Cantons de Marseille

Marseille

807 100 hab. (Marseillais) dont 10 400 à part, 24 062 ha, préfecture des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est la deuxième commune de France par la population après Paris, à la tête de l'une des toutes premières agglomérations de province en concurrence avec Lyon et Lille, selon les contours que l'on accorde à ces agglomérations. Marseille avait 100 000 hab. au début du 19e s., 200 000 en 1853, 490 000 en 1900. Sa population avait atteint 650 000 hab. en 1926; après un gonflement momentané jusqu'à 914 000 hab. en 1936, elle avait à peu près retrouvé le niveau de 1926 en 1950; puis elle a augmenté jusqu'à 909 000 hab. en 1975, avant de se tasser quelque peu. Mais les estimations pour 2005 sont de 827 000 hab. (sdc), soit 30 000 de plus qu'en 1999.

La commune de Marseille est à elle seule divisée en 22 cantons. Elle est également organisée en 16 arrondissements, qui sont des unités administratives dotées de mairies et formant des circonscriptions électorales, à leur tour subdivisés en 111 quartiers. Après une entente de droite et de gauche sous le long règne de Gaston Defferre (1944-1946 et 1953-1986) relayé par Robert Vigouroux (1986-1995), la municipalité conserve une majorité de droite sous la direction de Jean-Claude Gaudin (UMP), ancien professeur, ministre et député, et sénateur depuis 1989, sauf une brève interruption.

La communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole rassemble 18 communes et 981 769 hab.; de façon inattendue et avec une faible majorité, son nouveau président depuis 2008 est Eugène Caselli, socialiste, conseiller municipal de Marseille et secrétaire fédéral du parti socialiste. L'agglomération, concept encore assez vague, est estimée à plus 1 300 000 personnes, à peu près à l'égal de Lyon: l'Insee attribue à Marseille une unité urbaine de 1 350 000 hab. (en 1999), comme à Lyon, et une aire urbaine de 1 520 000 hab. (moins que Lyon, 1 650 000); à superficie comparable, celle de Lille atteindrait 2 300 000 habitants. L'arrondissement de Marseille a 980 100 hab., 26 cantons, 21 communes, 67 155 ha.

Marseille est issue d'une colonie phocéenne qui s'est installée six siècles avant notre ère sur la rive septentrionale du Lacydon, l'actuel Vieux Port, et qui prit le nom de Massalia, qui a évalué en Marseille. Les troupes de Jules César ont anéanti le site en 49 avant notre ère et Marseille n'a retrouvé quelque activité que comme base d'embarquement pour les croisades aux 11e et 12e s. Longtemps elle s'est limitée à l'activité maritime, tandis qu'Aix assurait l'administration de la Provence. Puis au 18e s. cette activité a pris de l'extension avec le grand commerce et les industries dérivées, illustrées notamment par l'huilerie et la savonnerie, dont sont issues une partie des fortunes et de la bourgeoisie marseillaises. Le commerce colonial et la conquête de l'Afrique du Nord au 19e siècle ont achevé de hisser Marseille aux premiers rangs des ports et des villes en France et même à l'échelle mondiale: après l'ouverture du canal de Suez (1869), Marseille est même devenu pour un temps le quatrième port mondial en 1879.

Le 20e siècle s'est traduit par un déclin des industries anciennes et le transfert général de l'activité industrielle vers les communes voisines, l'apparition de nouvelles industries (aéronautique, chimie) et du complexe pétrolier de l'étang de Berre, puis du complexe sidérurgique et chimique du golfe de Fos et l'extension du port de Marseille; v. Marseille (Port autonome de). Aix largement dépassée, Marseille a capté une part substantielle des nouvelles activités universitaires et de recherche scientifique (v. Aix-Marseille), des industries de technologie avancée, ainsi que les nouvelles fonctions d'administration et de distribution d'échelle régionale et suprarégionale: le port, même en progrès, n'était plus dès lors l'essentiel. Alors que, contrairement à Lyon, Marseille passait pour avoir négligé ses relations régionales au profit de ses horizons ultramarins, on pouvait commencer à parler d'une région marseillaise, ou de la place de Marseille comme capitale d'un grand Sud-Est de la France.

Le résultat est une grande diversification d'une société jusqu'alors assez vigoureusement contrastée entre bourgeoisie d'affaires et prolétariat industriel et portuaire, associée à une ample diversification des activités, notamment dans le domaine culturel où Marseille se range parmi les villes les plus créatives. Le folklore pagnolesque n'est plus guère qu'un fantasme parisien. Mais les relations sociales sont souvent tendues, les mouvements d'humeur habituellement vifs. L'entassement d'immigrés démunis, dans un port d'entrée qui avait longtemps laissé se dégrader des quartiers même centraux, a créé d'amples problèmes. La dimension des questions sociales et des problèmes de rénovation de ces quartiers est tout à fait considérable.

Marseille occupe une large cuvette ouverte vers l'ouest par l'ancien Lacydon et ceinte par les reliefs de l'Estaque au nord-ouest, de l'Étoile au nord et au nord-est, de Marseilleveyre et du massif des Calanques-Carpiagne au sud et au sud-est. La vallée de l'Huveaune introduit la seule ouverture vers l'est, par où l'urbanisation a largement débordé vers Aubagne et Gémenos. Les pentes se sont couvertes de villas et de groupes d'immeubles dans la seconde moitié du 20e siècle, mais la progression de l'habitat s'est faite sous des formes très inégales.

En fait, la commune est depuis longtemps divisée socialement et culturellement, et de façon très nette, entre un nord et un sud: tous les quartiers du nord anciens ou nouveaux (secteurs électoraux 1, 2, 7 et 8, soit les arrondissements 1 à 3, 7 et 13 à 16), votent à gauche, encore que le 7e ait été rattaché assez artificiellement à cette moitié pour de simples raisons d'arithmétique électorale; ceux du sud (secteurs 3 à 6, soit les arrondissements 4 à 12 sauf le 7e) sont le fief de la droite. Les arrondissements les plus huppés sont le 8e et le 12e, et à un moindre degré le 7e et le 9; les plus pauvres sont le 3e, au centre-nord, et les 14e et 15e, au nord.

