Canton de Bretteville-sur-Laize

Bretteville-sur-Laize

1 580 hab. (Brettevillais), 968 ha, chef-lieu de canton du Calvados dans l’arrondissement de Caen, 16 km au sud de la préfecture. Le bourg est à la bordure occidentale de la campagne de Caen tout près de la grande forêt de Cinglais. Le centre villageois est au fond de la vallée de la Laize; halle du 18e s., château des Riffets avec bois, parc du château de la Gournerie (site classé), château de la Bijude (1824), collège public du Cingal. La commune s'est agrandie en 1856 en absorbant Quilly, dont l'église (11e-12e et 13e-14e s.), un peu au nord dans un vallon, est classée, et qui conserve un manoir classé des 16e-17e s. La population communale a augmenté entre 1950 et 1962 (de 900 à 1 250 hab.) et varié depuis, plutôt à la hausse modérée (+60 hab. de 1999 à 2008).

Le canton a 14 300 hab. (12 800 en 1999), 29 communes, 23 985 ha dont 3 388 de bois et s’étend d’ouest en est; il est traversé par la grande route de Caen à Alençon et Le Mans (N 158) et par une ancienne voie romaine dite Chemin Haussé; le tiers occidental est dans les collines du Cinglais, jusqu’à la vallée de l’Orne; le reste traverse la plaine de Caen jusqu’au-delà de la vallée du Laison, affluent de la Dives. Tout à l’ouest au bord de l’Orne, Grimbosq (280 Grimbosquais, 863 ha dont 509 de bois), 12 km à l’ouest de Bretteville et 20 km SSO de Caen, a une forêt de 475 ha qui appartient à la ville de Caen, avec parc animalier et arboretum, très fréquentés par les Caennais.

Les Moutiers-en-Cinglais (490 Moustériens dont 70 à part), commune d’habitat dispersé au sud de la précédente (11 km OSO du chef-lieu) et touchant à la vallée de l’Orne, a une maison familiale rurale et une scierie (Tranchant, 35 sal.); châteaux Cinglais et de Villeray, proches et tous deux du 18e s., à l'extrémité occidentale de la forêt; la population, qui n'était guère que de 220 hab. au milieu du 20e s. (mais 480 un siècle avant) s'est augmentée de 60 hab. entre 1999 et 2008.

Le finage de Saint-Laurent-de-Condel (530 Laurentais, 1 231 ha dont 767 de bois) dont le village est à 8 km OSO de Bretteville, et qui avait absorbé Acre dans les années 1790, contient une grande partie de la forêt de Cinglais, avec le château Saint-Hubert; la commune a gagné 80 hab. entre 1999 et 2008. Vers le nord, Boulon (590 Boulonnais, 1 496 ha dont 640 de bois) est un village-rue doublé par les deux hameaux des Rues et du Hutray et son finage contient une partie de la forêt. Fresney-le-Puceux (660 Fresnois, 965 ha), la commune la plus septentrionale du canton, est traversée par la vallée sinueuse de la Laize; menhir de la Pierre Tournante, château classé des 16e-17e s., anciens moulins, carrière de la Roche-Blain (40 sal.).

Au sud de la forêt de Cinglais, Barbery (670 Barbérigeois, 860 ha), 5 km SSO de Bretteville, conserve des restes d’une ancienne abbaye cistercienne de 1140 et a eu une fromagerie, sacrifiée par le groupe Lactalis; la population de la commune s'est accrue de 140 hab. entre 1999 et 2008. Un peu vers l’est à 7 km SSE de Bretteville, Saint-Germain-le-Vasson (940 Vassonnais, 941 ha dont 150 de bois) est juste au bord de la Campagne de Caen; la Laize s’encaisse dans le relief boisé, où subsiste le menhir de la Roche Piquée; clocher inscrit du 14e s.

