Canton de Roquevaire

Roquevaire

7 900 hab. (Roquevairois), 2 383 ha dont 1 383 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l'arrondissement de Marseille, 22 km ENE de la préfecture. Le centre historique est à la sortie du défilé de l'Huveaune; il a un beffroi à horloge, et un collège public; un festival d'orgue se tient en septembre dans l'église du 18e s., sur le grand orgue de Pierre Cochereau; ateliers d'artistes et expositions de peintures; Intermarché (45 sal.), clinique diététique (45 sal.). La commune est traversée par l'A 52 et la N 96. Son finage monte à 789 m à la Tête de Roussargue à la pointe sud-est, à 730 m à l'ouest dans la chaîne de l'Étoile où il est limitrophe de Marseille. Roquevaire a eu jusqu'à 3 600 hab. en 1866 avant de se dépeupler un peu (2 600 hab. dans l'entre-deux-guerres). Le nombre d'habitants croît depuis, a dépassé les 5 000 hab. en 1975 et les 7 000 en 1990; il a gagné 400 hab. entre 1999 et 2005.

Le canton a 39 300 hab., 9 communes, 12 655 ha dont 6 763 de bois. Il comprend les communes peuplées de La Bouilladisse, La Destrousse, Peypin, Cadolive, Saint-Savournin, Gréasque. Seule Belcodène (1 500 Belcodénois, 1 297 ha dont 850 de bois) au nord-est, voisine de Fuveau, également traversée par l'A 52 et la N 96, a moins de 2 000 hab. Il est vrai qu'elle n'avait qu'un très petit village, de 130 hab. en 1962: la population a plus que décuplé depuis et a encore gagné 300 hab. de 1999 à 2007; institut médico-éducatif et centre d'aide par le travail.


Auriol

9 500 hab. (Auriolais), 4 464 ha dont 2 000 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 5 km au NE du chef-lieu. La ville est dans la vallée de l'Huveaune en amont de son défilé. Elle conserve des restes de remparts, tour et portes, beffroi et une tour de l'horloge à deux cadrans de 1564. Son finage atteint au nord 716 m sur la montagne de Regagnas et s'étend largement dans les garrigues qui montent vers la Sainte-Baume au sud-est, où il culmine 936 m à la Roque Forcade; il contient la grotte des Infernets. Environ 3 100 ha sont en zone d eprotection de la nature, 470 en zone agricole. Auriol est surtout une commune résidentielle, dotée d'un collège public; supermarché Casino (30 sal.), Béton Vibré (20 sal.), autocars Sarlin (20 sal.); elle a 132 ha de vignes et le siège de la cave coopérative des Vignerons du Garlaban, qui a regroupé plusieurs caves voisines et compte 300 vignerons; elle offre aussi une ferme animalière. Auriol avait plus de 5 000 hab. au milieu du 19e s., mais La Bouilladisse s'en est détachée en 1880 avec 1 400 hab., et la population n'atteignait pas encore 2 800 hab. en 1962; elle augmente fortement depuis. Le recensement de 2006 lui attribue 2 000 hab. de plus qu'en 1999 (+21%), portant sa population (sdc) à 11 400 hab.


Bouilladisse (La)

4 900 hab. (Bouilladissiens), 1 261 ha dont 756 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 5 km au nord du chef-lieu. Elle est située dans le couloir A 52-N 96 et dominée par la montagne de Regagnas à l'est. Elle a logé de nombreux travailleurs des mines de Gardanne. Elle reste essentiellement résidentielle et accueille une clinique Mediazur (55 sal.). La commune a été créée en 1880 à partir du finage d'Auriol, sous le nom de la Bourine, avec 1 400 hab. Elle est restée à ce niveau jusqu'au milieu du 20e s., puis est passée à 2 200 hab. en 1975, 4 100 en 1990. Le nom actuel a été adopté en 1910.


Cadolive

2 100 hab. (Cadolivains), 418 ha dont 311 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 9 km au NO du chef-lieu. Elle est adossée à la chaîne de l'Étoile et son petit finage monte à 647 m au mont Julien. La commune a été créée en 1900 à partir de Saint-Savournin, avec 900 hab., et sous l'autorité du propriétaire des mines de Valdonne qui en fit son fief, la dotant d'un hôtel de ville et d'un dispensaire pour les mineurs; elle n'avait encore que 1 100 hab. en 1975 et croît depuis.


Destrousse (La)

2 500 hab. (Destroussiens), 293 ha, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, juste au nord du chef-lieu en amont du défilé de l'Huveaune. Le nom de la commune évoque bien le côté jadis peu sûr du passage du défilé, propice aux bandits de grand chemin; A 52-N 96 passent par le défilé. La Destrousse est devenue commune en 1870 à partir du territoire de Peypin, avec 700 hab.; elle est restée à ce niveau jusqu'en 1960 puis sa population a augmenté, passant les 2 000 hab. vers 1985. Elle a gagné 250 habitants de 1999 à 2007. Elle conserve un bar coopératif, fondé par un groupe de travailleurs en 1882; ancienne cave coopérative, Intermarché (35 sal.).


Gréasque

3 600 hab. (Gréasquens), 615 ha dont 317 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 13 km NNO du chef-lieu. Elle participa à l'activité du bassin minier de Gardanne-Fuveau, depuis 1755, le premier puits datant de 1830; le puits Hély d'Oissel (1922-1958) a été rénové et aménagé en musée scientifique et technique de la mine. Le château de Castellane (17e s.) est assorti de jardins et d'un théâtre de nature. La ville a un collège public, un Intermarché (45 sal.), une fabrique de cartes électroniques (Laporte, 90 sal.). La population de Gréasque croît régulièrement depuis deux siècles: moins de 300 hab. au début du 19e s., 800 à la fin, 2 000 en 1954, 3 000 en 1980. Elle n'a augmenté que de 130 hab. entre 1999 et 2004.


Peypin

5 000 hab. (Peypinois), 1 335 ha dont 940 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 7 km au NO du chef-lieu. Le vieux village est perché et conserve des maisons anciennes. L' A 52 traverse la commune. Au nord-ouest, le château de Valdonne (17e-18e s.), qui abrite actuellement le siège du groupe immobilier Perottino, anima l'extraction du lignite; Valdonne fut le terminus ferroviaire de l'ancienne voie ferrée allant d'Aubagne aux mines de lignites, avant que le raccordement avec la gare de la Barque à Fuveau ne prolonge la ligne, à présent désaffectée. Peypin accueille une clinique du Groupe Medica (80 sal.) et un atelier de réactifs chimiques Carlo Erba (65 sal.); festival d'humour en mai. Sa population est montée à 1 500 hab. en 1866 avant tomber à 700 avec la sécession de La Destrousse (1870); mais elle augmente depuis, non sans quelques fluctuations: 1 500 hab. en 1926, moins de 1 100 dix ans après, 2 000 en 1975, 4 000 en 1988. Elle n'a gagné que 140 hab. entre 1999 et 2004.


Saint-Savournin

2 600 hab. (Saint-Savournicains), 589 ha, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Roquevaire, 11 km au NO du chef-lieu. La commune s'est séparée du territoire de Cadolive en 1900, passant alors de 1 800 à moins de 1 000 hab.; sa population est longtemps restée stable, de 1921 à 1975, autour de 1 100 hab.; elle augmente depuis, et a passé les 2 000 hab. en 1990. Saint-Savournin a participé au bassin minier; son finage monte à la Tête du Grand Puech (781 m) dans la chaîne de l'Étoile; il a révélé des restes gallo-romains et conserve quelques ruines castrales du Castellas.