Marseille-1 (37 400 hab. en 1999, 40 300 hab. selon les estimations pour 2005) est l'arrondissement le plus central et sans doute le plus fréquenté; il entoure la Canebière, la plus célèbre avenue de la ville, qui débouche sur le Vieux Port en suivant l'ancienne vallée du Jarret, et dont le nom même évoque les chenevières d'antan. Il englobe le fond du Vieux Port avec l'embarcadère pour les îles et le Palais de la Bourse, qui abrite la Chambre de commerce et le Musée de la Marine, non loin du musée de la Mode et du centre commercial de la Bourse.

À l'ouest, le quartier Belsunce abrite le jardin des Vestiges, site archéologique de la vieille ville, et le musée d'histoire de Marseille, ainsi que, depuis 2004, la bibliothèque publique dans les anciens locaux de l'Alcazar, célèbre salle de spectacles de 1857. Au nord-est trône la gare Saint-Charles, la principale de Marseille, en cul-de-sac, qui voit passer 15 millions de voyageurs par an. Au centre, l'arrondissement se divise entre le quartier du Chapitre et le quartier Thiers, qui héberge le vénérable lycée du même nom et le Conservatoire régional de musique, le théâtre du Gymnase et l'église des Réformés de la Canebière. Au sud le quartier Noailles, avec le marché des Capucins, puis le quartier de l'Opéra, sont les plus centraux de la ville, associant nombre de magasins et de rues piétonnes, et bien entendu l'Opéra.

L'arrondissement compte deux collèges publics et un privé, deux lycées publics et, parmi les principaux employeurs, la Sncf (3 700 sal.) et Rail Restauration (100 sal.), les Galeries Lafayette (300 et 190 sal.) et la Fnac (230 sal.), le Crédit Lyonnais (210 et 130 sal.) et la Société Générale (140 sal.), Air France (150 sal.) et EdF (100 sal.), la Générale française d'intérim (120 sal.), le négoce interentreprises Sodeval (100 sal.), le nettoyage Reinier (110 sal.), les bureaux de Lafarge Granulats (110 sal.). Il rassemble 40 300 hab. en 2005 (estimations). Une grande partie de l'arrondissement, autour de la Canebière, est classée en «zone urbaine sensible».

Marseille-2 (24 600 hab. en 1999, 24 900 hab. estimés en 2005) est l'arrondissement du Vieux Marseille, juste au nord du Vieux Port. Mais il est passablement diversifié, puisqu'il ajoute au Vieux Marseille des quartiers moins anciens au nord, et la plus grande partie du port de commerce. Il est divisé en quatre quartiers, celui de l'Hôtel-de-Ville au sud, suivi un peu au nord par les Grands Carles; ceux de la Joliette et d'Arenc le long du port. Le Vieux Marseille est sur les reliefs où s'était établie la ville gréco-romaine qui dominait le Lacydon, devenu Vieux Port. L'habitat de la partie la plus ancienne, passablement dégradé et classé en «zone urbaine sensible», se serre le long de rues étroites et encombrées dans le quartier du Panier, ancien quartier populaire récupéré par la mode, mais il est loin d'être homogène. Quelques points forts s'y remarquent: l'hôtel de ville près du Vieux Port, l'hôtel-Dieu et la Vieille Charité où se sont installés le musée d'archéologie méditerranéenne et un musée des Arts africains, océaniens et amérindiens (Maaoa), le musée et le préau des Accoules, la cathédrale néobyzantine de la Major (19e s.) et l'évêché, l'hôtel de police et vers l'ouest la Tourette, avec un jardin (square Protis), un temple grec et le mémorial des Camps de la Mort.

À la pointe qui sépare l'entrée du Vieux Port de celle des bassins de la Joliette subsiste le fort Saint-Jean, précédé d'un vaste terre-plein où s'engouffre le tunnel Saint-Laurent, qui passe sous l'entrée du Vieux Port. Le Centre régional de la Méditerranée et le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem) doivent y prendre place dans le cadre de l'opération Euroméditerranée, qui transforme peu à peu la physionomie de la plus grande partie de l'arrondissement. Le quartier abrite aussi le musée des Docks romains et le musée du Vieux Marseille dans la «Maison Diamantée». Le moderne hôtel de région s'est installé un peu au nord du quartier, près de la porte d'Aix et de son arc de triomphe, où s'achève l'autoroute A 7; la faculté des sciences économiques est proche. Au-delà du boulevard des Dames, s'étendent les quartiers d'habitat des Grands Carmes et de la Joliette, où est l'hôpital Desbief et qui sont également affectés par l'opération Euroméditerranée.

La rue de la République, qui traverse en oblique toute cette partie méridionale de l'arrondissement, est l'objet d'un programme de rénovation qui la transforme en large coulée bordée de commerces et desservie par un tramway. À l'ouest, s'étirent les quais du port le long du bassin de la Joliette, séparé de la mer par la longue digue du Large; ils accueillent la gare maririme et, par la rénovation Euroméditerranée, la Cité de la Méditerranée, un ensemble de bureaux, commerces, hôtel et cinémas Euromed Center (sic) dessiné par Massimiliano Fuksas, le Fonds régional d'art contemporain de l'architecte japonais Kengo Kuma et le nouveau centre d'affaires des Docks.

L'arrondissement se continue vers le nord par la longue série de bassins qui commence au bassin d'Arenc et va jusqu'aux formes de réparation navale. Des réaménagements sont en cours, le grand silo d'Arenc doit être transformé en salle de spectacle, de hautes tours aux formes futuristes doivent y prendre place; l'une d'entre elles, haute de 147 m et prévue pour 2 700 employés, dessinée par Zaha Hadid, doit abriter en 2009 les services du groupe maritime CMA-CGM; une autre a été proposée par Jean Nouvel.