Cintheaux (190 Cintheauxiens, 758 ha), 3 km ENE du chef-lieu, a une église romane classée (12e et 18e s.), des restes d'un manoir des cisterciens de l'abbaye de Barbery (12e et 18e s.) et un cimetière militaie canadien; transports Quesnel (30 sal.). Gouvix (840 hab., 518 ha dont 124 de bois), 3 km au SE de Bretteville au bord de la plaine de Caen, s’orne du grand château d’Outrelaise (16e et 18e s.) avec parc, et d’une église du 13e s. Urville (470 Urvillais, 602 ha), toute proche au sud, a des vestiges d'un château fort du 11e s. et un manoir (inscrit) du 14e s.

Grainville-Langannerie (660 Grainvillais, 532 ha), 6 km au SE du chef-lieu et longée par la voie rapide (N 158) de Caen à Falaise, a gagné 130 hab. de 1999 à 2008; la commune est issue d'une fusion des années 1790 mais n'a pris son nom actuel qu'en 1839; ancienne église du 12e s., carrière à chaux Sicab-Carmeuse (20 sal.). Sa voisine Bretteville-le-Rabet (260 Rabellois, 453 ha), de l'autre côté de la voie rapide, a des restes d'un château de templiers (13e et 19e s.) et une église inscrite du 12e s.

Saint-Sylvain (1 210 Saint-Sylvannais, 1 348 ha) est le plus gros village à l’est du canton au milieu de la Campagne de Caen, et à la source de la Muance; il est le siège de la communauté de communes du Cingal, qui réunit 14 communes et 7 800 hab., et a gagné 220 hab. de 1999 à 2008. Fierville-Bray (480 Fiervillais, 1 266 ha), juste au nord-est sur la Muance, a un château du 19e s. au village et un château du 18e s. avec parc à Bray-la-Campagne en aval; la commune a reçu en 2009 un parc de 6 éoliennes (12 MW), plus deux autres champs de 4 machines chacun, soit au total une puissance de 28 MW. D'abord Fierville-la-Campagne, elle a absorbé en 1859 la commune de Cinq-Autels, au nord de l'autre côté de la Muance, puis en 1972 Bray-la-Campagne, changeant alors son nom; elle a gagné 40 hab. depuis 1999.

Tout à l’est au bord du Laison, Vieux-Fumé (410 Fuméens, 669 ha) a intégré en 1831 sa voisine Quatre-Puits, au nord-ouest, et s'orne du château classé du Mesnil d'O (18e s., avec parc); sa population s'est accrue de 70 hab. entre 1999 et 2008. De l'autre côté de la vallée à l'est, Magny-la-Campagne (560 Magnésiens, 626 ha), qui a gagné 80 hab. dans le même temps, estproche de Mézidon-Canon et de Saint-Pierre-sur-Dives. Ayant absorbé la commune de Vaux-la-Campagne en 1811, elle contient ainsi le château de Vaux (18e s., avec parc) au bord du Laison. Sa voisine Condé-sur-Ifs (440 Condéens, 1 134 ha), à 16 km du chef-lieu (26 km SE de Caen) conserve des restes préhistoriques (menhir de la Pierre Cornue, tumulus néolithique de la Butte du Hu) et une église classée (12e-13e s.); sa population s'est accrue de 90 hab. après 1999.

Un peu en amont au sud-est du canton, se succèdent trois villages dans la vallée du Laison. Maizières (450 Macériens, 715 ha) s'orne d'une église classée du 13e s., du manoir d'Asseville (16e s.), des châteaux de Frossard (17e et 19e s.) et de Val Hébert (18e s.); elle a gagné 120 hab. de 1999 à 2008. Rouvres (220 hab., 887 ha dont 200 de bois) a un haut et fin clocher classé (12e au 14e s.) et un beau manoir dit Logis de Rouvres (17e s.). Ouilly-le-Tesson (540 Tessonais, 1 200 ha) se distingue par le grand château d'Assy (16e et 18e s.) au bord du Loison et s'est accrue de 50 hab. depuis 1999.