Canton de Creully

Creully

1 590 hab. (Creullois), 856 ha, chef-lieu de canton du Calvados dans l’arrondissement de Caen, 19 km au NO de Caen au bord de la Seulles; château fort ancien (13e et 15e s.) avec musée du Débarquement; le château de Creullet, classé des 14e au 19e s. avec parc, servit de poste de commandement au maréchal Montgomery en juin 1944 et abrite un musée de la radio; festival de la dentelle. La commune a quelques ateliers: produits de régime Nestlé Clinical Nutrition (160 sal.) avec laboratoire de recherche, conserves Les Champignons de Normandie (45 sal.), équipements pour automobiles de la Métallerie Bayeusienne (40 sal.); négoce coopératif de fruits et légumes Creully Service (55 sal.); un collège, maison de retraite (25 sal.). La population augmente régulièrement depuis les années 1930 où elle était de 530 hab.; elle s'est accrue de 150 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 19 900 hab. (18 500 en 1999), 25 communes, 13 194 ha dont 319 de bois; il occupe tout l’espace entre les agglomérations de Caen et de Bayeux et atteint la mer à Courseulles-sur-Mer. À 2 km au SO de Creully, Saint-Gabriel-Brécy (360 Saint-Gabriélois, dont 110 à part, 744 ha) s’orne d'une ancienne église classée du 13e s., du château de Brécy (gros portail du 17e s. et jardins en terrasses) et d’un beau prieuré des 11e-13e s. avec tour et jardin, qui abrite un Centre d’enseignement et de formation professionnelle horticole (privé). La commune vient d'une fusion de 1964; Brécy, au sud, n'avait alors que 30 hab.; auparavant, Saint-Gabriel avait absorbé Fresné-le-Crotteur en 1827.

La petite Rucqueville (130 Rucquevillais, 263 ha), 7 km au sud-ouest de Creully, a une église romane classée. Vaux-sur-Seulles (300 Vaussois, 656 ha), dans la vallée de la Seulles 11 km OSO de Creulles, a une église inscrite du 12e s., et les châteaux de Vaussieux (18e s.) au nord, Vaux et la Hazerie à l'ouest, des traces d'anciennes carrières au nord-ouest; Vaussieux est une ancienne commune, absorbée en 1827.

À 3 km au SO de Creully, à Lantheuil (680 Lantheuillais, 442 ha), se montre le grand château de Manneville, du 17e s., qui fut à la famille de Turgot. Amblie (270 Ambliais, 582 ha), 4 km ENE du chef-lieu au confluent de la Seulles et de son affluent de droite la Thue, se distingue par son église classée du 13e s. à beau portail et le château des Planches (18e s.); anciennes carrières de pierre d'Orival à l'ouest de la commune. Le Fresne-Camilly (850 hab., 706 ha) 6 km ESE de Creully, a deux églises classées, dont une au hameau du Cainet au sud-ouest, ancienne commune intégrée en 1835, et le château de Camilly (17e s.); elle a gagné 50 hab. après 1999. L'église de Secqueville-en-Bessin (360 Secquevillais, 716 ha), 7 km au sud de Creully, est également classée.

Plus connu est à Fontaine-Henry (480 Fontenois, 581 ha), 7 km ESE de Creully dans la vallée de la Mue, affluent de la Seulles, 15 km au NO de Caen, le superbe château renaissance aux toits vertigineux, l’un des hauts lieux de l’architecture en Normandie (13e au 17e s.); fêtes florales et gastronomiques en octobre. La commune s'était agrandie en 1827 par l'intégration de Moulineaux. Reviers (570 hab., 438 ha), en aval de Fontaine-Henry sur la Mue, se distingue par le menhir de la Pierre Debout, une chapelle, et accueille un cimetière canadien; elle héberge le siège de la communauté de communes d’Orival, qui rassemble 15 communes et 6 700 hab. Fontaine-Henry a perdu 40 hab. de 1999 à 2008 tandis que Reviers en a gagné 90.

Bény-sur-Mer (330 Bénitiens, 665 ha), qui en vérité n'est pas «sur mer», mais à 6 km du rivage et dont le territoire en est séparé par ceux de Courseulles-sur-Mer et Bernières-sur-Mer, a un château du 17e s., le menhir de la Demoiselle de Bracqueville au sud, et un haut clocher classé.