Les principaux employeurs, outre la mairie et le conseil régional, sont du domaine maritime: le Port autonome (PAM, 1 500 sal.), les transports maritimes CMA-CGM (1 100 sal.) et CGM Antilles-Guyane (360 sal.), la SNCM (600 sal.) qui assure des liaisons avec la Corse, Fouquet Sacop Maritime (120 sal.), auxquels s'ajoutent les groupes de restauration collective Compass (170 sal.) et Sodexho (110 sal.). D'autres relèvent des activités financières: Cetelem (620 sal.), BNP (340 sal.), Société Générale (150 sal.), Crédit du Nord (140 sal.). D'autres encore des télécommunications: TDF (200 sal.) et Telecom Italia (180 sal.), s'y ajoutent les sociétés de travail temporaire Adecco (220 sal.) et PSI (110 sal.). L'arrondissement avait 24 900 hab. en 2005 (estimations); il offre 2 collèges publics et 2 privés, un lycée professionnel privé.

Marseille-3 (41 700 hab.) est un arrondissement central de Marseille, au nord de la gare Saint-Charles. Peuplé de 43 400 hab. en 2005 (estimations), il associe le célèbre quartier populaire de la Belle-de-Mai, les quartiers Saint-Lazare, Villette et Saint-Mauront. Il est traversé par l'A 7. Côté sud près des emprises ferroviaires et d'anciennes casernes et du parc d'artillerie, une extension d'Euroméditerranée doit remodeler l'espace bâti; l'ancienne manufacture des tabacs a déjà été transformée en un ensemble culturel et médiatique comprenant un Pôle audiovisuel et le Théâtre en Friche, les archives municipales et leurs extensions, les réserves des musées de Marseille.

Ces quartiers comprennent aussi plus à l'est une maternité, vers l'ouest près de la gare un ensemble universitaire avec la faculté des sciences, et ils s'étendent le long de la Joliette, où demeure la meunerie des Grands Moulins Storione (120 sal.). Ils hébergent en outre 3 collèges publics et 2 privés, 2 lycées publics dont un professionnel, et quelques entreprises comme la gestion de logements Logirem (280 sal.), les agences de travail temporaire Adecco (200 sal.) et Depolabo (180 sal.). L'ensemble Saint-Mauront-Bellevue-Cabucelle, de part et d'autre de l'autoroute, est classé en «zone urbaine sensible».

Marseille-4, peuplé de 43 800 hab. en 1999 et de 46 600 hab. en 2005 (estimations), s'étend à l'est de la gare Saint-Charles. Il comprend les quartiers des Chutes Lavie, des Chartreux, des Cinq Avenues et de la Blancarde. Ils contiennent le parc et le palais Longchamp avec un observatoire, le muséum d'histoire naturelle et le zoo et le musée des Beaux-arts, le musée Grobet-Labadié (collections des 18e-19e s.), ainsi qu'une école d'ingénieurs. Les Cinq Avenues marquent une ancienne sortie de la ville, au bout du boulevard de la Liberté qui prolonge la Canebière, d'où divergeaient quatre routes vers l'est et le nord de la commune.

L'arrondissement abrite 2 collèges publics et 4 privés, un lycée public et deux privés, la clinique de la Feulleraie (20 lits) et les services de l'Opac (750 sal.). Au nord-est, au carrefour de la route de Château-Gombert et de la rocade en cours de développement, Saint-Just est un ensemble nouveau, desservi par le métro, qui comprend le Dôme du Zénith, ouvert en 1994 et pouvant contenir jusqu'à 8 500 spectateurs, l'hôtel du département, également inauguré en 1994, et la gare routière.

Marseille-5 (41 400 hab.) est au sud-est du centre et aurait 44 000 hab. en 2005 (estimations). Il associe les quartiers de Camas, que ferme à l'ouest la place Jean-Jaurès où se tient le renommé marché de la Plaine; de la Conception, avec l'hôpital de même nom et le couvent du Refuge; Saint-Pierre et Baille plus à l'est. Il inclut le grand centre hospitalier de la Timone et son CHU, avec la faculté de médecine et diverses annexes, jouxtant le grand cimetière Saint-Pierre qui est toutefois rattaché au 10e arrondissement.

À la pointe orientale sont la caserne de CRS et des installations militaires ainsi que le dépôt des tramways. La rocade qui va du Prado à Saint-Just traverse le territoire, en bordure du centre hospitalier. L'arrondissement est surtout résidentiel. Il contient 2 collèges publics et 4 privés, un lycée public et deux lycées privés dont un professionnel. La principale entreprise privée est la location de linge et blanchisserie BTMF (160 sal.), liée au centre hospitalier; cliniques des Alpilles (110 lits) et Camas (95 lits).

Marseille-6 (41 200 hab.) est un arrondissement très central un peu au sud du Vieux Port, qui aurait 43 100 hab. en 2005 selon les estimations. Il comprend les quartiers de la Préfecture et du palais de Justice, Castellane et Vauban, et à l'est Lodi et Notre-Dame-du-Mont. Son plan régulier hérité du 18e et du 19e siècle est guidé par les actives rues nord-sud de Rome, de Breteuil et du Paradis. Il est traversé en souterrain par le tunnel du Prado. Vers l'ouest, il monte sur le versant oriental de la colline de la Garde, couronnée par la célèbre basilique mariale néobyzantine, dite aussi la Bonne Mère et construite ostentatoirement de 1853 à 1864.

