Canton d'Aubin

Aubin

4 300 hab. (Aubinois) dont 170 à part, 2 723 ha dont 722 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Aveyron dans l’arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, 4 km au sud de Decazeville. C’est une ancienne ville minière, très touchée par la fermeture des houillères; elle avait 3 000 hab. en 1836, 10 000 habitants vers 1900 et encore 8 000 dans les années 1950; elle a perdu 360 habitants entre 1999 et 2009.

On y a ouvert un musée de la mine; une église du gothique flamboyant, à beau mobilier; lycée professionnel du bâtiment; menuiseries Ambelio (30 sal.) et Molénat Bois (55 sal.); transports par autocars Sauterel (30 sal.). Le Gua, en amont, fut le théâtre d’une fusillade qui fit 17 morts parmi les mineurs en 1869, et d’une grande grève en 1886.

Le canton a 9 700 hab. (10 200 en 1999), 4 communes, 6 980 ha dont 1 777 de bois. Quatre petites vallées le traversent. Au NE, le Riou Mort passe à Firmi, puis à Decazeville et conflue avec le Lot à Penchot. Le Banel, né juste au nord de Cransac, se faufile entre Aubin et Decazeville, par l’ancienne rue minière de Combes, qui dépend d’Aubin; l’Enne passe à Cransac et à Aubin; le Riou Viou vient des environs de Bournazel, au SE, coule dans une profonde vallée boisée et vide d’habitations qui marque la limite occidentale du canton, et arrive à Viviez, où tous les trois rejoignent le Riou Mort.

Viviez (1 440 Viviezois, 653 ha), 4 km en aval d’Aubin, à la convergence de ces petites vallées et des routes qui les empruntent, reste un élément fort du bassin industriel, mais sa population a nettement diminué: elle atteignait 3 600 hab. en 1926, elle est passée sous les 2 000 en 1978 et a encore perdu 120 hab. de 1999 à 2009. Son usine de zinc, qui occupait 1 400 personnes en 1975, et dont les fumées et les rejets ont beaucoup pollué le site, a été fermée après être passée dans les mains du groupe belge Umicore, qui lui a substitué une usine de métallurgie du plomb, du zinc et de l'étain de 200 emplois. Umicore a créé aussi en 1986 une usine de retraitement de plastiques pour emballage du même groupe, qui a choisi audacieusement de s’appeler Société pour l’amélioration et la valorisation de l’environnement (Sopave) et qui emploie 75 personnes; elle est passée dans le groupe SITA en 2006. S’y ajoutent la SNAM (Société nouvelle d’affinage des métaux) du groupe danois Hempel, qui recycle des accumulateurs nickel-cadmium sous de strictes conditions de sécurité (75 sal.), et les menuiseries de pvc Fermoba (70 sal.) et Molénat (35 sal.). Toutefois, Viviez a vu s’installer la SAM (Société aveyronnaise de métallurgie), du groupe Arche, qui fabrique des alliages et composants pour l’automobile (zamak, aluminium, magnésium) et emploie 440 personnes, ce qui en fait de loin la première industrie du bassin.

Cransac (1 720 Cransacois, 691 ha), en amont d’Aubin à 3 km mais ne formant avec elle qu’une file continue d’habitations, avait 7 000 hab. en 1906, encore près de 5 000 hab. en 1950, et elle est nettement passée en dessous de 2 000 hab. vers 1995 et a encore perdu 150 hab. de 1999 à 2009. Ce n’est pas sa petite station thermale qui a pu retenir le dépeuplement. L’ancien parc thermal avait été enfoui sous les déblais de la Découverte de Decazeville; il a été réhabilité dans les années 1960, et de nouveaux thermes construits, qui relèvent de la Chaîne du Soleil; on y soigne les rhumatismes; mais la fréquentation reste limitée (2 000 touristes par an, environ 40 000 nuitées). Cransac affiche trois hôtels (80 chambres), un camping, 300 résidences secondaires (22% des logements). Un musée de la Mémoire de Cransac a été ouvert. La commune a un collège public et un institut médico-éducatif, un Intermarché (40 sal.). Dans une autre vallée et bien plus directement reliée à Decazeville qu'à Aubin, plus rurale aussi, Firmi a mieux résisté.


Firmi

2 590 hab. (Firminois), 2 913 ha dont 755 de bois, commune de l'Aveyron dans le canton d'Aubin, 7 km ENE du chef-lieu et à 4 km ESE de Decazeville. La petite ville s'étire dans le fond de la vallée du Riou Mort, la même que celle de Decazeville, le long de la route de Rodez (N 140). Sa population a fluctué durant la seconde moitié du 20e siècle mais, contrairement aux autres communes du bassin industriel, elle n'a pas diminué globalement, sans doute parce que Firmi était moins engagée que ses voisines dans les charbonnages et l'industrie, et que la commune dispose d'une plus grande surface agricole.

De ce fait, elle se trouve la commune la plus peuplée du bassin après Decazeville, bien qu'elle ait perdu des habitants depuis le maximum de 1962 (3 000 hab.). Elle avait néanmoins reçu très tôt une forge et même des hauts fourneaux, mais ils avaient disparu bien avant le milieu du siècle dernier. Ses principales entreprises sont les constructions Lagarrigue (55 sal.) et leur fabrique de bétons (25 sal.), quelques ateliers comme la métallerie Bourdoncle (30 sal.), la boulangerie Chaudel (20 sal.), la plomberie Bousquet (30 sal.); musée des arts et traditions populaires.