Au sud-est du canton, trois autres villages s'échelonnent dans la vallée de la Mue. Thaon (1 510 Thaonnais, 830 ha), juste au sud de Fontaine-Henry, a une ancienne église classée des 11e et 12e s. au nord (la Vallée), et un château du 17e s. avec parc; centre de vacances de l'UNCMT (Un ion normande des centres maritimes et historiques). Elle n'avait pas 400 hab. dans les années 1930 et croît depuis; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2008. Cairon (1 620 Caironnais, 591 ha), en amont, s'illustre par une église du 12e s. (inscrite), un colombier du 16e s. et le menhir de la Pierre Tourneresse près de Cairon-le-Vieux, qui est sur le plateau; elle héberge une société de logiciels IN Concept (20 sal.) et les constructions Jeanne (25 sal.).

Lasson (600 Lassonnais, 402 ha), sur la rive gauche de la Mue juste en amont, à 12 km SE de Creully, a un beau château des 14e et 17e s;, une église inscrite du 14e s.; sa population, qui n'était que de 210 hab. en 1062, s'est encore accrue d'une centaine d'habitants après 1999. Rosel (540 Roselois, 390 ha) fait face à Lasson sur la rive droite; clocher classé (12e au 15e s.), manoir de Grugy (inscrit); son finage touche au sud-est à ceux d'Authie et Saint-Contest, banlieues de Caen.

Plus à l'est, le canton contient encore plusieurs communes de la Campagne de Caen, proches de la grande agglomération. Cambes-en-Plaine (1 490 Cambais, 325 ha) est la plus proche de Caen; la mention «en Plaine» date de 1937. Villons-les-Buissons (710 Villonnais, 376 ha) la flanque à l'ouest; elle associe deux anciens villages depuis les années 1790. Anisy (690 Anisiens, 419 ha) est un peu au nord. Anguerny (830 Agernynois, 285 ha), plus au nord, proche de Fontaine-Henry et de Douvres-la-Délivrance, s'orne d'un clocher classé du 11e s. Villons, qui n’avait que 140 hab. en 1962, a gagné 140 hab. de 1999 à 2008, et Anguerny (260 hab. en 1962) une centaine. Cambes avait 300 hab. en 1962, Cairon 400, Rosel 250 et leur croissance, liée à l'expansion de l'habitat caennais, a été forte jusque dans les années 1990, mais leurs populations sont restées à peu près stables dans les années récentes.


Courseulles-sur-Mer

4 230 hab. (Courseullais), 792 ha, commune du Calvados dans le canton de Creully, 18 km au NNO de Caen, à l'embouchure de la Seulles (rive droite). Port de pêche et de plaisance à l'extrémité occidentale de la Côte de Nacre prise au sens restreint, Courseulles est réputée pour son ostréiculture (affinage), bien qu'elle ne dispose que d'un étroit front de mer, de moins de 2 km, entre les plages de débarquement de Juno Beach à l'est et Gold Beach à l'ouest.

La commune affiche école de voile, musée-maison de la Mer, avec collection de coquillages et aquarium, musée du Vieux Courseulles, musée historique et des dentelles. La commune a aussi un centre-mémorial canadien Juno Beach, ouvert en 2003; centre de soins pour enfants, maison de retraite (40 sal.); collège public; imprimerie de chèques Oberthur (70 sal.), maçonnerie Paul Marie (35 sal.), supermarché Carrefour (130 sal.), négoce de matériaux Point P (30 sal.), restaurant La Crémaillère (40 sal.).

Au total, la commune enregistre 2 800 résidences secondaires (55% des logements) et offre un camping de luxe (380 places), six hôtels (une centaine de chambres). Trois ports sont équipés, dont un sur la Seulle, offrant ensemble 750 places. Le secteur ostréicole de la Côte de Nacre, de Courseulles à Asnelles, est le plus discret de la région (800 t/an). La commune est devenue «sur Mer» en 1957; elle avait alors 1 600 hab., et croît depuis: elle a gagné 310 hab. de 1999 à 2008. Elle est le siège de la communauté de communes Bessin-Seulles-Mer (BSM), qui associe 11 communes (9 100 hab.).