L'arrondissement s'illustre aussi par le musée et la fontaine Cantini sur la place de Castellane, la place et le cours Julien où se rassemblent les artistes et les flâneurs, les amateurs du marché paysan et des nombreux cafés et restaurants; et, toute proche, l'église de Notre-Dame-du-Mont. Il accueille de nombreux établissements dont 2 collèges publics et 6 privés, un lycée public, pas moins de 14 lycées privés dont 3 professionnels; l'hôpital privé Ambroise Paré (520 sal., 210 lits) et la clinique Bouchard (390 sal., 180 lits); les sièges d'EdF (3 500 sal.) et GdF (990 sal.), de la Société des Eaux de Marseille (850 sal.).

Dans le domaine financier, les assurances AGF-Iart (250 sal.) et AGF-Vie (210 sal.), Banque de France (220 sal.), Société Marseillaise de Crédit (190 sal.), BNP (130 sal.), Société Générale (110 sal.) et banque Martin Maurel (100 sal.). Les principaux autres employeurs privés sont les gestions de logements Sogima (180 sal.), Erilia (130 sal.) et HLM Phocé (110 sal.), l'informatique Somei (100 sal.), les agences de travail temporaire Adecco (210 sal.), Conti (130 sal.) et Manpower (110 sal.). Marseille-6 est également un lieu de concentration des professions libérales, notamment des avocats, notaires et médecins spécialistes.

Marseille-7 (36 000 hab. en 1999, 35 200 estimés en 2005) est l'arrondissement le plus occidental de la ville, au sud du Vieux Port. Il s'avance jusqu'au cap d'Endoume et y ajoute les îles. Il comprend les quartiers de Saint-Victor et du Pharo au nord, Saint-Lambert, Endoume et Bompard au centre, le Roucas Blanc au sud. Au nord-est, il accueille le Théâtre national de la Criée et le jardin Audubert, le musée du santon, le jardin Puget, la sortie du tunnel Saint-Laurent sous le Vieux Port avec tout un échangeur entourant l'ancien bassin de carénage, les forts Saint-Nicolas et d'Entrecasteaux qui gardaient l'entrée du Vieux Port, et les restes de l'abbaye Saint-Victor.

Le promontoire du Pharo porte un parc et des jardins, le Palais du Pharo et son auditorium, les bureaux de la Communauté urbaine, l'Institut de médecine et pharmacie tropicales; il est bordé par le port de la Réserve et les anses du Pharo et des Catalans, où est installé le centre nautique. Un peu plus au sud, s'avance la pointe d'Endoume, échancrée par le port des Auffes, les anses de Malmousque, des Cuivres, de la Batterie aux Lions et de la Fausse Monnaie; le Centre d'océanographie de la Station marine d'Endoume y a pris place, avec son aquarium. En mer émergent le triple rocher bas des Pendus, qui porte un phare, et les deux îles nues d'Endoume; l'île Gaby conserve un fort de 1861, privatisé et réaménagé après 1914 et qui fut pillé en 1921.

Le territoire monte à l'est jusqu'à la basilique de la Garde, qui est à la limite du 6e arrondissement; il est sillonné de petites rues et d'impasses bordées de villas et agrémentées de parcs, dont le parc Valmer sur le littoral. Vers le sud, la côte de la rade d'Endoume est longée par la corniche Kennedy et s'orne de l'anse du vallon de l'Oriol, du port et de la plage du Prophète, et va jusqu'au port du Prado. L'archipel du Frioul est rattaché à l'arrondissement. Celui-ci a 35 200 hab. en 2005 (estimations); il accueille un collège public et 3 lycées publics dont 2 professionnels; transports maritimes du groupe Bourbon (460 sal.), Sofitel (250 sal.).

Marseille-8 (75 300 hab. en 1999, 77 300 estimés en 2005) prolonge Marseille-7 vers le sud et appartient aux grands arrondissements de la périphérie. Il en est sans doute le plus agréable et le plus bourgeois. Il dessine une bande assez étroite le long de la côte occidentale jusqu'au cap Croisette et aux îles de Riou et inclut ainsi au sud le massif de Marseilleveyre, qui culmine à 433 m. Au nord, il associe les quartiers du Rouet, Périer, Saint-Giniez et la Plage, traversés par l'avenue du Prado, grande percée de luxe au bout de laquelle se tient le grand ensemble du parc Chanot formé par le Palais des Expositions, le Palais des Congrès, le Grand Palais et le fameux stade-vélodrome; à l'autre extrémité sont le port du Prado et les plages du Roucas Blanc et de David.

Au sud de la vallée de l'Huveaune se sont construits les quartiers Bonneveine, Sainte-Anne et de la Pointe Rouge. Le bord de mer offre les grandes plages Borély, Bonneveine et de la Vieille Chapelle et le port de plaisance de la Pointe Rouge, ancien quartier populaire profondément transformé; juste en arrière au bord de l'Huveaune ont pris place l'hippodrome et le parc Borély, qui propose un jardin botanique et une roseraie; au nord-est apparaît la Cité Radieuse de Le Corbusier. Cet ensemble comprend l'école nationale de danse, un hôpital et des cliniques, le centre commercial de Bonneveine, le parc de Bonneveine et le jardin Bortoli, le musée de la faïence, le musée d'art contemporain et l'École nationale de la marine marchande.

Au sud, le relief est plus accidenté et l'occupation plus lâche dans les quartiers de Montredon et surtout des Goudes. Le littoral est rocheux, et déjà pittoresque du côté de la Madrague; une série de petites calanques ourle le littoral occidental jusqu'au port très abrité des Goudes, couronnée d'anciennes défenses et prolongé vers l'ouest par la petite presqu'île du cap Croisette, que relaie en mer la grande île Maire et la petite Tiboulen de Maire. La côte méridionale de l'arrondissement est dépourvue de routes, mais longée par le GR 51 et 98; elle va vers l'est jusqu'à la petite calanque des Queyrans, mais ses échancrures sont de petite taille. Le massif de Marseilleveyre est encore vide, mais ses crêtes sont sillonnées de chemins de randonnée; rochers d'escalade, grottes, fontaines ajoutent à ses attraits. Au large, émergent les îles de l'archipel de Riou.

