Canton d'Aytré

Aytré

9 000 hab. (Aytrésiens), 1 222 ha, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime dans l’arrondissement de La Rochelle, en banlieue sud de celle-ci. La commune jouxte celle de La Rochelle sur le littoral, où elle inclut la pointe du Roux et la plage de l’anse de Godechaud. Son territoire est entrecoupé par la rocade péri-urbaine et par les voies ferrées; petits marais de la Moulinette au nord, d’Angoulins au sud. Une bonne partie de la croissance urbaine est déjà ancienne: la commune avait 2 300 hab. en 1946, contre moins de 800 au creux des années 1870, et avait bondi à 5 300 dès 1962 grâce à l’industrie, atteignant 6 900 en 1975. Après un ralentissement dans les années 1990, Aytré se serait accrue encore de 1 100 hab. de 1999 à 2008. Une petite zone urbaine sensible de 2 000 hab. a été délimitée au sud d’Aytré, dans les HLM de la résidence Pierre-Loti (ou Karine).

Aytré a reçu une partie des activités de l’agglomération rochelaise, et surtout la grande usine de matériel ferroviaire Alstom (1 150 sal.), établie sur la voie ferrée près de la côte. Outre l'ingénierie Segula Aéronautique (120 sal.), les autres principaux établissements industriels sont une laiterie Avi du groupe Senoble (240 sal.), les ateliers de plasturgie Compin Composites (120 sal.), Masters (45 sal.) et AG (20 sal.), des fabriques d’appareillages téléphoniques Systel (100 sal.) et de téléalarmes Telem (35 sal.), les métalleries TI 17 (45 sal.) et constructions métalliques Cancé (30 sal.), matériel de levage Merle (25 sal.); sérigraphie Alphasign (20 sal.). Aytré abrite également les finitions de bâtiment Vinet (85 sal.), Gadoud-Braud (25 sal.), les travaux publics Coda (40 sal.), l'aménagement d'espaces verts Ateliers de l'Aunis (atelier protégé, 30 sal.), les installations électriques SNEE (45 sal.), ECCS (25 sal.), Ceme (25 sal.) et Guilbaud (25 sal.), de froid et climatisation Benoît Samson (20 sal.); distribution de chaleur Dalkia (50 sal.), ordures Veolia (30 sal.).

Dans le secteur tertiaire apparaissent notamment les négoces de bois et matériaux BMSO (Point P, 30 sal.) et DBMA (Docks des bois et matériaux de l'Atlantique, 45 sal.), de fournitures pour animaux domestiques Chadog (35 sal.), de fournitures industrielles Sofair (30 sal.) et Tinel (20 sal.), de matériel de chantier M3 (20 sal.), un supermarché Carrefour (75 sal.); comptabilité Exco (25 sal.); plus l'informatique Prodware (20 sal.), les promotions et gestions immobilières Résidence Les Marie (380 sal.) et Delphe (50 sal.); transports TEC 17 (25 sal.), Aunis Messageries (20 sal.). Aytré a un collège public et un institut médico-éducatif, une maison de retraite (les Tamaris, 75 sal.).

Le canton a 18 600 hab. (16 900 en 1999), 3 communes, 2 667 ha; les deux autres communes sont Angoulins et Châtelaillon-Plage.


Angoulins

3 830 hab. (Angoulinois), 786 ha, commune de la Charente-Maritime dans le canton d'Aytré, juste au sud de celle-ci, à 7 km au sud de La Rochelle sur la côte. Le centre se tient à la racine de la longue pointe rocheuse du Chay; il est environné de petits marais au nord vers Aytré, au sud vers Châtelaillon, à laquelle la commune avait été réunie entre 1823 et 1896. La voie ferrée passe dans le bourg (gare), la N 137 à quatre voies à l'est. La ville a un petit port et un centre commercial avec hypermarché Carrefour (360 emplois, 9 000 m2) et Leader Price (35 sal.), d’assez nombreuses petites entreprises de distribution et de bâtiment dont la maçonnerie Pianazza (60 sal.) et la menuiserie Lapeyre (20 sal.); maison de retraite du Môle (55 sal.), trois hôtels (210 chambres), un camping (230 places), plage naturiste. La commune avait 2 000 hab. dans les années 1960, 2 900 en 1990; elle a gagné 240 hab. de 1999 à 2008.


Châtelaillon-Plage

6 200 hab. (Châtelaillonnais), 659 ha, commune de la Charente-Maritime au sud du canton d'Aytré, à 12 km SSE de La Rochelle. Le trait de côte s'établit entre le fort Saint-Jean au nord et la pointe des Boucholeurs au sud, où se tenait le Vieux Châtelaillon. La petite agglomération balnéaire, formée dès l'apparition de la voie ferrée, occupe un front de mer de 3 km, légèrement incurvé; une gare, hippodrome à l'est, des marais tout autour de la station. En mer, la pointe de Châtelaillon ou du Cornard découvre ses rochers à marée basse à plus de 3 000 m du rivage et l'estran devant Châtelaillon découvre sur 1 500 m de large. La plage a été refaite par de gros apports de sables.

La station a un collège public, un casino (groupe Émeraude, autour de la 100e place en France) associé à un centre aquatique (Palais de l'Atlantique, 50 sal.), un petit port de plaisance; centre de thalassothérapie La Rochelle-Sud (25 sal.) et hôtel Mercure (35 sal.), maison de retraite (45 sal.). Quelques ateliers s’y occupent, dont un centre d’aide par le travail, la menuiserie Sacre (40 sal.); travaux ublics Colas (45 sal.). Le village des Boucholeurs, fait de petites maisons et de cabanes, exploite 240 ha de parcs à huîtres et des milliers de bouchots.

La population de la commune est assez stable depuis un demi-siècle: elle avait dépassé 5 000 hab. avant 1960. La commune n’a été détachée d’Angoulins qu’en 1897, avec 810 habitants; elle est passée à 2 200 en 1936, 5 000 dès 1954 et n’a crû que lentement depuis, mais a ajouté 400 hab. entre 1999 et 2008. L’adjonction «Plage» à son nom date de 1928. Elle compte 1 500 résidences secondaires pour 3 300 principales: elle est autant banlieue de La Rochelle que station balnéaire. Elle a aussi 9 hôtels (310 chambres), trois campings (400 places).