Canton de la Rochefoucauld

Rochefoucauld (La)

3 320 hab. (Rupificaldiens), 721 ha, chef-lieu de canton du département de la Charente dans l'arrondissement d'Angoulême, 22 km au NE de la préfecture, au bord de la Tardoire sur la N 141 et la voie ferrée vers Limoges. La ville est surtout connue par son superbe château renaissance qui évoque les grands châteaux de la Loire, avec un donjon de 35 m, des tours d'angle rondes, façade et ailes du 16e s. Le bourg a des maisons à colombage et des hôtels bourgeois des 17e et 18e s., un beau cloître du 14e s. issu du couvent des carmes et assorti d'un musée de préhistoire; plus une église gothique, ancienne collégiale des 13e et 19e s.; et un musée de l'Hôpital dans un ancien temple protestant, riche de collections de faïences tirées de l'apothicairerie.

La Rochefoucauld a un collège public et un privé, un hôpital public. L'industrie textile, qui avait marqué les activités du bourg, a bien décliné; de l'ancienne société Chaignaud devenue Silac, qui employait encore près d'un millier de personnes vers 1995, n'était sortie en 2004 que Simtex, qui fabriquait des pièces non tissées et appartenait au groupe Mécaplast de Monaco, mais qui a rapidement fermé; Silac signale encore 45 salariés. Le reste se limite à de petits ateliers et à des négoces; transports par cars Vriet (25 sal.). La Rochefoucauld est le siège de la communauté de communes de Bandiat-Tardoire (14 communes, 14 100 hab.). La population communale a culminé à 3 800 hab. (sdc) en 1968 et diminue depuis (-60 hab. de 1999 à 2008).

Le canton est au contraire en croissance dans toutes ses communes; il a 18 800 hab. (16 400 en 1999), 16 communes, 27 770 ha dont 8 159 de bois. Il est traversé du sud au nord par les vallées convergentes du Bandiat et de la Tardoire, et barré à l’ouest par la forêt de Braconne. Entièrement situé dans le bassin sédimentaire qui borde le Limousin, il est marqué par l’existence d’un karst dans les épais calcaires jurassiques, qui en font une sorte de causse où se perdent les rivières et où les circulations souterraines sont intenses. Taponnat-Fleurignac (1 490 1 250 Taponnacois 2 149 ha dont 498 de bois), 5 km au NE du chef-lieu sur la route de Limoges (N 141) et la voie ferrée, a une gare, et une maison familiale rurale; le finage a plusieurs gouffres et grottes; la fusion des deux communes date de 1845; la population croît depuis la guerre (780 hab. en 1954) et a augmenté de 240 hab. entre 1999 et 2008.

À l’extrémité orientale du canton, Yvrac-et-Malleyrand (540 Yvracois, 1 890 ha dont 350 de bois), 7 km à l’est du chef-lieu, s’orne au village de Malleyrand d’une chapelle des templiers, du 12e s., avec un clocher à arcade; elle a gagné 60 hab. depuis 1999. Dans la vallée de la Tardoire en amont, Vilhonneur (340 Vilhonnorois, 936 ha dont 248 de bois), 7 km SSE de La Rochefoucauld, a des grottes et la Tardoire, franchissable sur un gué de pierres, perd une partie de son débit; le moulin restauré de Rochebertier est un exemple rare de moulin consacré à la taille des pierres par câble; restes d’un donjon. Vilhonneur était le siège de la communauté de communes du Val de Tardoire (5 communes, 1 900 hab.), la plus petite du département et même de toute la région, qui a été dissoute en 2007; la commune a gagné 50 hab. depuis 1999.

Rancogne (390 hab., 1 252 ha dont 484 de bois), 3 km en aval, s'est également accrue de 50 hab.; elle a un gros château renaissance à donjon roman, et un beau pigeonnier; le moulin restauré de la Forge sert de musée et produit de l’huile de noix et de la farine de maïs; grottes. Dans la vallée du Bandiat au sud du canton, Chazelles (1 550 Chazellois, 2 580 ha dont 666 de bois), 12 km SSO de La Rochefoucauld, inclut à l’ouest les grottes de Quéroy, dont les concrétions se visitent en 800 m de galeries; la société Chinvest (Dargemont) y travaille la pierre, notamment pour des cheminées (marque Cheminées de Chazelles, 130 sal.); papeterie-cartonnerie Packart du groupe Nord-Est Emballages (Packetis, 190 sal.); appareils sanitaires en acrylique Sucal (20 sal.). La population de Chazelles augmente depuis 1950, où elle était inférieure à 1 000 hab.; elle s'est accrue de 130 hab. après 1999.