L'arrondissement dans son ensemble passe pour être le plus riche et le plus agréable de la commune; mais il est très diversifié et comporte au nord des parties très denses et très actives, et quelques vieux petits villages populaires des bords de mer. Ses principaux établissements sont 3 collèges publics et 2 privés, 7 lycées publics dont un professionnel, un lycée privé; les cliniques Juge (140 sal.) et Mon Repos (130 sal.), le centre de rééducation Rosemond (110 sal.). De nombreuses entreprises y ont leurs bureaux et studios: France-Télécom (950 sal.), Télévision-France 3 (240 sal.); Crédit Mutuel (370 sal.), BNP (250 sal.) et Lyonnaise de Banque (100 sal.); IBM (200 sal.); la Régie des Transports de Marseille (3 300 sal.), les agences Renault (200 sal.), Citroën (100 sal.) et Peugeot (Siam, 100 sal.), le groupe Total (190 sal.).

Il accueille aussi un hôtel Pullman (Sodexho, 110 sal.), les bureaux de gestion Assistance Service (190 sal.), les agences de travail temporaire Manpower (180 sal.) et Adecco (160 sal.); les grands magasins Carrefour (500 sal.), Monoprix (210 sal.) et Casino (200 sal.); centre d'appels Phone Marketing (100 sal.) gardiennage Sécurité Industrielle (120 sal.). Le seul producteur notable est celui des fours et brûleurs Fives Pillard (180 sal.).

Marseille-9 (72 800 hab. en 1999, 73 500 estimés en 2005) occupe tout le sud de la commune de Marseille à l'exception du quartier de Goudes. Au nord, les quartiers Sainte-Marguerite, Mazargues, Cabot et la Panouse sont relativement proches du centre-ville. Les Hauts de Mazargues, jusqu'à la Cayolle au sud, quartier très pauvre, sont classés en «zone urbaine sensible». Le mont Rouvière (228 m) au-dessus de la Panouse marque les premiers contreforts des reliefs accidentés du sud-est de Marseille.

Ces quartiers abritent l'hôpital Sainte-Marguerite et l'hôpital privé Clairval (620 sal.), des cliniques comme l'Émeraude (170 sal.), 6 collèges publics et 2 privés, 2 lycées privés, ainsi que les centres commerciaux de Valmante avec un centre Leclerc (170 sal.) et un hypermarché Casino (140 sal.). Un peu plus au sud dans les quartiers de Sormiou et des Baumettes, l'urbanisation a gagné la plaine du Vert Plan et de la Cayolle et le vallon des Baumettes, qui accueille la célèbre prison de Marseille. Un peu plus à l'est dans un ensemble naguère désert a pris place le vaste campus de Luminy qui accueille Faculté des sciences, École d'art et d'architecture et École supérieure de commerce ainsi que divers laboratoires.

Dans l'arrondissement sont également établis l'ingénierie nucléaire Comex (240 sal.), les recherches en biotechnologies Immunotech (190 sal.), l'informatique Cap Gemini (230 et 190 sal.), la Banque Populaire (290 sal.); travaux publics Les Travaux du Midi (330 sal.), Eiffage (240 sal.) et GTM (220 sal.), restaurants d'autoroute Autogrill (200 sal.); EdF (700 sal.). Au nord-est de l'arrondissement, le relief est très accidenté et monte à 610 m au mont Saint-Cyr, 646 m au mont Carpiagne. Les sites de la Muraille de Chine (172 ha) et de Vaufrèges (254 ha) y sont protégés par le Conservatoire du Littoral; mais une grande part des reliefs est encore incluse dans le camp militaire de Carpiagne, qui déborde sur les communes de Cassis et d'Aubagne. Le 1er-11e régiment de cuirassiers, qui dispose de 1 350 personnes et 80 chars, y est installé près de la limite orientale de la commune de Marseille.

Le littoral est très accidenté et prestigieux: c'est celui des Calanques, protégées par le Conservatoire du Littoral. Il est divisé entre les quartiers de Redon, Vaufrèges et Carpiagne. La tectonique du massif des Calanques a donné aux profonds golfes de Sormiou à l'ouest, et de Morgiou au centre, une direction NO-SE; le bec de Sormiou et le cap Morgiou avancent loin en mer; le dernier cache la grotte Cosquer, riche de peintures et gravures préhistoriques et découverte en 1991, mais dont l'accès est noyé par la mer et qui n'a pu être révélée que par des explorations de scaphandriers.

Les fonds des deux calanques sont accessibles par des routes sinueuses. Ailleurs ne sont que pistes et sentiers de randonnée, autour du mont Puget (563 m) et dans la forêt domaniale de la Gardiole, qui se termine au sud par les falaises du Devenson, hautes de 200 à 300 m. Vers l'est, la commune de Marseille va jusqu'à la calanque d'En Vau, laissant Port-Miou à la commune de Cassis; le Conservatoire du Littoral y protège le site de la Fontasse (243 ha). La pointe de Castel-Vieil marque le point le plus méridional de la commune de Marseille hors des îles. Ces reliefs ont de nombreux sites d'escalade, dont ceux de Sigiton et des Candelles; leurs paysages attirent également les plaisanciers, et la fréquentation annuelle est estimée à 800 000 visiteurs.

Marseille-10 est un arrondissement relativement peu étendu au sud-est du centre-ville, dont la population est estimée à 49 000 hab. en 2005 (49 200 en 1999). Les quartiers les plus occidentaux, Menpenti, la Capelette, Timone et Pont de Vivaux, sont de petite taille mais peuplés. Les deux premiers accueillent le très complexe échangeur de l'autoroute A 50 et de la rocade des boulevards, et sont bordés à l'ouest par le long parc du 26e Centenaire de Marseille. Saint-Loup et Saint-Tronc sont plus orientaux et leur habitat est un peu plus aéré mais comprend de grands immeubles locatifs. Le long de l'Huveaune a pris place une zone d'industries au Pont de Vivaux, et un champ de courses. Plus au nord et au contact du centre hospitalier de la Timone, qui est pour l'essentiel dans le 5e arrondissement, s'étale l'immense cimetière Saint-Pierre.

