Canton d'Entraygues-sur-Truyère

Entraygues-sur-Truyère

1 280 hab. (Entrayois), 3 015 ha dont 1 021 de bois, chef-lieu de canton du département de l'Aveyron dans l'arrondissement de Rodez, 44 km au nord de la préfecture, dans un site encaissé au confluent du Lot et de la Truyère, d'où son nom («entre les eaux»). La bourgade a des ponts anciens, un château du 13e s. refait au 17e ; un collège privé, une école forestière; fabriques de meubles de cuisine Aveyronnaise d'Ameublement (ex-Combettes, 75 sal.) et Amarilis (35 sal.).

Son territoire s'étend sur les deux versants des rivières; quelques vignerons entretiennent encore une vingtaine d'hectares de ceps. Le barrage de Cabeyrac, sur la Truyère, a été édifié en 1957; il a 11 m de haut, et une usine de 36 GWh/an. Entraygues («sur Truyère» depuis 1958) a eu jusqu'à 3 000 hab. en 1846, mais Le Fel s'en est détachée en 1851, la population chutant alors à 1 900 hab.; la commune avait 1 700 hab. en 1954 et se dépeuple depuis; elle a perdu 110 hab. de 1999 à 2009.

Le canton a 2 500 hab., 5 communes, 14 660 ha dont 4 654 de bois; il forme la communauté de communes d'Entraygues-sur-Truyère. Limitrophe du département du Cantal, il s'étire en arc du nord au sud. Au nord, où il longe la Truyère, il est traversé par la vallée encaissée du Goul, qui rejoint la Truyère rive droite au hameau de Couesque, dans la commune de Saint-Hippolyte (470 Saint-Hippolytains, 3 687 ha dont 1 280 de bois) dont le village est juché à 675 m sur le plateau, 15 km au nord d'Entraygues; le barrage de Couesque, de 1950, a 65 m de haut et retient 56 Mm3, alimentant une assez puissante usine de 124 MW, pouvant fournir 280 GWh/an; la commune a perdu 50 hab. depuis 1999.

Le Fel (170 hab., 2 489 ha dont 946 de bois) est une commune à l'ouest d'Entraygues, à laquelle elle fut rattachée entre 1833 et 1851; elle est l'une des rares communes françaises à avoir plusieurs fois changé de nom, d'abord Roussi-Ginolhac (ou Ginouilhac), puis Enguialès en 1851, puis Le Fel en 1996. Roussi et Le Fel sont des hameaux au-dessus du Lot encaissé, Ginolhac est plus à l'est, mais dans le finage d'Entraygues; la commune eut 1 300 hab. en 1881 et s'est très dépeuplée au 20e siècle.

Au sud, le canton longe la rive gauche du Lot jusqu'aux abords d'Estaing. La longue commune de Golinhac (440 Golinhacois, 3 241 ha dont 828 de bois), dont le village est sur le plateau à 630 m et à 11 km au sud d'Entraygues, y a un barrage sur le Lot tout au sud, et une usine à la hauteur du village, 5 km en aval, après le confluent avec l'Amarou; le barrage, édifié en 1960, a une hauteur de 35 m et retient 5 Mm3 d'eau, formant un lac de 57 ha allongé jusqu'au-delà d'Estaing; l'usine électrique a une puissance de 45 MW et peut fournir 135 GWh/an. La population de Golinhac a augmenté de 50 hab. (13%) de 1999 à 2005.