Canton de Cozes

Cozes

1 970 hab. (Cozillons), 1 656 ha, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime dans l’arrondissement de Saintes, 17 km ESE de Royan, sur la route et la voie ferrée de Bordeaux, à 8 km de l’estuaire; un collège public et un privé, quelques petites entreprises dont les travaux publics Albert (25 sal.) et les ambulances Fauconnet (30 sal.), un supermarché Carrefour (30 sal.) et maison de retraite; église romane restaurée à tour-porche. La population communale augmente depuis le creux des années 1930 vers 1 300 hab.; elle s'est accrue de 100 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 11 700 hab. (10 200 en 1999), 14 communes, 20 055 ha dont 1 932 de bois; il accompagne sur 25 km la rive droite de la Gironde et inclut au nord la station balnéaire de Meschers-sur-Gironde. Ses paysages sont assez aérés et viticoles — on évoque volontiers la «champagne de Cozes». Semussac (1 960 Semussacais, 2 485 ha), 7 km ONO de Cozes sur la route de Royan, est flanquée au nord par le château de Didonne, du 18e s., issu de l’ancienne seigneurie locale dont le nom et un autre site sont conservés dans la commune voisine de Saint-Georges-de-Didonne; chai de cognac, musée agricole, parc et arboretum de 5 ha au château, qui appartient au groupe Uni-Cognac; production de melons. La population a sensiblement augmenté, surtout après 1970: elle était de 700 hab. dans les années 1930, 900 en 1970; elle s'est accrue de 520 hab. entre 1999 et 2008, soit +36%.

Talmont-sur-Gironde (80 Talmonais, 444 ha), sur la rive à 8 km SO de Cozes, est un des «plus beaux villages de France» et «village de charme», connu pour sa très belle petite église romane, d’origine bénédictine, perchée sur un rocher menacé par les eaux. Le petit village, nommé Talmont tout court jusqu’en 1996, est une création du 13e s., qui a conservé quelques restes de remparts; ses ruelles donnent sur une petite conche abritée; musée historique du site.

Barzan (460 Barzanais, 807 ha dont 143 de vignes), 4 km au SE de Talmont, dispose d’une plage (Chant-Dorat) et d’une corniche rocheuse; au NO du village non loin de Talmont, le site archéologique du Fâ vient de la cité romaine Novioregum; le nom vient d’un fanum (temple) romain; théâtre antique au pied d’un moulin, thermes, fondations d’une grande villa, musée archéologique; deux maisons de retraite (25 sal. chacune). Un peu au SE de Barzan, Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet (610 Chenacais, 2 023 ha dont 288 de bois) associe depuis une fusion de 1965 le village de Chenac à l’intérieur des terres, et Saint-Seurin-d’Uzet sur le rivage; la commune marque plus nettement que Barzan le début du vignoble de rive droite de la Gironde, avec 379 ha de vignes.

Mortagne-sur-Gironde (1 050 980 Mortagnais, 1 887 ha dont 248 de bois et 235 de vignes), au sud du canton près du rivage, autre «village de charme», est précédé de polders, laissant place toutefois à un port de plaisance de 205 places; un ermitage monolithe daterait du 2e siècle. Mortagne a gagné 70 hab. de 1999 à 2008 la mention «sur Gironde» est de 1895. Brie-sous-Mortagne (260 Briauds, 722 ha), 4 km au NE de Mortagne et 14 km au SE de Cozes sur la route de Bordeaux, est une commune de l’intérieur mais abrite une fabrique de filets de pêche (Roudier, 35 sal.). Épargnes (820 Épargnais, 2 340 ha dont 377 de bois), autre commune de l’intérieur dont le village est à 6 km au SE de Cozes, cultive 439 ha de vignes; elle s'est accrue de 70 hab. depuis 1999.


Meschers-sur-Gironde

2 790 hab. (Michelais), 1 598 ha, commune de la Charente-Maritime dans le canton de Cozes, 12 km au SO du chef-lieu. Meschers est une station balnéaire, dans le prolongement même de sa voisine Saint-Georges-de-Didonne, et donc de Royan. La commune occupe une portion de côte rocheuse entre la pointe de Suzac au nord et celle de Meschers au sud, échancrée par trois conches à plages; port de plaisance de 280 places et cercle nautique à la pointe de Meschers, devant la large plage qui s’étend jusqu’à Talmont vers le sud-est.

Sous le village dans la falaise, s'ouvrent des grottes et l'habitat troglodytique de Régulus (site municipal); bois dans le prolongement de la forêt de Suzac. Le nom était Meschers simplement jusqu’en 1898. La commune avait alors à peu près 1 000 hab. et s’est abaissée à 820 vers 1930; elle a connu une croissance soutenue depuis 1950 et a gagné 510 hab. de 1999 à 2008; elle a plus de résidences secondaires (1 750) que de principales (1 450); un hôtel, douze terrains de camping (1 400 places).