L'arrondissement de Marseille-10 abrite les gendarmeries et un hôpital psychiatrique, la clinique de la Résidence du Parc (groupe Clairval, 170 sal.) et le centre de dialyse du même groupe (120 sal.), 4 collèges publics et un privé, deux lycées publics et un privé, deux lycées professionnels publics et un privé, un grand centre commercial où trône un Auchan (590 sal.). Les autres grands employeurs sont les moteurs Baudouin (170 sal.), les ascenseurs Otis (150 sal.) et les équipements thermiques Crudeli (130 sal.); entreprises de travail temporaire Manpower (190 sal.) et Vediorbis (150 sal.), publicité Adrexo (120 sal.), nettoyages Onet (450 sal.), Laser (340 sal.) et Isor (200 sal.), réseaux et canalisations Sade (240 sal.).

Marseille-11 avait 53 500 hab. en 1999, 54 900 hab. en 2005 (estimations). L'arrondissement occupe la partie orientale de la commune et monte jusqu'à la limite de son territoire dans la chaîne de l'Étoile; il voisine ainsi avec Penne-sur-Huveaune, Aubagne et Allauch. La vallée de l'Huveaune, dans laquelle s'engagent l'A 50, la N 8 et une voie ferrée, lui sert d'axe ouest-est. Les quartiers de la Pomme et de Valbarelle, puis Saint-Marcel et la Barasse, sont les moins éloignés du centre-ville; ils encadrent une zone industrielle étirée dans le fond de vallée; hôpital psychiatrique Valvert, gare, château Forbin.

La zone d'habitations la Rouguière-Saint-Marcel, de part et d'autre de la zone industrielle, est classée en «zone urbaine sensible», ainsi que le grand ensemble Bel-Air (ou Air-Bel) de la Pomme. Au sud, le relief monte vers le mont Saint-Cyr et Carpiagne; le département gère une réserve naturelle dans le grand vallon de la Barasse, où la source des Eaux Vives est un but de promenade accessible par plusieurs sentiers. Le quartier de la Valentine est occupé par un échangeur autoroutier complexe et des centres commerciaux à la Ravelle, ainsi que la brasserie de Marseille.

Les quartiers des Accates, Traille, Camoins et Éoures se déploient au nord-est sur les pentes du massif de l'Étoile; golf de Marseille-la Salette (60 ha), centre de formation professionnelle de Pluvence, plusieurs châteaux dont la Reynarde (maison d'enfants) et la Buzine (19e s.), qui fut à Marcel Pagnol, appartient à la ville et doit abriter un centre international du cinéma provençal. Il s'y trouve aussi à la Soufrière un établissement thermal dit de Camoins-les-Bains, aux eaux sulfurées, sur un site exploité sporadiquement depuis le Moyen Âge, remis en activité en 1862 et récemment rénové par le groupe Socoma. Le quartier de Saint-Menet occupe la partie orientale de la vallée de l'Huveaune et la Millière monte au sud sur les pentes de la chaîne de Saint-Cyr le long des Pennes-sur-Huveaune.

L'arrondissement abrite 3 collèges publics et un privé, 4 lycées privés dont un professionnel et 2 lycées professionnels publics, et les cliniques Saint-Martin (280 sal.) et Saint-Roch (160 sal.). L'industrie y est représentée par les produits chimiques Arkema (330 sal.) et un ensemble agro-alimentaire: pâtes alimentaires Panzani-W.Saurin (usine de la Montre, 240 sal.), chocolaterie Net Cacao (180 sal.) et brasseries Heineken (180 sal.). Il accueille un Géant Casino (660 sal.) et des magasins Ikea (270 sal.), Darty (240 sal.), Le Printemps (150 sal.), Castorama (110 sal.), Metro (100 sal.), ainsi que les négoces de jouets Toys R US (110 sal.) et le distributeur de composants téléphoniques Avenir Telecom, qui affiche 2 800 sal.; travaux publics Eurovia (100 sal.) et Bec (100 sal.), nettoyages Proclair (200 sal.) et Ome (400 sal.).

Marseille-12 est à l'ENE du centre-ville et atteint la limite communale au contact d'Allauch, mais son territoire est bien moins étendu que le précédent; il avait 56 400 hab. en 1999 et aurait eu 57 000 hab. en 2005 (estimations). Les quartiers les plus proches du centre, à l'ouest, sont ceux de Montolivet, Saint-Barnabé, Saint-Jean-du-Désert et la Fourragère, en passe d'être traversés par la rocade nord-sud dite A 507; dépôt et installations ferroviaires de la Blancarde au sud-ouest. Ils sont relayés un peu plus haut par les quartiers Saint-Julien et des Caillols, celui-ci abritant notamment un golf, un centre d'entraînement de football et le lycée privé de la Cadenelle.

Le quartier le plus éloigné est celui des Trois Lucs; il accueille un aérium, un institut médico-éducatif et le laboratoire d'astronomie spatiale du CNRS, qui toutefois se transfère sur le nouveau site de Château-Gombert. L'arrondissement, de peuplement plutôt riche en moyenne, tant par les revenus que les villas et le prix du logement, abrite 5 collèges publics et un privé, un lycée public et 5 lycées privés dont 2 professionnels, les cliniques Provence Santé (590 sal.), Vert Coteau (280 sal.) et Acquaviva (160 sal.), une maison de retraite (110 sal.); hypermarché Casino (190 sal.) à la Fourragère; installations de l'Olympique de Marseille (130 sal.), Nettoyage Provençal (150 sal.).

