Canton de Chârost

Chârost

1 000 hab., 1 097 ha; chef-lieu de canton du Cher dans l'arrondissement de Bourges, 27 km au SO de la préfecture dans la vallée de l'Arnon; restes d'une abbatiale romane du 12e s. et 15e s. (fermée), château avec donjon du 11e s.; atelier métallurgique Précitube (groupe Sandvik, matériel médical, 65 sal.). La population communale, qui avait atteint 1 700 hab. dans la seconde moitié du 19e s., est à peu près stable depuis 1920, avec une très légère tendance à la baisse depuis 1975.

Le canton a 14 100 hab., 13 communes et 30 489 ha dont 5 227 de bois; situé en Champagne berrichonne, limitrophe du département de l'Indre, il est traversé du SO au NE par une ancienne voie romaine dite Chaussée de César, qui passe par Saint-Florent-sur-Cher et se dirige vers Bourges. Son territoire atteint au NE l'autoroute A 71 et la banlieue de Bourges, où Le Subdray (840 Subdréens, 2 028 hab. dont 285 de bois), dont le curieux nom vient d'un ancien Cildriacum (patronyme Childéric), apparaît comme une banlieue de Bourges, avec des installations de l'Aérospatiale (centre d'essais) et une fabrique de systèmes de propulsion pour missiles (Roxel, 120 sal., filiale d'EADS), et une grande zone industrielle disposant d'un pôle hôtelier, un centre de recherche et de production de semences (Procosem, au néerlandais Cebeco) et un nouvel établissement de La Bovida (fournitures pour charcuteries, 150 sal.); fabrique de matériel agricole Joskin (50 sal.), chaudronnerie Labonne (35 sal.), mécanique Fic (25 sal.); bétons et enrobés (30 et 25 sal.) et travaux publics du groupe Eurovia (130 sal.); transports Exapaq (35 sal.), hôtel Novotel (30 sal.)supermarché Carrefour (70 sal.). Le Subdray vient de recevoir en 2009 au Sollier un nouveau lycée agricole public, doté de 250 ha, accueillant 750 élèves dont près de 300 internes, et formation d'adultes; il remplace l'ancien lycée situé au nord de la commune de Bourges. La population communale augmente: elle était de 300 hab. en 1954, 430 en 1982 et elle s'est accrue de 120 hab. (+17%) de 1999 à 2006.

Le canton est traversé du sud au nord par la vallée du Cher, où se trouvent les petites agglomérations industrielles de Saint-Florent-sur-Cher et Lunery. La partie nord et les confins méridionaux sont très boisés. Plou (480 Plouais, 3 321 ha dont 1 437 de bois), 5 km au nord de Chârost, dispose d'un territoire très forestier où s'étale le bois de Font-Moreau, au bout duquel sont les ruines de l'ancien château fort de ce nom. Le château de Castelnau au sud-est du village a un donjon du 15e s.

Au sud (26 km SO de Bourges), Primelles (270 hab., 2 657 ha) contient une église du 12e s. classée à fresques romanes et une partie de la forêt domaniale de Thoux; 5 km encore plus au SO, Mareuil-sur-Arnon (610 hab., 2 589 ha dont 402 de bois) a eu d'actives forges et en a hérité un étang, qui est aménagé en plan d'eau pour les loisirs et les sports de voile, avec un centre de vacances de la ville de Villeparisis; entrepôts d'Épis-Centre. Saint-Ambroix (400 hab., 3 122 ha), 7 km au sud de Chârost, est à l'endroit où la Chaussée de César traverse l'Arnon, et sur le trajet du GR 41. Civray (1 000 hab., 4 087 ha dont 490 de bois), 6 km SE de Chârost, devrait avoir le premier parc éolien du Cher, fait de 8 unités espacées le long de la Chaussée de César. La population de Civray a augmenté depuis les 810 hab. de 1982; mais elle avait dépassé 1 500 hab. au 19e s.


Saint-Florent-sur-Cher

6 900 hab. (Florentais) dont 270 à part, 2 241 ha dont 467 de bois, commune du Cher dans le canton de Chârost, 16 km au SO de Bourges, au bord du Cher. Un château avec donjon des 15e-16e siècles abrite l'hôtel de ville; le bourg s'orne d'un jardin d'agrément et du parc de l'institut Le Châtelier (19e s.), et bénéficie d'un centre culturel Louis-Aragon et de festivals; un collège public, deux instituts de rééducation, chacun de 90 places, maisons de retraite. Ancien centre de métallurgie, qui profitait de la navigation sur le Cher et a eu des hauts fourneaux, la ville reste industrielle, comptant environ 3 000 salariés du secteur secondaire dont la moitié dans la métallurgie.

L'ancienne usine Aubry-Cofimeta, vendue en 1998 à l'états-unien Oxford Automotive par le groupe Valfond, fait des pièces pour véhicules mais son emploi a été réduit à 120 salariés; une autre usine élabore des boulons et vis pour automobiles (Former, du groupe Lisi, 180 sal.). Saint-Florent abrite aussi deux fabriques d'appareils d'éclairages Comatelec (150 sal.) et Artemide-Megalit (100 sal.), une usine de découpage-emboutissage (WM, 90 sal.) et plusieurs ateliers de mécanique: Dion (50 sal.), Ixméca (40 sal.), Décolletage du Centre (25 sal.), Dardé (30 sal.), Décolletage du Berry (20 sal.), Bedu (20 sal.), Bougault (25 sal.), matériel aéraulique Spira Clim (25 sal.); plastiques pour bâtiment Bernet (60 sal.) et plâtrerie de la même société (25 sal.), constructions GBC (40 sal.) et Péradon (30 sal.), isolation Lecomte (25 sal.).

Lié aux grandes cultures berrichonnes, le Cetiom (Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains) est installé dans la ville depuis 1957; supermarchés Carrefour (80 sal.) et Super U (70 sal.), négoce de matériel agricole (Prévost, 25 sal.), transports Boudet (80 sal.) et Locaflo (40 sal.). La population communale est passée de 600 hab. au début du 19e s. à 3 400 en 1886, 4 200 en 1906; elle était de 4 600 hab. en 1954 et a crû ensuite jusqu'en 1982 (7 600 hab. sdc) puis a perdu 700 hab. jusqu'en 1999, 300 entre 1999 et 2007. Saint-Florent est la principale commune de la communauté de communes Fercher-Pays Florentais, qui réunit 7 membres et 11 100 hab. et dont le nom même fait référence à l'activité métallurgique ancienne et nouvelle.

À 3 km au sud de Saint-Florent sont le gros hameau de Rosières et l'usine d'appareils ménagers de même nom, descendue de 600 à 220 sal. en peu de temps, héritière d'une longue tradition locale puisqu'elle remonte à 1836, et qui appartient, avec Hoover, au groupe italien Candy depuis 1988; elle est associée à la société Gias, du même groupe, qui s'occupe de la gestion et des pièces détachées (110 sal.). Cet ensemble est dans la commune de Lunery (1 500 hab., 3 287 ha dont 250 de bois), dont le village est à 3 km plus au sud, également sur la rive gauche du Cher. Lunery avait dépassé 2 800 hab. en 1931 et en avait encore 2 400 hab. en 1975, mais sa population a été sensible à la forte érosion des emplois industriels et s'est abaissée de 900 hab. en moins d'une génération. La commune a un biotope naturel protégé depuis 1988 (Le Patouillet, 90 ha), notamment pour ses orchidées.