Canton de Peyrolles-en-Provence

Peyrolles-en-Provence

3 900 hab. (Peyrollais), 3 490 ha dont 1 204 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l'arrondissement d'Aix-en-Provence, 22 km au NE d'Aix. Le bourg est au pied du talus de rive gauche de la Durance et conserve un château du Roi René (15e au 18e s.), une chapelle du 12e s. Le nom de la commune a été allongé en 1919. Peyrolles n'avait alors que 800 hab.; sa population a augmenté après 1950, atteignant 2 000 hab. dès 1962, 3 000 en 1991. Elle a gagné 370 hab. entre 1999 et 2007.

Peyrolles a un collège public et accueille une usine de viandes du consortium ABC (220 sal.), plus le négoce de viandes Tradi France (95 sal.) du même groupe; Durance Granulats (50 sal.) exploite des gravières, dont la plus grande est aménagée en plan d'eau avec base de loisirs. Le territoire communal s'orne des cascades de l'Abéou et offre un sentier de découverte du Loubatas en forêt. L'A 51 court le long de la Durance; le canal de Peyrolles est dans la plaine de la Durance, tandis que le canal de Provence (branche de Bimont) passe en galerie souterraine au sud.

Le canton a 16 100 hab., 5 communes, 24 902 ha dont 14 048 de bois. Le Puy-Sainte-Réparade, Meyrargues et Jouques sont les plus peuplées. Seule Saint-Paul-lès-Durance (790 Saint-Paulais, 4 581 ha dont 3 660 de bois), à l'extrémité orientale du canton, a moins de 2 000 hab. Elle est le site principal du domaine nucléaire de Cadarache, assorti d'un grand barrage sur la Durance près du château de Cadarache (15e s.), qui retient un plan d'eau de 200 ha au confluent du Verdon et de la Durance, partagé avec Vinon-sur-Verdon (Var) et Beaumont-de-Pertuis (Vaucluse), et d'où sort le canal d'amenée de Saint-Chamas; une digue en aval permet le raccordement à l'autoroute du Val de Durance (A 51). Le village est à l'entrée du défilé de Mirabeau au confluent de la Durance et du Labéou, à 13 km ENE de Peyrolles.

Dans la commune, le CEA, qui déclare 3 500 employés, est accompagné par la Compagnie générale de matières nucléaires (Areva, 150 sal., retraitement), les ingénieries Technicatome (410 sal.), Technique en Milieu ionisant (Stmi, 90 sal.) et Akka (35 sal.), la distribution de chaleur Elyo (100 sal.), les équipements de contrôle Énergie Industrie Services (80 sal.); inspections techniques Intercontrol (55 sal.) et Atm (20 sal.), installations électriques Delta (45 sal.) et Snef (20 sal.), entreposage Mainco (45 sal.), logiciels CS Systèmes d'information (30 sal.), maintenance mécanique Endel (30 sal.); nettoyage Onet (75 sal.). La population communale, de 580 hab. en 1836, est descendue à moins de 230 en 1931; elle augmente depuis, mais lentement: les employés de Cadarache logent plutôt dans les villes voisines, dont Manosque et Aix-en-Provence. C'est sur ce site que sera installé le centre de recherche sur la fusion nucléaiire (Iter); v. Cadarache.


Jouques

3 400 hab. (Jouquards), 8 035 ha dont 5 600 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Peyrolles-en-Provence, 6 km ESE du chef- lieu dans la vallée du Bachi. Son «village de caractère» offre une porte de ville et une tour de l'horloge, un ancien archevêché (13e et 17e s.), et son église est en partie du 11e s.; elle accueille un artisanat d'art. On a trouvé des restes romains dans les quartiers de la Garduelle et de Vieilleville. Le défilé de Mirabeau est au nord-est, avec le pont suspendu, le tunnel de l'A 51 et, en aval, une centrale électrique de 1959 à trois turbines Kaplan, et la cité EdF de Notre-Dame de Consolation; rochers d'escalade sur le versant de la Durance au nord du village. À l'est, le relief monte à 639 m sur la montagne de Vautubière, au sud à 636 m à la montagne des Ubacs où les sites de Taulisson-Lambruisse font partie d'un domaine départemental partagé avec Vauvenargues. La commune contient aussi les dolmens des Cudières et elle est traversée par le canal de Provence (branche de Bimont) en galerie, et par l'ancien canal du Verdonlieu. Elle a 103 ha de vignes et une cave coopérative; autocars Sumian (30 sal.), transports Jouques (45 sal.). Jouques avait un millier d'habitants dans la première moitié du 20e s., contre 1 800 vers 1850; la population a crû après 1954, passant les 2 000 hab. en 1968 et les 3 000 en 1990.


Meyrargues

3 300 hab. (Meyrarguais), 4 167 ha dont 2 375 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Peyrolles-en-Provence, 6 km à l'ouest du chef-lieu. Meyrargues est un «village de caractère» serré au pied du talus de rive gauche de la Durance, sous un château d'Albertas, refait au 16e s. et transformé en hôtellerie de luxe. La commune conserve des restes d'un aqueduc romain et les châteaux de Repentance et de Vauclaire dans la plaine au nord-ouest. Elle a une gare et un pont ferroviaire sur la Durance, et elle est traversée par le canal d'amenée de la centrale de Saint-Chamas. L'A 51, qui vient d'Aix, remonte à partir de Meyrargues la vallée de la Durance et offre un échangeur face à Pertuis, avec une base des autoroutes Escota (105 sal.). Le domaine départemental de la Manueye sert de pacage à brebis; les vignerons ne déclarent que 38 ha de vignes. Meyrargues avait 810 hab. en 1936, un peu moins qu'au 19e s.; elle est passée à 2 200 hab. dès 1938 et a franchi les 3 000 en 1995. Le gain a été de 140 hab. entre 1999 et 2006.


Puy-Sainte-Réparade (Le)

4 900 hab. (Puechens), 4 639 ha dont 1 209 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Peyrolles-en-Provence, 14 km à l'ouest du chef-lieu et 22 km au nord d'Aix, dont elle devient une banlieue résidentielle. Le village est au bord de la plaine de la Durance; son finage est traversé par le canal de Marseille et par le canal d'amenée de Saint-Chamas, qui contourne le château de Fonscolombe (18e s., avec domaine viticole) au sud-est et le domaine d'Arnajon (17e-19e s., avec parc). Le domaine départemental de la Quille offre un parcours de brebis dans les reliefs de la Trévaresse au sud, où demeurent des traces de l'oppidum de la Quille.

La commune n'avait que 1 100 hab. en 1936 (1 600 en 1851); elle croît depuis, a passé les 3 000 hab. en 1982 et les 5 000 en 2006, avec un gain de 300 hab. depuis 1999. Ele cultive 430 ha de vignes et dispose d'une cave coopérative. Elle accueille une usine d'électronique d'armement Sodielec (130 sal.), les transports Nicolas (45 sal.), le nettoyage Frenet (30 sal.); centre d'aide par le travail, maisons de retraite les Fontaines (95 sal.) et les Luberons (55 sal.), centre naturiste Messidor.