Clape, mais à 2 km du fleuve, et très près de l'autoroute A 9. La commune s'étend à l'est, jusqu'à la côte. Limitrophe du département de l'Hérault, elle englobe le cours inférieur de l'Aude jusqu'à son embouchure, désignée aussi comme grau de Vendres selon l'étang colmaté de la commune héraultaise voisine. À l'embouchure grandit la petite agglomération des Cabanes de Fleury, jadis simple suite de cabanes de roseaux servant aux pêcheurs, avec une spécialité de pêche au globe. Elle est passée au tourisme dans les années 1950 et aménagée à partir de 1978 en station, avec port de plaisance et de pêche. Une ambitieuse installation d'observatoire-aquarium sous-marin (Aquanaude, 1988), mal conçue, y a échoué, non sans scandale et gâchis de crédits publics.

Fleury dispose en tout de 6 km de côte. Plusieurs petits étangs, alimentés par les crues de l'Aude, occupent la partie nord; la station littorale de Saint-Pierre-sur-Mer se tient au sud, dans le prolongement de Narbonne-Plage, nantie d'un village de vacances. Au-dessus, les rochers de la Clape alternent garrigues et vignes; on y visite le site du gouffre de l'Œil Doux, belle forme karstique avec un petit lac, dont le nom occitan évoque en fait un trou d'eau, un puits; le grand domaine de l'Oustalet (466 ha d'étangs et de garrigues) appartient au Conservatoire du littoral (randonnées). La commune a un hôtel, quatre campings (2 000 places) et 7 400 résidences secondaires, qui font 81% de son parc de logements: elle vient juste après Gruissan et avant Narbonne.


Gruissan

4 600 hab. (Gruissanais), 4 365 ha dont 434 de vignes, commune du département de l'Aude dans le canton de Coursan, dont elle est séparée par la commune de Narbonne dans la Clape et à Narbonne-Plage. Le bourg originel est à 12 km au SE de Narbonne, tassé en cercle quasi parfait autour de son château ruiné portant encore la tour dite de Barberousse; il est au bord d'un petit étang, à 2,5 km de la mer à laquelle il tourne le dos mais en lui étant relié par un canal. Il occupe un site très intéressant, qui associe plusieurs étangs, les salines de Reprise, et les reliefs de l'île Saint-Martin au milieu. Le port de pêche, animé par une vingtaine de familles, demeure au village; mais on élève huîtres et moules en mer. Les Salins du Midi exploitent 392 ha, produisant 30 000 t de sel par an. La partie méridionale de la commune englobe tout l'étang de l'Ayrolle; la partie nord monte parmi les vignobles sur la montagne de la Clape et y atteint 172 m près du site de dévotion marine de la chapelle des Auzils, qui accueillait jadis les naufragés, et auprès de laquelle se trouve un cimetière marin. Côté est, la commune offre 10 km de côte sableuse; mais le littoral est réduit à un mince cordon au sud, tandis que les plages s'élargissent au nord.

L'urbanisation balnéaire de Gruissan-Plage a succédé aux cabanes qu'avaient édifiées des vacanciers narbonnais et toulousains à partir des années 1930. Détruits par les Allemands pendant l'Occupation, ils ont été reconstruits en dix rangées bien alignées dans les années 1950; leur modèle a inspiré les urbanisations récentes: la station dit offrir 1 300 chalets sur les plages. La commune a 6 hôtels (200 chambres), 5 campings (900 places) et 10 300 résidences secondaires (82% des logements).

D'amples aménagements, depuis, ont transformé la station en misant sur port de plaisance (1 000 places) et marinas. Plusieurs villages de vacances ont suivi, dont un VVF. La commune s'est équipée d'un palais des congrès, d'un musée de la vigne et du vin, de l'Espace botanique du Pech Maynaud (8 ha, au port); nombreux sentiers balisés, voies d'escalade, manades; Centre européen des métiers d'art contemporains, casino Partouche (8e de la région et 80e en France, 10 M€) avec ensemble de loisirs le Phoebus (70 sal.). De plus de 2 500 hab. vers 1870, la population communale s'était abaissée à 1 200 en 1962; elle a augmenté lentement ensuite jusque vers 1985 puis accéléré sa croissance; elle vient d'augmenter de 1 500 hab. entre 1999 et 2009, un gain de 48%.


Salles-d'Aude

2 830 hab. (Sallois), 1 815 ha dont 841 de vignes, grosse commune viticole du département de l'Aude dans le canton de Coursan, 5 km à l’est du chef-lieu; un Intermarché (30 sal.), coopérative vinicole; sa population s'est accrue de 900 hab. entre 1999 et 2009, soit +47%). Le bourg est entre l'Aude et l'autoroute et très voisin de Fleury; à l'ouest se dresse la butte de Céleyran, au pied de laquelle sont les domaines et châteaux de Céleyran (classé, avec restes gallo-romains, propriété de la Région depuis 2009) et du Pech-Céleyran (19e s.), et un ancien moulin.


Vinassan

2 450 hab. (Vinassanais), 896 ha dont 305 de vignes, commune viticole du département de l’Aude dans le canton de Coursan, au nom évocateur quoique un peu lourd; restaurant d’autoroute Autogrill (40 sal.); négoce de matériaux Chausson Trialis (35 sal.). Proche de Narbonne (7 km ENE) et de l’autoroute, elle se peuple de lotissements; modérée entre 1876 (400 hab.) et 1968 (770), sa population n’a vraiment augmenté qu’à partir des années 1980; elle a gagné 410 hab. entre 1999 et 2009.