Marseille-13 est le plus peuplé des arrondissements marseillais: 80 200 hab. (1999), 84 400 estimés en 2005. Il occupe l'angle nord-est de la commune, où il est limitrophe des communes de Plan-de-Cuques et de Simiane-Collongue. Au sud-ouest vers le centre-ville sont les quartiers de Saint-Just, Malpassé, Saint-Jérôme et la Rose, fort peuplés, notamment en grands ensembles d'habitation. Malpassé héberge l'hôpital militaire Lavéran et un musée de la Moto, la Rose le château Belmont. Un peu plus au nord, Saint-Jérôme a reçu un ensemble universitaire avec faculté des sciences et IUT, ENSPM (École nationale supérieure de physique de Marseille) et Ensspicam (École nationale supérieure de synthèses, procédés et ingénierie chimiques d'Aix-Marseille). Le sud-est de l'arrondissement associe les quartiers des Olives et de la Croix-Rouge; château des Martégaux.

Plus au nord, au centre du territoire, sont les quartiers Saint-Mitre et Château-Gombert. Ce dernier accueille le nouveau technopôle Marseille-Provence, dit aussi Château-Gombert, lancé en 1989 sur 180 ha et où se concentrent environ 3 000 emplois et plus de 3 000 étudiants des laboratoires et des activités de technologie avancée: Institut méditerranéen de technologie, Uniméca (Centre interuniversitaire de mécanique et de technologie mécanique, Irphe (Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre, interuniversitaire), Cmi (Centre de Mathématique et d'Informatique), École centrale de Marseille (Ecml) et École polytechnique universitaire de Marseille (Polytech'Marseille) dont l'Iusti (Institut universitaire des systèmes thermiques industriels) qui relève des filières Génie civil et Mécanique et énergétique et le Lsis (Laboratoire des sciences de l'information et des systèmes) dans la filière Génie Industriel. Le laboratoire vétérinaire départemental s'y est établi, les installations d'astrophysique et astronomie de Marseille s'y regroupent. Plusieurs hôtels technologiques s'offrent, dont Technoptic, le pôle étant la tête du pôle de compétitivité Photonique-Systèmes complexes d'Optique et d'Imagerie.

Les quartiers des Mourets, de Palama et des Médecins se partagent les hauts de la chaîne de l'Étoile, où la commune de Marseille culmine à 651 m à la Grande Étoile. Les reliefs offrent les grottes Loubière, le vallon de l'Agneau, le château de Palama avec centre équestre; des efforts sont engagés en vue de la restauration et de la conservation de paysages de restanques, à la limite du 14e arrondissement. Le village de Château-Gombert conserve quelque personnalité et organise un festival annuel international de folklore. Non loin sont le parc et le théâtre Athéna, le musée du Terroir marseillais, un terminus du métro et le dépôt des bus.

L'arrondissement aurait 84 400 hab. en 2005 (estimations), ce qui en fait le plus peuplé de la ville. Il abrite 6 collèges publics et 2 privés, un lycée public et 4 privés dont 2 professionnels; bureaux Axa-Iard (370 sal.) et Axa-Vie (110 sal.), ingénierie Cybernetix (130 sal.), informatique Bull (120 sal.), Habitat Marseille Provence (150 sal.); hypermarché Casino (180 sal.), négoce de fournitures industrielles Frans Bonhomme (250 sal.); fabrique de vêtements Hom (210 sal.); nettoyage Onet (250 sal.). Marseille-13 comporte deux «zones urbaines sensibles»: la Malpassé-Saint-Jérôme au sud-ouest, Rose-Frais Vallon-Petit Séminaire un peu plus à l'est, qui déborde sur le 12e arrondissement.

Marseille-14 est donné pour 61 000 hab. en 2005 (estimations), contre 56 800 en 1999; son territoire s'étire dans le sens SSO-NNE, de la rocade des boulevards qui bordent le 3e arrondissement jusqu'à la limite de Septèmes-les-Vallons. Les quatre quartiers du Canet, Bon Secours, Saint-Barthélemy et des Arnavaux sont les plus méridionaux et les plus proches du centre-ville. L'autoroute A 7, et la grande rocade de la N 547 qui la croise, les divisent et mettent à part le Canet, à l'ouest, et sa gare de triage; les Arnavaux ont reçu le marché d'intérêt national de Marseille; au Vert Parc, un centre commercial et une bibliothèque se sont installés en travers de la rocade de l'avenue Salvador Allende.

Les trois autres quartiers, étirés du sud au nord, sont Saint-Joseph, Sainte-Marthe et Merlan. Ce dernier est équipé par les deux bassins de retenue du Merlan au sud, alimenté par le canal de Marseille, et du Vallon Dol au nord (3 Mm3), plus récent et qui est alimenté par une branche du canal de Provence, pour l'approvisionnement de la ville en eau. Le grand lotissement de la Batarelle couronne les hauteurs proches du Vallon Dol; un projet de Conservatoire des Restanques, avec jardin et verger méditerranéens, a du mal à s'y imposer. Le Canet, Saint-Barthélemy-Arnavaux et la partie la plus ancienne et la plus peuplée de Sainte-Marthe, dont les blocs d'immeubles de la Simiane, forment une «zone urbaine sensible», qui déborde sur le 15e arrondissement aux Quatre Chemins et a reçu un statut de zone franche urbaine sur 414 ha. Le camp de Sainte-Marthe, près du marché-gare, a longtemps hébergé alternativement des troupes et des réfugiés.

L'arrondissement est avec le 13e et le 15e l'un de ceux qui ont le plus de logements sociaux, où les logements sont les moins chers et où le nombre de médecins spécialistes est le plus réduit. Il a 6 collèges publics et 2 privés, un lycée privé et un lycée professionnel public, l'École nationale de police et quelques industries dont les principales sont la confiserie Haribo Ricqlès Zan (420 sal.) et les emballages en bois Art Emballages (120 sal.), hypermarché Carrefour (560 sal.), distribution pharmaceutique OCP (260 sal.) négoce de matériaux Comasud (160 sal.), gardiennages Loomis (150 sal.) et Group 4 Falck Securicor (120 sal.), nettoyage Nera (100 sal.), traitement de déchets Onyx (110 sal.).