Pranzac (910 Pranzacais, 1 506 ha dont 511 de bois), 3 km en aval de Chazelles, a gavgné 100 hab. depuis 1999; la commune a plusieurs attraits: une église romane, une lanterne des morts de 7 m, les tours ruinées d’un château du 15e s., et à l’ouest de la commune plusieurs puits karstiques, la Fosse Ronde et la Fosse de l’Ermitage; le village organise à Pâques une foire aux vins et aux fromages; carrières de pierre d’ornement de Luget-Vilhonneur (40 sal.). Saint-Projet-Saint-Constant (1 200 Saint-Priestins) dont 70 à part, 1 694 ha dont 818 de bois), 3 km à l’ouest du chef-lieu sur la route d’Angoulême, accueille une maison familiale rurale; l’usine Polytex (90 sal.) issue du groupe textile Chaignaud, passée au groupe monégasque Mécaplast, a fermé avec Simtex au chef-lieu; télécommunications Scopelec (20 sal., coopérative de production); château du Puy-Vidal, moulin classé de Roumagne et forêt de Braconne à l’ouest. La commune a 260 hab. de plus qu'en 1999; elle est issue d'une fusion de communes de 1845.

Au nord de La Rochefoucauld, Bandiat et Tardoire se rapprochent, mais leurs eaux se perdent dans le calcaire, dans la commune paradoxalement nommée Rivières (1 900 Riviérois, 2 154 ha dont 541 de bois), 3 km au NO du chef-lieu; des gouffres jalonnent leur cours à sec. La commune de Rivières est le siège de la firme de chaussures Rondinaud, passée de 400 personnes en 2005 à 140 en 2011; chaudronnerie Soumagne (30 sal.), supermarché Leclerc (160 sal.), supermarché Casino (20 sal.). Rivières est en nette croissance depuis le minimum des années 1900-1950 vers 830 hab., et a encore gagné 130 hab. de 1999 à 2008.

Juste au nord, les vallées sèches se réunissent à Agris (830 Agritois, 1 874 ha dont 841 de bois), dont la commune englobe à l’ouest une large part de la forêt de Braconne, au sein de laquelle s’ouvrent les larges puits de la Fosse Mobile (50 m de profondeur) et de la Grande Fosse (55 m, et un diamètre de 250 m), dont l’approche est déconseillée; boyauderie Varliaud (25 sal.). Plus en aval, La Rochette (560 Rocheteaux, 1 099 ha dont 324 de bois) est au bord de la vallée sèche, où s’ouvre un autre gouffre; l’église romane du 12e s., couverte de lauzes, a de beaux tympans. Agris a gagné 100 hab. depuis 1999, La Rochette 110 (un quart).

Coulgens (510 hab., 1 170 ha), 11 km au NO du chef-lieu, est juste en aval dans un site comparable, et dotée d’une église à chapiteaux ornés et peintures murales des 14e-15e s. Elle a 110 hab. de plus qu'en 1999. Dans la même commune, le hameau de Sigogne, 2 km en aval également sur le bord occidental de la vallée sèche, a aussi ses gouffres, et un château féodal ruiné. C’est seulement 6 km en aval, à Saint-Ciers, que la Tardoire asséchée reçoit un peu d’eau, mais de la Bonnieure. À l’extrémité du canton de l’autre côté de la Braconne, Brie est déjà dans le périurbain angoumois.


Brie

3 850 hab. (Briauds) dont 95 à part, 3 405 ha dont 1 024 de bois, commune du département de la Charente dans le canton de La Rochefoucauld, 13 km NNE d'Angoulême, juste au-delà de l'aérodrome d'Angoulême, qui empiète un peu sur la commune. Celle-ci s'étend largement à l'est dans la forêt de Braconne, où a été édifié le monument des fusillés - 16 résistants exécutés par les Allemands en 1943; vaste champ de tir dans la forêt.

Brie a quelques ateliers, dont les plastiques TPSO (25 sal.); réseaux électriques Sdel Charentes Énergie (30 sal.). Elle abrite le 515e RT (régiment du train), fort d'environ 1 000 personnes, qui dispose à l’est de la commune du camp et du grand champ de tir de la Braconne. La population communale était de 1 000 hab. en 1968 (contre 2 100 en 1851) et augmente depuis; elle s'est accrue de 400 hab. entre 1999 et 2008.