Marseille-15 (74 900 hab. en 1999, 74 700 estimés en 2005) dessine un triangle nord-sud, dont la pointe méridionale se termine au boulevard de Lesseps en arrière du port dans le quartier des Crottes. Suit au nord le quartier de la Cabucelle, où sont le parc Billoux et les anciens abattoirs, transformés en centre culturel. Juste au nord, le quartier de la Calade va jusqu'aux quais du port d'Arenc où sont la darse sud et le bassin Mirabe, les formes de radoub et les chantiers de réparation navale, ainsi que la base sous-marine. Cet ensemble proche du port est resté un quartier populaire.

L'arrondissement s'élargit vers l'est dans les quartiers Saint-Louis et la Delorme, dépassant à l'est l'autoroute A 7. La grande zone industrielle de la Delorme touche à l'ouest à la Cabucelle, où subsiste une sucrerie. Plus au nord succèdent les quartiers de la Viste, des Aygalades et Borel. Une grande «zone urbaine sensible» englobe les Aygalades, la Viste et Consolat, où sont de nombreuses barres d'immeubles. Borel et la Savine ont des paysages plus aérés, sur les hauteurs qui montent vers l'Étoile par le vallon de la Mure.

Les quartiers les plus septentrionaux, limitrophes de Septèmes-les-Vallons et des Pennes-Mirabeau, sont ceux de Verduron, Saint-Antoine et Notre-Dame-Limite. Côté ouest, l'ancienne vaste carrière des Tuileries a été réaménagée et accueille entre la Viste et Verduron le gigantesque centre commercial du Grand Littoral, autouur d'un hypermarché Carrefour (610 sal.). Ce secteur septentrional inclut la grande «zone urbaine sensible» dite Nord-Littoral, partagée avec Marseille-16 et qui associe les cités d'habitation de Plan d'Aou, la Bricarde, la Castellanne, le Vallon et Mourepiane; elle a obtenu un statut de zone franche urbaine.

Au-dessus sur le relief, les collines de Verduron se sont couvertes de villas. Une autre «zone urbaine sensible» est délimitée au nord-est sous le nom de Saint-Antoine Est (la Savine, Notre-Dame-Limite). L'A 7, la N 8, la voie ferrée vers Gardanne et Aix et même le canal de Marseille jouent avec le relief par cette entrée naturelle du nord de la ville; gros échangeur routier, hôpital Nord de Marseille avec une faculté de médecine et centre psychothérapique des Bourrély.

L'arrondissement comprend 6 collèges publics et 2 privés, 3 lycées publics dont un professionnel, 3 lycées professionnels privés. Les principaux établissements privés sont l'imprimerie de journaux La Provence (440 sal.), la sucrerie Saint-Louis (280 sal.), une usine de Gaz de France (200 sal.), la manutention portuaire Marseille Manutention (200 sal.), les traitements de surface Protec Métaux d'Arenc (140 sal.); installations électriques Snef (1 100 sal.), réseaux et canalisations Guigues (120 sal.), distribution pharmaceutique Alliance Santé (120 sal.), travail temporaire Vediorbis (370 sal.) et Manpower (100 sal.), gardiennage Brinks (180 sal.), nettoyages La Rayonnante (270 sal.) et DSN (170 sal.) publicité Eurosud (100 sal.).

Marseille-16 occupe l'angle nord-ouest de la commune de Marseille, limitrophe des Pennes-Mirabeau et du Rove. Il est traversé par l'autoroute du Littoral (A 55) et la voie ferrée principale, qui y accueille la ligne à grande vitesse et qui bifurque au nord-ouest en direction, soit de Miramas par le tunnel du Rove, soit de Lavéra et Fos par le littoral méridional de l'Estaque. Tout en faisant partie du Marseille populaire et d e auche dans sa moyenne, il est assez diversifié et comporte des quartiers et des communautés assez distincts.

Le quartier le plus méridional est Saint-André, bordé à l'ouest par l'avant-port Nord et le vaste terminal à conteneurs du port de Marseille. Suit au nord le quartier Saint-Henri, qui inclut l'ancien village de Mourepiane et se prolonge par divers bassins et formes de radoub; il est inclus pour l'essentiel dans la «zone urbaine sensible» et zone franche urbaine Nord-Littoral (secteurs du Vallon et de Mourepiane). Puis le quartier de l'Estaque, où commence le long du littoral le canal de Marseille au Rhône, propose le port de pêche de Saumaty et les aménagements de son port de plaisance; l'Estaque et Saumaty forment une «zone urbaine sensible».

Le quartier extrême est celui de Riaux, appuyé sur la commune du Rove; il comprend les sorties des tunnels ferroviaire et fluvial du Rove, les ports de la Lave et de Corbières avec une base nautique et une plage, et le parc de Corbières. De grandes carrières entament les rochers calcaires au-dessus de Riaux et plus haut à la Nerthe, dans le vallon de Riaux, où l'une d'elles est occupée par un lac.

L'arrondissement a 2 collèges publics, un lycée professionnel public et 2 privés. Il accueille les appareils téléphoniques Nextiraone (150 sal.), la réparation navale Union Naval Marseille (110 sal.), les installations électriques Forclum (220 sal.), les travaux publics Eiffage (120 sal.); transports DHL (170 sal.) et Graveleau (130 sal.), gardiennage Phocéenne d'Intervention (220 sal.) et Etic (170 sal.), bureaux de gestion Neuf Center (350 sal.) et assurances AON (180 sal.). Il est le moins peuplé de la commune, avec 16 500 hab. en 1999 et 17 400 hab. en 2005 (estimations).